3 – Violations régulières des droits
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Bahamas

En pratique

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Un syndicat des travailleurs de l’hôtellerie interdit de mener des actions syndicales 31-03-2015

Les chaînes hôtelières Baha Mar et Meliá ont obtenu une ordonnance de la Cour suprême, le 24 décembre 2014, interdisant au syndicat Bahamas Hotel, Catering and Allied Workers Union (BHCAWU) de mener des actions syndicales. Le syndicat négociait avec la chaîne hôtelière depuis plusieurs mois au sujet des plans visant à réduire les taux de gratification, sans parvenir à un accord. L’ordonnance a privé les travailleurs de tout moyen de pression sur leur différend. Seuls les avocats de Baha Mar et de Meliá ont assisté à l’audience.
Aux termes de l’ordonnance, le syndicat ne pouvait même pas demander à ses membres de suspendre leur travail en restant chez eux. L’ordonnance interdisait au BHCAWU « d’encourager et/ou d’inciter les employés de Meliá à suspendre leur travail, à organiser un piquet de grève piquet de grève Manifestation ou défilé aux abords du lieu de travail visant à faire connaître l’existence d’un conflit social ou d’une grève, pour dissuader les autres travailleurs d’y entrer ou encourager les consommateurs à boycotter les produits de l’entreprise. Le piquet de grève secondaire désigne toute action de protestation devant une entreprise neutre afin d’exercer une pression indirecte sur la direction ciblée. ou à cerner Meliá, d’intimider les employés de Meliá ou ses clients, ou d’empêcher de quelque façon que ce soit les employés de Meliá de se rendre à leur travail ».
Elle établissait, en outre, que les personnes ayant connaissance de l’ordonnance et n’ayant pas respecté ses conditions seraient reconnues coupables d’outrage au tribunal et passibles « d’une peine d’emprisonnement, d’une amende ou de la confiscation de leurs biens ». Ces sanctions s’appliqueraient donc au personnel de Meliá agissant de sa propre initiative et non pas à la demande du syndicat.
Meliá et Baha Mar ont indiqué que « tout employé participant à un arrêt de travail illégal s’exposerait aux conséquences, notamment une éventuelle arrestation et un licenciement immédiat ». Darren Woods, secrétaire général du BHCAWU, a souligné que cette mesure rendait le syndicat pratiquement impuissant, privé de tout moyen de pression sur le différend concernant les gratifications. L’hôtel a signalé qu’il était nécessaire de diminuer les taux de gratification afin de les mettre en conformité avec les taux appliqués dans les complexes hôteliers tout compris. Le syndicat a contesté le fait que l’hôtel puisse devenir un complexe hôtelier tout compris en raison de sa nouvelle formule et l’hôtel a reconnu que les gratifications constituaient la majorité des revenus des employés qui recevaient des pourboires.
Le BHCAWU a fait appel de la décision lors d’une audience à laquelle ont assisté les avocats des deux parties, le 14 janvier 2015. L’appel leur a ouvert la voie à la prise de mesures syndicales et les travailleurs ont ainsi voté en faveur d’une grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
dès le 17 janvier. Ils étaient non seulement mécontents du différend concernant les gratifications mais également du licenciement de huit membres du personnel le 13 janvier, la veille de l’audience au tribunal, qu’ils ont qualifiés de tactiques d’intimidation.
Le différend n’était toujours pas réglé fin mars 2015.

Promotion de contrats individuels au détriment de la négociation collective 30-09-2012

Il a été rapporté que l’entreprise Grand Bahama Power Company a fait pression sur les travailleurs dans sa centrale électrique située sur la West Sunrise Highway pour qu’ils acceptent des contrats individuels au lieu de négocier avec le Commonwealth Electrical Workers Union (CEWU) comme agent de négociation exclusif sur le lieu de travail. Le CEWU a indiqué clairement que l’entreprise profitait du fait que la convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
négociée reposait sur la bonne foi et n’était pas enregistrée. En outre, Obed Pinder, un délégué syndical délégué syndical Salarié syndiqué qui représente les membres d’un syndicat auprès de la direction. Souvent élu par les membres du syndicat employés dans la même entreprise. , a été licencié sans justification.

Licenciement d’une dirigeante syndicale31-01-2013

La vice-présidente du Bahamas Communications and Public Managers Union, Elizabeth Thompson, a été licenciée par l’entreprise BTC le 22 octobre 2012, en violation de la convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
en vigueur. Elle avait été employée dans le département juridique de l’entreprise pendant pratiquement cinq ans. En décembre 2012, la coalition syndicale Joint Labour Movement dirigée par Jennifer Isaacs Dotson et Obie Ferguson a annoncé qu’elle convoquerait une action de grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
si la BTC n’acceptait pas de discuter de la question avec le syndicat. En janvier 2013, le gouvernement a annoncé son intervention pour résoudre le conflit concernant la réintégration d’Elizabeth Thompson chez BTC.

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