4 – Violations systématiques des droits
L’indice CSI des droits dans le monde

Botswana

L’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. affiliée à la CSI au Botswana est la Botswana Federation of Trade Unions (Fédération des syndicats du Botswana – BFTU).

En pratique

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Refus de la direction d’Unitrans de négocier de bonne foi avec les syndicats 15-06-2016

La direction d’Unitrans a constamment refusé de négocier avec le syndicat Botswana Transport and Allied Workers Union (Syndicat des travailleurs du transport et services connexes du Botswana – BOTRAWU). Le syndicat a été reconnu en avril 2014 suite à l’approbation d’une majorité écrasante de la main-d’œuvre. Depuis lors, la direction refuse de négocier sur diverses questions de travail, notamment l’application de l’accord sur les négociations salariales, le non-paiement des indemnités de repas qui avaient été décidées, les impôts relatifs aux nombreuses déductions des salaires, la réduction des heures de travail pour les membres syndicaux. L’entreprise a par ailleurs licencié 24 membres syndicaux sans consultation préalable du syndicat. Tous ces travailleurs avaient participé à une grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
début 2015.

BOTRAWU a sollicité la Haute Cour en vue d’obtenir une déclaration attestant qu’Unitrans ne respectait pas l’accord sur les négociations salariales. Le syndicat a également déposé un recours au bureau du travail du district au sujet du différend sur les autres pratiques de travail injustes. Cependant, Unitrans n’a pas assisté à la réunion organisée au ministère du travail le 15 juin pour discuter du litige.

Refus du gouvernement de négocier avec les syndicats avant la liquidation prévue de BCL Limited : suppression de plus de 6000 emplois09-10-2016

Plus de 6000 mineurs du Botswana vont perdre leur emploi suite à la décision de la compagnie publique d’exploitation minière BCL Limited d’être placée en liquidation volontaire. D’après les estimations, ces suppressions d’emplois concernent 5500 travailleurs de la mine de cuivre BCL à Selebi Phikwe, et 700 travailleurs de la mine de nicket Tati à Francistown. En outre, 1000 travailleurs temporaires perdront également leur emploi chez BCL.

Le gouvernement a annoncé le 7 octobre qu’il allait fermer BCL Limited. La compagnie a été placée en liquidation le 9 octobre. Tous les emplois ont été supprimés fin octobre. La décision relative à la liquidation a été prise sans préavis ni tentative de négociation avec le syndicat des mineurs Botswana Mine Workers Union (BMWU). La procédure de liquidation ne prévoit pas de dispositions pour les travailleurs, alors que bon nombre d’entre eux vivent dans des logements de fonction, qu’ils perçoivent des allocations scolaires pour leurs enfants ou suivent des traitements médicaux, notamment pour le VIH, grâce au programme de santé de l’entreprise. Le liquidateur qui a été désigné a déjà refusé de reconnaître l’accord relatif aux mesures d’austérité de l’entreprise sur lequel reposent les conditions des suppressions d’emploi.

Intervention violente de la police dans un piquet de grève pacifique organisé par des jeunes chômeurs08-08-2016

Le 8 août, la Botswana Federation of Public & Private Sector Unions (Fédération syndicale des secteurs public et privé du Botswana – BOFEPPUSU) a condamné l’intervention de la police du Botswana dans un piquet de grève piquet de grève Manifestation ou défilé aux abords du lieu de travail visant à faire connaître l’existence d’un conflit social ou d’une grève, pour dissuader les autres travailleurs d’y entrer ou encourager les consommateurs à boycotter les produits de l’entreprise. Le piquet de grève secondaire désigne toute action de protestation devant une entreprise neutre afin d’exercer une pression indirecte sur la direction ciblée. pacifique.

Des jeunes chômeurs/euses avaient organisé un piquet de grève piquet de grève Manifestation ou défilé aux abords du lieu de travail visant à faire connaître l’existence d’un conflit social ou d’une grève, pour dissuader les autres travailleurs d’y entrer ou encourager les consommateurs à boycotter les produits de l’entreprise. Le piquet de grève secondaire désigne toute action de protestation devant une entreprise neutre afin d’exercer une pression indirecte sur la direction ciblée. pacifique devant le Parlement afin de demander aux législateurs d’agir auprès du gouvernement pour qu’il crée plus d’emplois. La police a réagi par la force, en s’en prenant à de nombreux participants, qui portaient des marques visibles de coups. Un bon nombre de journalistes présents sur les lieux ont également été agressés et obligés de supprimer toutes leurs séquences vidéo. Certains participants, dont le président de la ligue des jeunes Botswana National Front Youth League ainsi que des journalistes, ont ensuite été détenus pour cause de « trouble à l’ordre public ».

Mesures agressives à l’encontre de dirigeants syndicaux du secteur public12-12-2016

Plusieurs dirigeants syndicaux du secteur public ont fait l’objet de mesures agressives – licenciement, résiliation du détachement ou mutations abusives – qui ont gravement entravé l’activité syndicale. Le secrétaire général du Botswana Land Board & Local Authorities & Health Workers Union (Syndicat des travailleurs de la santé et des autorités locales du Botswana – BLLAHWU), Ketlhalefile Motshegwa, a été licencié au motif qu’il avait été absent de son travail, alors qu’il bénéficiait d’une autorisation de détachement au bureau syndical au titre de l’accord conclu avec le gouvernement. Le président de la Botswana Federation of Public & Private Sector Unions (Fédération syndicale des secteurs public et privé du Botswana – BOFEPPUSU), Johannes Tshukudu, a été muté à un autre service ministériel, ce qui signifie qu’il ne peut pas être réélu à sa fonction actuelle, ni à la présidence du Botswana Teachers Union (Syndicat des enseignants du Botswana – BTU) aux prochaines élections syndicales. Le précédent président du BTU, Japhta Radibe, a été contraint à la retraite anticipée. Selon le BOFEPUSU, ces actions visent délibérément à neutraliser le mouvement syndical du pays.

Les syndicats ne sont pas autorisés à s’exprimer devant le Parlement15-07-2016

Le gouvernement est resté sourd aux requêtes de la Botswana Federation of Public Sector Union (Fédération des syndicats du secteur public du Botswana – BOFEPUSU) demandant l’autorisation de s’adresser à l’Assemblée nationale au sujet du projet de réforme législative qui limiterait radicalement la liberté syndicale et la négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.

Voir convention collective
dans le secteur public. L’amendement de la loi sur les conflits du travail étend le statut de service essentiel à toute la fonction publique, et l’amendement de la loi sur la fonction publique prévoit que les membres du Conseil de négociation de la fonction publique soient choisis par le gouvernement. Le BOFEPUSU fait savoir qu’il a formulé trois fois sa demande officiellement, sans réaction de la part du gouvernement. La présidente de l’Assemblée nationale et son bureau ont affirmé qu’ils n’avaient pas reçu ces demandes. Le syndicat a essayé d’organiser des manifestations dans l’ensemble du pays pour protester contre ces lois draconiennes et contre le refus du gouvernement d’autoriser le syndicat à s’exprimer devant le Parlement.

Un tribunal se prononce contre la discrimination antisyndicale à l’université de l’agriculture du Botswana20-03-2017

Le Manual Workers Union (Syndicat des travailleurs manuels) a réussi à contester la décision de l’université de l’agriculture et des ressources naturelles du Botswana (BUAN) de ne pas appliquer l’ajustement de 3% correspondant à l’inflation aux membres du personnel syndiqués. L’université a fait valoir que les syndicats s’étaient opposés à cet ajustement en 2016 lorsqu’il avait été proposé à tous les fonctionnaires, et qu’ils étaient donc exclus de son application. Le tribunal a jugé cette mesure discriminatoire et a autorisé le versement de l’ajustement avec effet rétroactif à partir du 1er avril 2016, date à laquelle il avait été accordé à tous les employé(e)s de la fonction publique.

Une compagnie minière australienne décrète un lock-out et empêche les syndicalistes d’accéder aux locaux de l’entreprise05-03-2015

La compagnie minière cotée en bourse en Australie, Discovery Metals Limited (DML), a imposé un lock-out lock-out Forme d’action collective par laquelle la direction refuse de fournir du travail à ses employés ou procède temporairement à la fermeture de son entreprise. à 422 travailleurs et abandonné sa mine de cuivre de Boseto, avec l’aide des forces de police du Botswana.
Les travailleurs ont reçu l’ordre d’arrêter le travail durant le poste de nuit, vers 2h30 du matin, le 27 février et il leur a été demandé de ramener tout l’équipement à mi-chemin vers la surface. Ils ont ensuite été rassemblés avec l’ensemble des autres travailleurs présents sur le site et le président directeur général de DML, Bob Fulker, en présence de membres des forces de police du Botswana, leur a annoncé que la direction n’avait plus autorité sur la mine et qu’ils devaient immédiatement quitter les lieux, y compris les logements mis à disposition par la compagnie. Les travailleurs n’ont pas eu le droit de poser des questions, ont été poussés vers des bus par la police et abandonnés à Maun, une ville située à 90 km. Le Botswana Mine Workers Union (Syndicat des mineurs du Bostwana - BMWU) n’a pas été informé préalablement du lock-out lock-out Forme d’action collective par laquelle la direction refuse de fournir du travail à ses employés ou procède temporairement à la fermeture de son entreprise. par la direction. Lorsque les responsables du BMWU sont arrivés à la mine, l’accès leur en a d’abord été interdit par la police, ensuite il leur a été interdit par la direction d’entrer en contact avec les travailleurs. Trois heures plus tard, la direction a accepté, avec réticence, que les responsables syndicaux s’adressent aux travailleurs prêts à embarquer dans les deux derniers bus.

Refus de réintégrer des travailleurs/euses du secteur public20-03-2013

La Haute Cour de la République du Botswana a jugé que les licenciements collectifs prononcés le 16 mai 2011 après la grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
nationale étaient justifiés (Haute Cour, affaire au civil MAHLB 000631 11). Le 21 juin 2012, le jugement du Botswana Landboards and Local Authorities Workers’ Union (Syndicat des propriétaires et des travailleurs/euses des autorités locales du Botswana), du Botswana Public Employees’ Union (Syndicat des employé(e)s publics du Botswana) et du National Amalgamated Local and Central Government and Parastatal Workers’ Union (Syndicat national uni des travailleurs/euses des autorités locales et centrales et des entreprises semi-publiques) autorisait la réintégration des 2934 travailleurs/euses. C’est contre cette décision que le conseiller juridique du gouvernement a fait appel, au nom du chef de la Direction de la fonction publique.

Le gouvernement interdit des chansons syndicales19-09-2012

Le chef de la Direction de la fonction publique, Carter Morupisi, a demandé au Botswana Sector for Educators Trade Union (Syndicat du secteur des éducateurs/trices du Botswana – BOSETU) de ne pas chanter de chansons pouvant être considérées comme « provocantes », suite aux chansons interprétées par des membres syndicaux lors de la célébration du 25e anniversaire et de la conférence annuelle du syndicat. Il a insisté sur le fait que les « bonnes relations de travail entre les employés et l’employeur » risquaient d’être compromises si le BOSETU ne mettait pas un terme aux chansons évoquant les indemnités de repas et la hausse des salaires.

Interruption d’un rassemblement de travailleurs/euses23-03-2013

Un rassemblement de travailleurs/euses organisé par la Botswana Federation of Public Sector Unions (Fédération des syndicats du secteur public du Botswana – BOFEPUSU) à Ditshegwane a été interrompu par le groupe des jeunes et des agents de sécurité du BDP (Parti démocratique du Botswana), qui ont intimidé les travailleurs/euses en les menaçant de montrer à leur employeur les photos et les films qu’ils avaient pris d’eux/elles pendant le rassemblement pour les faire licencier.

Entrave à la négociation collective13-03-2012

Le 13 mars 2012, le gouvernement a annoncé qu’aucun accord collectif ne serait conclu en 2012 et en 2013 avec la Botswana Federation of Public Sector Unions (Fédération des syndicats du secteur public du Botswana – BOFEPUSU). Cette décision a été annulée en mai 2012.

Refus de négocier de bonne foi23-05-2012

Le 23 mai 2012, la Botswana Federation of Public Sector Unions (Fédération des syndicats du secteur public du Botswana – BOFEPUSU) a reproché au gouvernement de ne pas avoir désigné ses représentant(e)s au conseil de négociation, ce qui a eu pour effet de retarder les négociations salariales. Le gouvernement n’a pas non plus communiqué aux syndicats le nombre total de personnes qu’il embauche ni la masse salariale correspondante.

Refus de reconnaître des syndicats20-06-2012

Le Botswana Technology Centre (Centre technologique du Botswana – BOTEC) a refusé de reconnaître le National Amalgamated Local & Central Government Workers Union (Syndicat national unifié des travailleurs/euses des autorités locales et centrales – NALCGWU) au motif que ce dernier avait déjà obtenu un accord de reconnaissance reconnaissance Désignation d’un syndicat par un organisme gouvernemental comme agent négociateur représentant les travailleurs au sein d’une unité de négociation, ou fait pour la direction d’accepter que ses travailleurs puissent être représentés collectivement par un syndicat. de la part du Maranyane Staff Union (syndicat du personnel de Maranyane). Le 20 juin 2012, le tribunal du travail a statué en faveur du NALCGWU.

Une négociation collective encore balbutiante31-12-2011
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