5 – Les droits ne sont pas garantis
L’indice CSI des droits dans le monde

Colombie

Les organisations affiliées à la CSI en Colombie sont la Central Unitaria de Trabajadores (CUT), la Confederación de Trabajadores de Colombia (CTC) et la Confederación General del Trabajo (CGT).

En pratique

Classer par:

Atteintes à la négociation collective20-01-2014

En 2012, les travailleurs des entreprises Dimantec et Trateccol, toutes deux des sous-traitantes de Gecolsa qui est, à son tour, un fournisseur de la multinationale Drummond, ont constitué une section syndicale SINTRAIMEM à Valledupar, comme l’atteste l’acte déposé auprès du ministère du Travail en date du 28 mars 2012. À l’expiration de la période de la première convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
(2012-2013), un cahier de revendications fut présenté en novembre 2013 et des négociations engagées, lesquelles ont manqué de déboucher sur un accord. L’assemblée générale du syndicat a décidé de ne pas aller aux prud’hommes et conséquemment, il fut convenu de convoquer les bases pour soumettre la décision de grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
au vote. À souligner que le cahier de revendications s’adressait aux sociétés Trateccol et Dimantec, toutes deux sous-traitantes de Gecolsa. Suite à l’acquisition de Trateccol par Dimantec, le syndicat a décidé de retirer le cahier de revendications présenté initialement et de le resoumettre mais cette fois uniquement à Dimantec, de telle sorte que la négociation se déroule au sein d’une seule entreprise ; l’entreprise Dimantec Ltda. a réagi à la démarche du syndicat en qualifiant celle-ci d’« abus de droit », un argument invoqué par le patronat pour reporter successivement la négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.

Voir convention collective
tout au long de l’année 2013. Les faits relatés se sont produits au cours de l’année 2013, motif pour lequel au début de l’année 2014, l’entreprise Dimantec a assumé, de manière arbitraire qu’en l’absence d’une convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
, un taux d’augmentation salariale différencié serait appliqué aux travailleurs syndiqués durant la période 2014-2015, nommément un taux de 3,6%, comparé à 4,5% pour les non syndiqués, conformément à une décision du gouvernement national. Cette différentiation constitue une discrimination manifeste et ouverte à l’égard des travailleurs syndiqués et une violation claire des droits et principes fondamentaux au plan social et syndical, de même qu’une atteinte au principe du « salaire égal pour un travail équivalent ».

Atteintes à la liberté syndicale : Licenciements antisyndicaux30-06-2014

En décembre 2014, William de Jesus Muñoz Zea et y Lina Marcela González López, membres du syndicat ASOTRAEMTELCO, ont eu recours à des actions en protection après avoir fait l’objet d’un licenciement illicite par la société Emtelco S.A. La protection n’ayant pas été accordée, le syndicat a eu recours à la voie ordinaire.
Le 29 juin 2014 fut constitué le syndicat SINTRATABLEMAC et le 1er juillet, plusieurs membres fondateurs ainsi que le président du syndicat furent licenciés sans motif valable. L’entreprise Tablemac MDF S.A.S. a allégué ne pas être au courant de l’établissement du syndicat. La protection constitutionnelle fut accordée aux travailleurs licenciés et leur réintégration a été ordonnée.
En juin 2014, une action en protection fut engagée contre la société Sodimac Colombia S.A., pour avoir soumis Juliana Ramirez Moreno à des pressions suite à son adhésion récente au syndicat SINTRASODIMAC, constituant par-là même un acte de persécution antisyndicale.

Arrestations31-07-2014

Le 21 juillet 2014, le camarade Rafael Rodríguez, trésorier de section du syndicat Unión Sindical Obrera (USO) et représentant de l’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. syndicale aux négociations en cours avec la compagnie pétrolière Ecopetrol fut arrêté à l’aéroport de Yariguies, dans la ville de Barrancabermeja. D’après Rafael Rodriguez, c’est au moment de passer sa valise au scanner avant l’embarquement de son vol à destination de Bogota, où il devait assister aux négociations, qu’une grenade à fragmentation fut découverte dans son bagage à main, une situation qui laissa notre camarade perplexe, ne comprenant pas comment cet explosif a pu se retrouver dans sa valise. Selon lui, des éléments qui cherchaient à l’incriminer ont monté cette supercherie en profitant d’un moment d’inattention de sa part. Personne ne serait suffisamment ingénu que pour emporter avec soi une arme ou un explosif devant la certitude que ceux-ci seront détectés au contrôle de sécurité de l’aéroport. En 2013, Rafael avait été victime d’un attentat criminel perpétré par des sicaires mais ayant manqué leur objectif, ils s’en prennent encore une fois à lui, cette fois à travers cette machination criminelle contre son intégrité et sa bonne réputation qui a pour but de le faire apparaître comme un délinquant, de discréditer son action syndicale et de saborder la négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.

Voir convention collective
qui était en cours.

Assassinat d’un syndicaliste du secteur de la santé12-04-2016

Le 12 avril 2016, la Central Unitaria de Trabajadores de Colombia (CUT) a dénoncé l’assassinat d’Oswaldo Hernández Gutiérrez, président du Sindicato Nacional de la Salud y Seguridad Social (Sindess), section locale section locale Branche locale d’une organisation syndicale de haut niveau, telle qu’un syndicat national. à San Sebastián de Buenavista, département de Magdalena.
Les faits ont été commis durant la nuit du jeudi 7 avril, alors que le syndicaliste s’apprêtait à rentrer chez lui et a été attaqué, recevant plusieurs tirs d’arme à feu à la tête et dans le cou. Gravement blessé, il a été transporté dans une clinique dans la ville de Valledupar, où il a dû subir une intervention chirurgicale, décédant des suites de ses blessures le 10 avril au petit matin.
Le syndicaliste exerçait la fonction de technicien en assainissement à l’ESE Hospital Rafael Paba Manjarrez dans la municipalité de San Sebastián. En tant que dirigeant syndical, il s’était toujours engagé dans la défense des droits et des intérêts des travailleurs et employés du secteur de la santé dans le département de Magdalena.

Violente répression d’une protestation du personnel du pouvoir judiciaire01-02-2016

Le 1er févier 2016, quelque 300 membres de l’Escadron mobile antiémeutes (ESMAD) ont violemment attaqué des fonctionnaires de la justice qui protestaient devant les bâtiments des tribunaux civil et de la famille dans le centre de Bogotá.
Les fonctionnaires protestaient contre l’accord 10445 du Conseil supérieur de la magistrature (CSJ), établissant les Centres de service pour les tribunaux civil et de la famille.
Durant l’intervention de l’ESMAD, des coups ont été portés et des attaques ont été lancées avec des armes à impulsion électriques, blessant plusieurs personnes, dont une femme enceinte.

Assassinat d’une syndicaliste de l’ADES 25-11-2015

Le 20 novembre 2015, la centrale syndicale centrale syndicale Organisation centrale regroupant à l’échelon national, régional ou local des syndicats qui lui sont affiliés. Renvoie le plus souvent à une fédération nationale ou à une confédération. colombienne Central Unitaria de Trabajadores de Colombia a dénoncé l’assassinat de Marceli Méndez Bertel, présidente de la section à Sincelejo du syndicat des enseignants Asociación de Educadores de Sucre (ADES). Les faits se sont produits le 17 novembre dans l’après-midi, lorsque Marceli rentrait à son domicile dans la municipalité de Sincelejo, où elle a été attaquée par des individus armés, qui l’ont abattue.

Seatech ne respecte pas le droit de grève12-11-2015

Le 30 octobre 2015, l’entreprise de pêche thonière Seatech International a arrêté sa production et fermé son usine à Cartagena durant deux semaines, laissant sans emploi plus de mille personnes, dont la grande majorité étaient des femmes chefs de famille, et les privant de revenus durant cette période.
Face à cette situation et en guise de protestation, un groupe de 125 femmes affiliées à l’Unión Sindical de Trabajadores de la Industria Alimenticia (Union syndicale des travailleurs de l’industrie alimentaire - USTRIAL) a décidé de rester dans l’usine de manière pacifique. Trois jours plus tard, à la demande de la direction de l’entreprise, l’escadron mobile antiémeutes a violemment expulsé les travailleuses, au moyen de gaz lacrymogène.

Menaces contre un dirigeant syndical de l’USO04-08-2015

La CSI a pris connaissance, en août 2015, du harcèlement continue et des menaces dont a fait l’objet Héctor Sánchez Gómez, dirigeant syndical, vice-président du Conseil d’action communale de Rubiales (municipalité de Puerto Gaitán, département de Meta) et membre de l’Unión Sindical Obrera (USO).

Selon les informations fournies, le 1er juin 2015 à 17h30, Héctor Sánchez était en visite dans les bureaux du collectif d’avocats « José Alvear Restrepo » (CAJAR) lorsqu’il a reçu un appel d’un membre de la communauté de Santa Helena, zone rurale de Puerto Gaitán, pour le prévenir qu’on lui avait offert neuf millions de pesos pour l’assassiner. Cette même personne a conseillé à Héctor Sánchez de ne pas rentrer dans sa région d’origine en raison du danger qu’il courait.

En outre, en avril et mai 2015, Héctor Sánchez a été suivi et photographié, à plusieurs reprises, pendant son travail en tant que dirigeant syndical par des individus en civil qui ont été reconnus par la communauté comme des agents de la Section d’enquête criminelle de la police nationale (SIJIN).

L’hôpital de Villavicencio ne respecte pas le droit de grève23-07-2015

La Confederación General del Trabajo (CGT) s’est déclarée préoccupée par la décision du Tribunal supérieur de Villavicencio, qui a déclaré illégal et non pacifique l’arrêt de travail effectué par les travailleurs de l’hôpital départemental de Villavicencio, le 26 mai 2015, pour réclamer le paiement de trois mois d’arriérés de salaires.

Conformément à la décision judiciaire, le syndicat des travailleurs du centre hospitalier serait tenu de verser à l’administration de l’hôpital près de 4 milliards de pesos pour les dommages économiques qui auraient été causés par l’arrêt de travail.

Les dirigeants de la CGT ont dénoncé la décision du Tribunal de Villavicencio, qui vise à intimider les syndicats alors qu’ils cherchent à réclamer le respect de leurs droits, notamment le paiement à temps de leurs salaires.

Recours antisyndical à l’accord collectif chez Aguas Capital07-07-2014

En 2005, lorsque l’entreprise privée Aguas Capital a racheté le système public d’adduction d’eau et d’assainissement de Cúcuta, les travailleurs/euses espéraient que leurs conditions de travail s’amélioreraient. Mais au contraire, leur salaire a baissé entre 10 et 15%. Et leur situation a continué de se dégrader au cours des années suivantes.

Ensuite sont survenus les problèmes judiciaires des frères Nule, les actionnaires majoritaires d’Aguas Capital ; l’entreprise a alors connu de nombreuses difficultés, dont elle a réussi à sortir, mais en aggravant la précarisation précarisation Pratique consistant à accroître la flexibilité de la main-d’œuvre en remplaçant les travailleurs permanents et à plein temps par des travailleurs employés sur la base de contrats temporaires et irréguliers. des travailleurs/euses. C’est ainsi que 25 d’entre eux/elles ont constitué un syndicat pour faire entendre leurs revendications. Ils/elles ont créé la section du Sindicato de Trabajadores y Empleados de Servicios Públicos Domiciliarios (Syndicat des travailleurs/euses et employé(e)s des services publics domiciliaires) du Nord de Santander, filiale de la Confédération des travailleurs/euses de Colombie, à laquelle ont adhéré une centaine de membres en peu de temps.

Les travailleurs/euses syndiqués ont présenté une liste de revendications, mais l’entreprise a non seulement refusé de la négocier, mais elle leur a en plus fermé les portes, en leur interdisant de donner des renseignements ou de disposer des affiches. « Elle les a stigmatisés » dénonce Jonathan Díaz, le vice-président du syndicat. Outre cet épisode, l’entreprise a licencié 20 travailleurs/euses intérimaires, au seul motif qu’ils/elles avaient contacté les membres du syndicat.

Étant donné qu’ils/elles dispensent un service public, les employé(e)s ne pouvaient pas se mettre en grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
, et ils/elles ont décidé de soumettre le différend au tribunal arbitral. L’entreprise a retardé le processus. Avant cela ils/elles avaient déposé leur requête à la CETCOIT Organisation internationale du travail Structure tripartite créée par les Nations Unies (ONU) en 1919 pour promouvoir de bonnes conditions de vie et de travail. Principale instance internationale chargée de développer et de contrôler les normes internationales du travail.

Voir tripartisme, Guide des droits syndicaux internationaux de la CSI
, une instance de règlement des conflits cautionnée par l’OIT Organisation internationale du travail Structure tripartite créée par les Nations Unies (ONU) en 1919 pour promouvoir de bonnes conditions de vie et de travail. Principale instance internationale chargée de développer et de contrôler les normes internationales du travail.

Voir tripartisme, Guide des droits syndicaux internationaux de la CSI
. L’entreprise a alors accepté de négocier la liste de revendications et de signer une convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
pour les 110 travailleurs/euses syndiqués, en novembre 2013. Le principal succès de cette convention est d’avoir obtenu que les salaires ne soient plus plafonnés au salaire minimum légal dans l’entreprise Aguas Capital Cúcuta.

Mais quelques jours plus tard, l’entreprise a lancé une grande campagne en faveur d’un accord collectif destiné aux employé(e)s non syndiqués, en leur annonçant qu’ils/elles bénéficieraient des mêmes prestations que celles qui figuraient dans la convention, mais avec l’avantage de ne pas avoir à payer de cotisation syndicale. En effet, l’accord reprenait mot pour mot la convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
, à quelques titres près.

Le syndicat a laissé passer une période d’attente pour voir la réaction des travailleurs/euses à l’égard de l’accord et ainsi éviter des affrontements entre les employé(e)s eux-mêmes. L’entreprise n’a pas respecté plusieurs points de l’accord, se rendant coupable de non-conformité, ce qui a donné l’occasion au syndicat de rallier à sa cause un des responsables de l’accord, qui a renoncé publiquement à l’accord et a adhéré au syndicat, en dépit des pressions dont il faisait l’objet. Il a même reçu des menaces sur le téléphone de l’entreprise, l’enjoignant à se retirer du syndicat. Un autre responsable du syndicat a aussi reçu des menaces et a été suivi.

À partir de ce moment-là, le rapport de forces a changé et, suite à une campagne forte, le syndicat a obtenu que de nombreuses personnes qui avaient souscrit à l’accord adhèrent au syndicat, qui compte aujourd’hui 295 membres, c’est-à-dire plus d’un tiers des employé(e)s de l’entreprise. C’est ainsi que le syndicat a réussi à mettre en échec l’accord collectif et à faire appliquer la convention à l’ensemble des travailleurs/euses. De plus, il est parvenu à mettre fin aux contrats à durée déterminée : désormais, chez Aguas Capital Cúcuta, il n’y a plus que des contrats à durée indéterminée.

Recours antisyndical à l’accord collectif chez BBVA07-07-2014

La banque espagnole BBVA a hérité de l’accord collectif de la banque Gran Ahorrar, avec laquelle elle a fusionné en 2005. Elle a également repris la convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
dont la gestion incombait, comme c’est toujours le cas, à trois syndicats : ACEB (le plus ancien et majoritaire), UNEB et SintraBBVA (syndicat d’entreprise syndicat d’entreprise Syndicat réservé aux employés d’une seule entreprise. Parfois appelé syndicat maison, il ne doit pas être confondu avec un syndicat jaune. ), qui comptaient alors 2500 adhérent(e)s, sur un total de 5200 travailleurs/euses, de telle sorte que la convention s’appliquait à l’ensemble du personnel de la banque.

Après la fusion, la banque s’est modernisée et a amélioré sa plate-forme technologique, laissant libre cours aux réductions de personnel et à un changement de politique du travail. Les charges de travail ont augmenté et les arrangements « volontaires » se sont généralisés pour faire partir les travailleurs/euses les plus anciens, en plus de ceux/celles qui sont licenciés suite à des processus disciplinaires devenus plus rigoureux. Ainsi, selon María Consuelo Bautista, du Conseil d’administration de l’ACEB, la banque a réussi à se défaire de 600 employé(e)s, syndiqués pour la plupart.

« Les travailleurs syndiqués se voyaient offrir deux options : soit ils recevaient 20% d’indemnités de licenciement supplémentaires pour quitter la banque, soit, de toute façon, ils étaient licenciés en touchant à peine les indemnités de licenciement légales. Beaucoup ont donc préféré la première option et s’en aller. De plus, les administrateurs des bureaux percevaient une prime s’ils parvenaient à faire sortir des employés du syndicat », souligne Bautista.

Parallèlement, la banque a lancé une politique d’externalisation externalisation Pratique permettant à un employeur de confier une partie des activités de son entreprise à un intervenant extérieur. À ne pas confondre avec la sous-traitance (qui consiste pour l’intervenant extérieur à faire réaliser les travaux par d’autres intervenants). en faisant appel à des entreprises de travail temporaire et, huit ans plus tard, pratiquement un tiers du personnel de la BBVA est intérimaire dans différents domaines du secteur financier.

Par conséquent, moins d’un tiers des travailleurs/euses étaient syndiqués, ce qui a permis à l’entreprise d’établir un accord collectif, en avril 2006. La banque a convoqué un groupe d’employé(e)s pour leur faire signer des documents en vue de renouveler l’accord, dans une perspective clairement antisyndicale, d’après María Consuelo Bautista.

En effet, il y a quelques années, des syndicats qui, ensemble, étaient majoritaires, sont aujourd’hui minoritaires. Désormais, 80% du personnel de la banque dépend de l’accord collectif, et le reste dépend de la convention, avec la circonstance aggravante que les premiers ont moins d’avantages que les seconds. Selon l’évaluation préalable, la banque octroie des primes, à divers titres, qui peuvent atteindre 3 millions de dollars US par an. Or, il s’agit d’évaluations subjectives et faussées, parce que les membres du syndicat ne sont pas suffisamment qualifiés et ne perçoivent jamais de primes, explique Bautista. Par ailleurs, les employé(e)s couverts par l’accord collectif bénéficient de meilleures aides à l’éducation et à la maternité.

Les gens restent syndiqués par fidélité au combat syndical, et parce que la convention offre un élément absent de l’accord : la stabilité, qui remonte avant 1990 et qui prévoit que le licenciement pour une juste cause doit être prouvé devant le juge. Lors de la négociation de la convention en 2009, la banque a voulu supprimer cet élément, mais les trois syndicats ont parlé d’une même voix pour le défendre.

« Cependant, souligne Bautista, dans certains cas les juges se sont prononcés en faveur des licenciements, allant dans le sens de l’entreprise. C’est-à-dire qu’ils ne suppriment pas rigoureusement la stabilité par la voie judiciaire ».

Dans tous les cas, il existe une profonde angoisse chez les membres de l’accord collectif parce qu’on exige d’eux/elles toujours plus de rendement au travail, parce qu’ils/elles doivent atteindre des objectifs de plus en plus élevés, sous peine de sanction ou de licenciement. Au contraire, les membres du syndicat subissent moins de pression à cet égard, ce qui constitue une bonne raison de renoncer à l’accord pour adhérer au syndicat.

Les syndicats dénoncent par ailleurs le fait que la non-conformité du processus de révision de l’accord collectif (période 2013-2015) par rapport à la norme établie par la Confédération syndicale des travailleurs/euses. L’entreprise a payé un institut de sondage pour déterminer la viabilité de l’accord, mais sans préavis. Les travailleurs/euses ont simplement été convoqués pour élire leurs délégué(e)s et c’est avec eux/elles que le nouvel accord a été signé.

Recours antisyndical à l’accord collectif chez Ecopetrol07-07-2014

« Acuerdo 01 de 1977 » (Accord 01) est le nom d’un régime de prestations en vigueur chez Ecopetrol depuis 37 ans pour les travailleurs/euses non syndiqués et qui, de fait, est assimilé à un accord collectif, puisqu’il s’agit d’un régime de prestations différent de celui établi dans la convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
.

« Pour moi, c’est un accord de fait, affirme Edwin Palma, le vice-président de l’USO, parce qu’il n’a jamais été négocié avec les travailleurs et que la procédure prévue par le Code du travail n’a pas été appliquée. C’était un accord du Conseil d’administration d’Ecopetrol qui a fixé les conditions de travail les plus avantageuses en échange de la non-syndicalisation des travailleurs. C’est pourquoi l’USO ne s’est pas développée au sein d’Ecopetrol. Les adhérents du syndicat représentent moins d’un tiers du nombre total de travailleurs. Si aujourd’hui nous sommes forts, c’est parce que sur les 30.000 travailleurs temporaires d’Ecopetrol répartis sur les différentes filiales, ils sont désormais 20.000 à adhérer à l’USO ».

L’Accord 01 couvre plus de 6000 travailleurs/euses, alors que la convention en couvre à peine 3000. « Mais ce qui est curieux, c’est que ces 6000 travailleurs sont censés être des personnes de confiance et de responsabilité, ce qui signifie qu’ils font doublon avec les travailleurs opérationnels, et c’est absurde », ajoute Palma.

En règle générale, les prestations proposées dans l’accord sont modifiées à chaque nouvelle négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.

Voir convention collective
avec l’USO, affirme le dirigeant. Ce que l’entreprise négocie avec l’USO figure également dans l’accord, en comportant parfois même des améliorations pour que l’accord soit supérieur à la convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
. Par exemple, certaines prestations sont plus attrayantes dans l’accord, comme les stages de formation à l’extérieur, les bourses pour les travailleurs/euses, les indemnités, entre autres. « C’est un instrument qui affecte sérieusement le taux de syndicalisation chez Ecopetrol », précise-t-il.

C’est pourquoi cette année la direction nationale de l’USO a pris la décision politique d’engager des actions en justice en vue de supprimer l’Accord 01 et, ainsi, de garantir l’exercice de la liberté syndicale chez Ecopetrol ; c’est une lutte qui passe par la nécessité de syndiquer plus d’un tiers des travailleurs/euses.

Le défi consiste à convaincre les 6000 travailleurs/euses non syndiqués qui, sous l’apparence d’être des employé(e)s « de confiance et de responsabilité » assistent aujourd’hui à l’affaiblissement de toute une série de droits du travail, tels que le harcèlement, la surcharge de travail, etc. « Au cours des quatre derniers mois, nous avons accompagné ces travailleurs et nous avons enregistré des taux de syndicalisation importants » constate Palma, qui a par ailleurs signalé que l’USO souhaitait également engager des poursuites contre deux autres entreprises de l’industrie du pétrole qui recourent aux accords collectifs : Terpel et Wadford, qui comptent toutes les deux des membres de l’USO.

Recours antisyndical à l’accord collectif chez Ave Colombiana07-07-2014

L’entreprise Ave Colombiana fabrique des articles électroniques. Elle a été créée il y a 50 ans par un Italien et ce sont ses enfants qui en sont aujourd’hui propriétaires. L’usine se situe sur la route de Zipaquirá à Nemocón, où elle emploie 150 travailleurs/euses, dont 28 sont membres à la fois de la section locale section locale Branche locale d’une organisation syndicale de haut niveau, telle qu’un syndicat national. de Zipaquirá du syndicat de l’industrie Sintramental, et du syndicat de base Sintrabel.

En 2005, lorsque l’entreprise a rencontré des difficultés et qu’elle a fait faillite, les travailleurs/euses syndiqués ont eu un geste honorable, en gelant les avantages de la convention pour sauver l’entreprise et leurs emplois. Malgré cela, profitant de la division interne qui avait séparé le syndicat en 2009, l’entreprise a imposé un accord collectif aux travailleurs/euses non syndiqués, qui offrait les mêmes prestations que la convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
.

Cet épisode a porté un coup à l’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. syndicale, d’après John Fredy González, le président de la Sintrametal Zipaquirá, car de nombreux membres ont quitté le syndicat pour adhérer à l’accord, qui leur donnait les mêmes avantages que la convention sans qu’ils/elles aient à payer de cotisation syndicale.

C’est à ce moment-là que les employé(e)s syndiqués ont commencé à faire l’objet de pressions et de harcèlement. Ceux/celles qui n’avaient plus la protection syndicale dont ils/elles bénéficiaient à la création du syndicat ont été licenciés, ce qui a également contribué à décourager les travailleurs/euses d’adhérer au syndicat. González lui-même a été victime de persécution et de harcèlement lorsqu’il était président du syndicat.

« Les camarades ont peur d’assumer la direction du syndicat, mais pas moi. C’est dans cet objectif que j’étudie le droit, je connais les lois et désormais j’ai davantage d’outils pour me défendre et défendre le syndicat ».

La négociation de la convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
s’est achevée en février et, faute d’accord, elle est actuellement entre les mains du tribunal arbitral.

Recours antisyndical à l’accord collectif chez Colpensiones07-07-2014

Colpensiones est une entreprise industrielle et commerciale d’État qui dépend du ministère du Travail et du ministère des Finances ; elle a été créée en 2011 pour administrer le système de pensions qui relevait auparavant de la Sécurité sociale. Elle a débuté avec 60 employé(e)s mais un an plus tard elle comptait 1100 travailleurs/euses dans l’ensemble du pays, majoritairement des anciens employé(e)s de la Sécurité sociale et de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cajanal).

C’est alors que l’accord collectif a été établi, mais sans les formalités légales de rigueur, c’est-à-dire sans assemblée préalable de travailleurs/euses ni négociation de revendications. Simplement, l’entreprise a fait signer l’accord collectif à chaque nouveau travailleur/euse comme s’il s’agissait d’un accord volontaire entre l’employeur et le travailleur/euse, indiquant expressément que si le travailleur/euse adhérait au syndicat, il perdait les avantages de l’accord collectif, c’est-à-dire une demi-prime en juin, une prime de productivité et deux jours supplémentaires de congés.

Les 1100 employé(e)s n’étaient pas suffisamment nombreux pour effectuer l’énorme charge de travail de Colpensiones ; en effet, les prévisions de l’entreprise n’ont pas pu être réalisées, puisqu’elle comptait recevoir entre 80.000 et 100.000 dossiers (demandes de pensions) et qu’elle en a reçu autour de 300.000. De plus, l’outil informatique utilisé n’a pas fonctionné correctement. Par conséquent, la charge de travail et le nombre d’heures supplémentaires des employé(e)s (à qui elles n’ont d’ailleurs toujours pas été payées) ont augmenté, le temps de travail a été étendu aux samedis et même aux dimanches, et toute personne absente était menacée de licenciement. En outre, dans le cadre d’un contrat signé avec une agence de travail intérimaire, l’entreprise a embauché 600 nouveaux employé(e)s pour réaliser les mêmes fonctions que le reste du personnel, mais sans bénéficier de la stabilité de l’emploi.

En juillet 2013, face à cette situation, un groupe de 30 travailleurs/euses, jeunes pour la plupart, se sont réunis en secret pour créer le syndicat de base Sintracolpensiones qui, avec les conseils de la CUT, a réussi à accroître le nombre de membres pour atteindre 99 adhérent(e)s aujourd’hui, explique Johnny Erazo, étudiant en droit du travail et membre du Conseil d’administration.

L’entreprise a reconnu le syndicat et a maintenu le dialogue ; elle a changé de position face à l’obligation d’effectuer des heures supplémentaires et de travailler le samedi, et elle a réduit les problèmes de harcèlement au travail et les licenciements, mais elle ne progresse pas en ce qui concerne la négociation des revendications présentées par le syndicat en février dernier, en particulier l’égalité des avantages entre les personnels syndiqués et ceux qui ont signé l’accord collectif, ainsi que l’égalité des salaires, étant donné que certains travailleurs/euses réalisent la même tâche mais avec une différence de salaire qui se chiffre à près d’un million de pesos.

L’accord collectif n’a pas encore été révisé parce que les travailleurs/euses qui en dépendent n’ont pas la possibilité de se réunir pour en discuter et qu’ils/elles acceptent directement ce que l’employeur leur impose. « Notre objectif est de devenir le syndicat majoritaire dans deux ou trois ans et d’être en mesure d’éliminer l’accord collectif. Mais cela dépendra de la négociation que nous sommes en train de mener », précise Johnny Erazo.

Recours antisyndical à l’accord collectif chez Bimbo07-07-2014

Bimbo est une entreprise multinationale mexicaine de fabrication de pain, implantée en Colombie depuis 18 ans. Ses usines se trouvent à Tenjo (Cundinamarca), Calí et Soledad (dans le département d’Atlántico).

Le syndicat de base, Sintrabimbo, a été créé en 2005 avec 25 des 400 travailleurs/euses que comptait alors l’entreprise (il y en a aujourd’hui 3300). D’après Máximo Zamora Ruiz, le président du syndicat, il a été fondé en réaction à la politique de travail mise en œuvre par l’entreprise pour réduire les coûts : allongement des heures de travail obligatoires sans paiement d’heures supplémentaires, recrutement de nouveaux employé(e)s au salaire minimum, à la place des anciens employé(e)s mieux rémunérés, licenciement de travailleurs/euses qui avaient cinq ans d’ancienneté ou plus, sans entretien préalable, entre autres irrégularités.

En quelques mois, le syndicat a atteint 90 adhérent(e)s, mais l’entreprise a offert des avantages et convaincu la moitié d’entre eux/elles de renoncer à leur adhésion – et a licencié ceux qui n’étaient pas protégés par le droit syndical. L’attaque fut tellement brutale que, de crainte de passer sous la barre des 25 membres (nombre minimum requis pour un syndicat de base), les membres se sont affiliés au syndicat de l’industrie hôtelière, du tourisme et de l’alimentation de la CGT.

Un mois après la création du syndicat, et alors que celui-ci commençait tout juste à négocier la première convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
, l’entreprise a mis en place un programme de prestations pour les employé(e)s non syndiqués, qui consistait à leur offrir des cadeaux, généralement de l’électroménager, ce qui a découragé les travailleurs/euses de se syndiquer. Six mois plus tard, sans avoir mené à bien le processus de négociation de la convention, l’entreprise a réuni les travailleurs/euses non syndiqués pour leur faire signer un accord collectif qui leur donnait droit à certains avantages, à condition qu’ils/elles n’adhèrent pas au syndicat.

La convention a finalement été signée, mais elle était identique à l’accord collectif, ce qui a porté un sérieux coup au syndicat, qui a perdu 34 adhérent(e)s, ne laissant que 19 membres. Suite à des difficultés avec le syndicat de la CGT, les membres ont alors dû rechercher la protection d’un autre syndicat de l’industrie. Ils ont adhéré à l’Unión Trabajadora de Alpina (Union des travailleurs/euses d’Alpina – UTA), avec laquelle ils ont présenté la liste de leurs revendications, qui a été remise au tribunal arbitral étant donné que l’entreprise refusait de la négocier. En attendant la sentence arbitrale, les 19 membres syndiqués se sont vu retirer les avantages de l’accord collectif et leur salaire a été gelé. Cette situation a duré deux ans, après lesquels le syndicat ne comptait plus que sept adhérent(e)s, qui ont fait l’objet d’une discrimination totale de la part de l’entreprise et des autres travailleurs/euses.

De ce fait, une requête en protection a été soumise au tribunal de Tenjo pour obtenir le droit à l’égalité et le droit de se syndiquer, et le jugement a été prononcé en faveur du syndicat. En deuxième instance, le jugement a également été favorable, obligeant Bimbo à équilibrer les droits figurant dans l’accord et à verser aux employé(e)s syndiqués tout ce que l’entreprise avait cessé de leur payer. Ce triomphe a incité les travailleurs/euses à se syndiquer : ils/elles étaient plus de 25, et ils ont décidé de « ressusciter » le syndicat de l’entreprise. En septembre 2011, ils/elles ont créé Sinaltrabimbo et ont présenté leur liste de revendications, que l’entreprise a accepté de négocier, à condition que la convention ne dépasse pas les limites fixées par l’accord collectif.

Aujourd’hui, Sinaltrabimbo compte 200 adhérent(e)s et est en mesure de présenter des revendications, mais la négociation ne sera pas facile en raison des limites prévues par l’accord.

Recours antisyndical aux accords collectifs07-07-2014

Les entreprises se servent des accords collectifs pour affaiblir les syndicats ou pour empêcher la formation de syndicats dans les entreprises. En 2013, ce sont 204 accords collectifs qui ont été déposés au ministère du Travail et, au cours de la dernière décennie, 190 accords ont été négociés en moyenne par an.

Dans 20% des entreprises qui ont adopté des accords collectifs en 2013, une convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
était négociée simultanément par un syndicat. Dans un tel contexte, les syndicats ont beaucoup de mal à se développer ; en effet, leurs membres sont en butte au harcèlement et à la discrimination et, dans le meilleur des cas, ils/elles obtiennent exactement les mêmes résultats par la négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.

Voir convention collective
que les travailleurs/euses dépendant des accords, à la différence que les employé(e)s syndiqués doivent verser une cotisation au syndicat alors que les travailleurs/euses des accords n’ont pas de cotisation à payer.

Bien que le gouvernement de Juan Manuel Santos ait augmenté le nombre de signatures de conventions collectives et de travailleurs/euses bénéficiaires en l’espace de trois ans (2010-2013), la négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.

Voir convention collective
demeure extrêmement marginale dans le système de relations de travail du pays. En effet, à peine 9,3% des travailleurs/euses adhérents aux caisses de compensation bénéficient d’une convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
.

Parmi les entreprises qui disposent d’une convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
(1449), le taux s’élève à tout juste 0,4% et, ce qui est plus inquiétant encore, dans à peine la moitié de ces entreprises la convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
de travail est négociée avec de véritables syndicats et des travailleurs/euses ayant une certaine autonomie.

Attentat contre le secrétaire de la CUT Bolívar19-05-2014

C’est grâce à l’intervention de son garde du corps que le dirigeant syndical Luis Alberto Plazas Vélez a échappé à la mort dans un attentat à Cartagena, dont il est sorti indemne.

Plazas Vélez est enseignant, membre du syndicat d’enseignants Sindicato Único de Educadores de Bolívar, et secrétaire général de la CUT Bolívar depuis six ans. Il dirige par ailleurs l’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. et la mobilisation des travailleurs/euses en situation irrégulière de Cartagena qui adhèrent à la UGTI Bolívar.

L’attentat, qui a eu lieu le 16 mai 2014, a coûté la vie à un des deux agresseurs à moto, touché d’une balle dans la poitrine suite à un tir de défense du garde du corps.

Attentat contre un dirigeant de Sinaltrainal18-06-2014

José Onofre Esquivel Luna, le vice-président de Sinaltrainal pour la section de Bugalagrande, a été blessé suite à une agression perpétrée par des tueurs à gages le 17 juin 2014 à Medellín.

Au cours de l’attaque, grâce à la réaction de l’escorte affectée à la protection du dirigeant syndical, un des agresseurs a trouvé la mort, un autre a été blessé et capturé, mais deux autres ont réussi à prendre la fuite. Un conducteur de bus qui passait au même moment a quant à lui reçu une balle dans la jambe.

Assassinat d’un syndicaliste du secteur de la palme15-05-2014

La direction nationale du syndicat de l’industrie agroalimentaire Sindicato de Trabajadores de la Industria Agropecuaria (SINTRAINAGRO) a dénoncé l’assassinat, le 9 mai 2014, de Tomás Rodríguez Cantillo, appartenant au comité ouvrier et négociateur de l’exploitation de palmiers à huile Candelaria y Arrocera de l’entreprise Emma Perfecta Lacouture. Le syndicaliste a été assassiné pendant que les travailleurs/euses syndiqués au SINTRAINAGRO menaient la négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.

Voir convention collective
autour de leurs revendications.

Un syndicat dénonce l’entreprise Agroban pour son attitude antisyndicale 06-05-2014

En avril 2014, le Sindicato Nacional de Trabajadores de la Industria Agropecuaria (SINTRAINAGRO) a décidé de convoquer une grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
dans l’entreprise Agroban, dans la région d’Urabá, après que la direction de l’entreprise a signé une convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
avec un syndicat minoritaire syndicat minoritaire Syndicat qui ne représente qu’une minorité des travailleurs au sein d’une unité de négociation. , sans tenir compte de la convention antérieure signée par le réel représentant syndical.

Dans un communiqué, le syndicat a dénoncé l’attitude irresponsable de Mme Claudia Argotes, représentante légale d’Agroban SAS, exploitation Las Chelas, en signant une convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
avec le syndicat SINTRACOL, malgré la convention déjà en vigueur avec le SINTRAINAGRO, organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. représentant la majorité des travailleurs/euses dans cette entreprise.

Selon le SINTRAINAGRO, Agroban cherche à restreindre les dispositions de la convention en vigueur, violant le système de convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
ainsi que le décret gouvernemental 89 de 2014.

Assassinat d’un dirigeant des communautés noires dans le département de Choco25-04-2014

Jesús Adán Quintó était l’un des dirigeants de la lutte pour les terres des communautés noires dans la région du Medio et Bajo Atrato, membre de la Mesa Departamental de Derechos Humanos (Bureau départemental des droits humains) et secrétaire des droits humains de la filiale de la CGT dans le département de Choco. Malgré les menaces connues contre Jesús Adán, l’Unité nationale de protection (UNP) lui avait restreint les mesures de protection.
La CGT avait demandé, à plusieurs reprises, que l’UNP rétablisse ces mesures mais n’a obtenu aucune réponse. Le dirigeant social et syndical a été assassiné le 9 avril 2014 dans la municipalité de Turbo, située dans la région d’Urabá (département d’Antioquia).
Lors d’une interview accordée cinq jours avant son décès, Jesús Adán Quintó avait indiqué qu’il se sentait menacé et craignait pour sa vie, en ayant déjà été victime de plusieurs atteintes à sa vie. Il avait également formulé des accusations graves contre le trafic de drogues dans la région d’Urabá.

Un grand syndicat du secteur public victime de bombes incendiaires17-04-2014

Le 16 avril 2014, des bombes incendiaires ont été lancées contre le siège de SINTRAEMCALI, le syndicat du secteur public de Calí, en Colombie. L’attaque s’est produite quelques jours après l’importante décision de justice du 11 avril, qui ordonnait au président colombien Juan Manuel Santos et au vice-président Angelino Garzón de demander pardon pour les crimes commis contre les syndicats SINTRAEMCALI, SINTRAUNICOL et SINTRATELEFONOS sous le gouvernement de l’ancien président Álvaro Uribe.

Le 21 mai 2014, à l’aube, le véhicule du vice-président de SINTRAEMCALI, José Reyes, a été incendié. C’est en essayant d’éteindre les flammes qui embrasaient son véhicule que le dirigeant syndical a été brûlé au deuxième degré à différentes parties du corps.

SINTRAEMCALI a fait l’objet de menaces et d’agressions de la part de groupes paramilitaires, en raison de son opposition au licenciement massif de travailleurs/euses du secteur public de Calí en 2004. Au cours de la décennie passée, au moins 15 membres de SINTRAEMCALI ont été contraints à l’exil, huit ont été assassinés et plus d’une centaine ont reçu des menaces. Le syndicat a également été la cible de « l’opération dragon », une tentative d’assassinat cautionnée par le gouvernement à l’encontre d’Alexander López Maya, alors président de SINTRAEMCALI et désormais sénateur, et contre d’autres défenseurs des droits humains de la région. Plusieurs membres des forces armées de Colombie sont en cours de jugement.

Prosegur impose un pacte collectif en proférant des menaces19-03-2014

En mars 2014, la multinationale espagnole Prosegur a imposé à nouveau un pacte collectif en « achetant » et en menaçant les travailleurs et travailleuses. Deux millions de pesos était la somme qu’elle a offert, cette fois, à chaque travailleur/euse syndiqué pour qu’il renonce au syndicat et à la convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
et qu’il accepte le pacte collectif qu’elle avait renouvelé en décembre 2013.
Une plainte pénale a été déposée par Fidel Hugo Alfonso, président du Sintravalores, syndicat de base de Prosegur, auprès du ministère public, à l’encontre du représentant légal de l’entreprise, pour violation de la liberté syndicale, qui constitue une infraction au regard du Code pénal. Il a, en outre, déposé une plainte administrative auprès du ministère du Travail, pour traitement discriminatoire, entrave à la liberté syndicale et violation de la convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
.

Des syndicalistes de Worldtex Caribe sont la cible de menaces06-03-2014

Le 2 mars 2014, les travailleurs de Worldtex Caribe, entreprise textile qui compte plus de 400 travailleurs établie dans la zone franche de La Candelaria, à Mamonal, Cartagena, affiliés au SINTRATEXTIL et à l’ASTRATEC, ont dénoncé les menaces de mort dont étaient la cible les présidents et trois autres membres des deux syndicats.
Une brochure a été déposée dans le casier d’un des syndicalistes menacés, situé dans les locaux de l’entreprise. Les menaces ont été proférées suite à une activité pacifique de protestation menée par les travailleurs à la suite du refus de l’entreprise de répondre au cahier de revendications qui lui avait été présenté en mars 2013 et face à l’augmentation salariale d’à peine 1,94 % pour 2014.

Attentat à la bombe contre une dirigeante syndicale11-02-2014

Le 10 février 2014, la Confederación General del Trabajo (CGT) a condamné l’attentat dont a été victime Elsa María Páez, membre des comités exécutifs de la CGT et de l’Unión de Trabajadores Penitenciarios del Inpec (UTP).

L’attentat a eu lieu à 10 heures du soir, le 9 février : les gardes de sécurité ont découvert une grenade puissante sur le toit de son véhicule, dissimulée dans un poulet. L’explosif a été découvert alors qu’Elsa María Páez se préparait à se reposer avec son jeune fils dans sa résidence dans le centre de la ville. Grâce à la précision et à la rapidité des spécialistes de l’Unité nationale de protection, l’attentat n’a causé aucun dégât ni blessé personne.

Il convient d’ajouter qu’Elsa María Páez a été menacée à de multiples reprises et qu’il y a plus d’un an, elle a reçu de sérieuses menaces de mort.

À Riohacha, les dirigeants du SINTRACARBON sont menacés24-01-2014

De juillet 2012 à janvier 2013, dans la municipalité de Riohacha (département de La Guajira), le président et le trésorier du Comité directeur national du Sindicato Nacional de Trabajadores de la Industria del Carbón (SINTRACARBON) ont été menacés ainsi que leur famille. Les dirigeants participaient à la commission qui représentait le syndicat lors des négociations collectives menées avec la société Carbones del Cerrejón Limited. D’après l’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. syndicale, ces pressions étaient destinées à limiter les actions de SINTRACARBON alors qu’il œuvre à défendre les droits des travailleurs et le développement de la région. Les intéressés ont demandé des mesures de protection, mais n’ont pas obtenu de réponse satisfaisante, cohérente et efficace par rapport à leurs nécessités particulières.

À Bucaramanga, une dirigeante syndicale reçoit des menaces de mort24-01-2014

La présidente départementale de l’Asociación Santandereana de Servidores Públicos (ASTDEMP) de la municipalité de Bucaramanga (département de Santander) a été menacée.

Le 8 avril 2013, le siège du syndicat a reçu une enveloppe contenant un pamphlet la désignant en tant que cible militaire et ennemie publique. Deux poupées étaient aussi jointes, représentant ses deux filles, l’une sans bras et l’autre sans jambe, le corps et la tête maculés de sang. Les menaces étaient signées par le groupe Comando Urbano de los Rastrojos. La dirigeante bénéficiait déjà de mesures de protection, mais a demandé qu’elles soient étendues à ses filles ; elle n’a encore reçu aucune réponse à sa demande.

Un dirigeant paysan assassiné à Galapa24-01-2014

Narciso Beltrán, membre de l’Asociación de Trabajadores del Campo (Asotracampo), une organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. paysanne affiliée à la Federación Agraria Nacional (FANAL), elle-même membre de la CGT, a été assassiné le 12 avril 2013, dans la municipalité de Galapa (Atlántico).

Narciso Beltrán avait été victime d’un déplacement forcé et une partie de son travail consistait à lutter pour la restitution des terres. Il aurait été tué par un groupe armé illégal, Ejército Anti Restitución de Tierras, composé de propriétaires terriens paramilitaires impliqués dans le trafic de drogues. Son père est le vice-président de l’association Asotracampo dont le projet collectif est de représenter plus de 130 familles qui occupent une partie de la ferme El Tamarino depuis 2001, ainsi que la défense du droit à la terre grâce à une restitution juste.

Selon Amnesty International, ces paysans ont été menacés par des groupes paramilitaires, notamment le 9 avril lorsqu’un paysan s’est entendu dire que « d’une façon ou d’une autre, vous partirez d’ici. Ces terres ont un propriétaire ».

Un enseignant assassiné à Bolívar24-01-2014

Leonardo García Morera, un enseignant membre du Sindicato Único de Trabajadores de la Educación del Valle (SUTEV), a été assassiné le 13 février 2013 dans la municipalité de Bolivar (Valle del Cauca).

Ayant débuté sa carrière quelques années auparavant, Leonardo travaillait dans le secteur éducatif public et donnait cours en primaire, dans l’établissement El Naranjal, au siège Benjamín Agredo, à El Catre, dans la municipalité de Bolívar (Valle).

Il a disparu à midi le 13 février et a été retrouvé mort dans la soirée. L’enseignant œuvrait socialement auprès de la communauté indigène Embera et il avait récemment fait des démarches auprès d’une organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. internationale pour poursuivre dans cette voie. Après son assassinat, une directrice de l’établissement où il travaillait a fait savoir qu’ils avaient eu connaissance de menaces à l’encontre de Leonardo et d’autres enseignants, et qu’ils en avaient fait part au procureur.

Antisyndicalisme à la raffinerie La Cabaña24-01-2014

La Raffinerie La Cabaña s’est opposée à l’officialisation de ses relations avec ses salariés en refusant de les engager directement. L’entreprise a aussi refusé de reconnaître la section du Sindicato Nacional de Trabajadores de la Industria Agropecuaria (Sintrainagro) et de discuter des revendications que l’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. lui avait transmises en décembre 2012. De plus, les pressions exercées sur les travailleurs se sont étendues à leur famille. Le 3 janvier 2013, 86 membres du personnel de la raffinerie La Cabaña ont été renvoyés, y compris des dirigeants du syndicat. Des travailleuses et des travailleurs affiliés à l’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. ont fait l’objet de menaces et le 28 janvier, Juan Carlos Pérez Muñoz, un militant syndical, a été assassiné dans la municipalité de Corinto (Cauca). En mars 2013, près de 400 travailleurs du secteur sucrier, membres de Sintrainagro, ont mené une grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
à la raffinerie La Cabaña.

Un dirigeant syndical agressé par les forces de sécurité15-01-2014

Le 10 janvier 2014, les employé(e)s de la centrale hydroélectrique de Caldas – membres du syndicat SINTRAELECOL-CUT, affilié à l’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. mondiale IndustriALL Global Union – ont organisé une manifestation pour revendiquer le droit à la mise en œuvre de leur convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
. Les manifestant(e)s ont également dénoncé les exactions commises par la société Empresas Públicas de Medellín (EPM) à l’encontre de la population de Caldas.

Les manifestant(e)s ont été brutalement pris à partie et violentés par la brigade anti-émeutes, l’Escuadrón Móvil Antidisturbios, qui a fait usage d’engins explosifs, l’un d’entre eux ayant gravement blessé plusieurs travailleurs/euses et des membres de leur famille. Parmi eux se trouvaient le président de la CUT et de SINTRAELECOL-Caldas, Arturo Oscar OROZCO, toujours hospitalisé dans un état jugé très sérieux, souffrant de graves blessures au niveau des yeux. Selon les informations disponibles, Arturo Orozco a perdu son œil gauche et les médecins font leur possible pour sauver son œil droit et reconstruire son visage.

C’est la quatrième fois qu’on attente à la vie d’Oscar Orozco, qui subit une véritable persécution de la part des instances de sécurité et de justice de l’État colombien, en particulier le bureau du procureur général. Ignorant délibérément son rôle de dirigeant syndical et de chef de file au sein de la communauté, le bureau du procureur a cherché à condamner Oscar Orozco en prétendant qu’il s’était lui-même infligé les blessures.

Responsable du syndicat de la brasserie assassiné15-01-2014

Luis Marin Rolong Ever, un responsable régional du Sindicato Nacional de Trabajadores Cerveceros de Bavaria (SINALTRACEBA) a été assassiné le 4 janvier 2014 par des hommes armés non identifiés, qui lui ont tirés dessus à six reprises alors qu’il attendait le bus dans la ville de Soledad.

Le jour suivant, le président de SINALTRACEBA, Rafael Maldonado Gamboa, a reçu des menaces de mort émanant d’un groupe paramilitaire lors de l’assemblée générale du syndicat.

Un dirigeant syndical de l’USO arrêté13-12-2013

Le 2 novembre 2013, Darío Cárdenas Pachón, vice-président de l’Unión Sindical Obrera (USO), a été arrêté à Villavicencio (Meta, Colombie) à la suite d’une décision de justice l’accusant d’obstruction des voies publiques, d’avoir porté atteinte à des ressources naturelles et endommagé intentionnellement des biens d’autrui.

L’USO a répété que son arrestation est le résultat d’un montage judiciaire pour empêcher le militant syndical de mener ses activités. D’autres dirigeants et leur famille subissent également une campagne de pamphlets et de calomnies, et font l’objet de menaces.

Politique antisyndicale chez BioFilm13-12-2013

Le 9 novembre 2013, l’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. syndicale SINTRABIOFILM a dénoncé les activités constantes de persécution, d’obstruction et de contraintes dont fait l’objet l’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. syndicale au sein de l’entreprise BIOFILM S.A. Le syndicat a affirmé que la société a refusé de discuter des revendications et que ses dirigeants ont été victimes de menaces de la part de groupes criminels.

Attentat contre le président de la CUT Caldas 10-12-2013

Le syndicat mondial IndustriALL a condamné l’attentat dont a été victime Óscar Arturo Orozco, président de la Central Unitaria de Trabajadores de Colombia (CUT) et du Sindicato de Trabajadores de la Energía de Colombia (SINTRAELECOL) à Caldas.

La nuit du 13 novembre, alors qu’Óscar Orozco circulait à bord d’un véhicule, il a essuyé des tirs qui ont brisé une vitre. Óscar Orozco a été blessé au visage et à la main gauche. À la suite de l’attaque, il a déposé une plainte auprès du procureur général de la nation et a demandé qu’une enquête balistique soit menée.

Óscar Orozco a déclaré que « cet acte lamentable est le dernier d’une série d’attaques que nous avons dénoncées au cours des derniers mois. Aujourd’hui, nous tenons le gouvernement responsable de notre intégrité physique et de nos vies. Nous exigeons que ces attaques fassent l’objet d’une enquête et que les responsables soient rapidement traduits en justice ».

Dans le département de Caldas, le dirigeant est connu pour ses luttes sociales et syndicales. Il a déjà été victime de quatre attentats ces dernières années, y compris des colis piégés. Le 4 août 2012, le président et les secrétaires de la CUT Caldas avaient été victimes d’un attentat alors qu’ils se rendaient à une réunion avec des marins pêcheurs et des mineurs dans le district d’Arauca. Personne n’a cherché à examiner le véhicule dans lequel ils se trouvaient ou à mener une enquête sur ce qui s’était passé. « Un an plus tard, le procureur a changé d’attitude et accuse désormais les victimes sur la base de tests qui indiquent sans doute un résultat faussement positif. Nous demandons à toutes les personnes qui nous soutiennent de suivre de près cette affaire, car il apparaît qu’après avoir pu échapper à une tentative d’assassinat, les victimes font face à la possibilité d’être emprisonnées par le procureur et le défenseur de la population », a déclaré un porte-parole du syndicat.

Un dirigeant d’un syndicat du secteur minier menacé17-10-2013

En octobre 2013, la Escuela Nacional Sindical (École nationale syndicale) de Colombie a dénoncé les menaces proférées contre Fredy Urrutia, président de la section de Zaragoza du Sindicato Nacional de Trabajadores de la Industria Minera, Petroquímica, Agrocombustibles y Energética (Sintramienergética). Les menaces ont commencé début juin, durant une grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
convoquée par le syndicat suite à l’absence de conclusion d’accord en matière de hausse salariale et d’amélioration des conditions de santé et de transport avec la société d’exploitation minière Operadora Minera SAS, du groupe Colpatria.

Grève de la faim des travailleurs chez Nestlé17-10-2013

Le 10 octobre 2013, les travailleurs de Nestlé affiliés au Sindicato Nacional de Trabajadores del Sistema Agroalimentario (Sinaltrainal) se sont enchaînés à l’entrée de l’usine à Bugalagrande et ont lancé une grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
de la faim, en réclamant à la multinationale l’application des conventions collectives et le respect de la dignité des travailleurs et du syndicat.

Assassinat d’un syndicaliste à Cali17-10-2013

Fernando Flórez Viveros a été assassiné le vendredi 27 septembre 2013, à son lieu de résidence dans le quartier Simón Bolívar de la ville de Cali. Fernando Viveros était président du syndicat SINDOEPAL, filiale de la CTC Valle.

Détention d’un dirigeant syndical de la CUT25-08-2013

Le dirigeant syndical Hubert de Jesús Ballesteros Gómez a été détenu le 25 août 2013. Membre du Comité exécutif de la CUT-Colombie, affiliée à la CSI et à la CSA, il a été détenu dans le cadre d’une grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
agraire nationale.

Drummond ne respecte pas le droit de grève19-08-2013

Le 19 août 2013, la Central Unitaria de Trabajadores de Colombia (CUT) a condamné l’intention de la multinationale Drummond de briser la grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
menée par ses travailleurs, en particulier ceux affiliés au syndicat Sintraminergética, ainsi que « la complicité » des autorités du travail avec l’entreprise. Selon le communiqué de la CUT, deux hauts fonctionnaires de la multinationale ont procédé à un vote pour mettre un terme à la grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
, avec l’appui du ministère du Travail, sans prendre en compte le fait que la grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
avait été convoquée par les syndicats de Drummond et qu’elle était organisée dans le respect de la Constitution, des lois du travail et des conventions internationales.

Pratiques anti-syndicales de l’entreprise Pacific Rubiales Energy24-09-2013

L’Union syndicale ouvrière (USO) a entamé le 30 mai 2013 des poursuites contre l’entreprise pétrolière multinationale PACIFIC RUBIALES ENERGY. Selon le syndicat, l’entreprise viole systématiquement les droits syndicaux des travailleurs de l’industrie pétrolière de la municipalité de Puerto Gaitán. Elle a ainsi renvoyé plus de 3000 travailleurs affiliés à l’USO qui avaient fait grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
pour exiger de meilleures conditions de travail.
D’après plusieurs témoins, les travailleurs doivent fournir une preuve de leur désaffiliation de l’USO pour pouvoir être engagés par les entreprises pétrolières qui oeuvrent dans la zone de Puerto Gaitán.

Licenciements de dirigeants syndicaux à l’EPS EmdiSalud13-08-2013

Le 13 août 2013, la Confederación General del Trabajo (CGT) a dénoncé les infractions commises par l’Empresa Mutual para el Desarrollo Integral de la Salud ESS (EmdiSalud EPS-S) de Tunja, suite au licenciement massif de travailleurs et de dirigeants syndicaux en représailles de la présentation d’un cahier de revendications.

Prosegur engage des poursuites pénales contre des syndicalistes31-08-2013

En août 2013, la multinationale Prosegur a engagé des poursuites pénales pour diffamation à l’encontre de huit travailleurs syndiqués, leur exigeant 500.000 USD d’indemnisation. Les travailleurs poursuivis sont Fidel Alfonso, président de Sintravalores, et sept dirigeants de la section de ce syndicat à Medellín, accusés de diffamation par deux directeurs de Prosegur pour avoir utilisé certaines expressions durant un rassemblement. En outre, deux d’entre eux sont accusés de dommages aux biens d’autrui, prétendument pour avoir écrit des slogans sur les murs.

Coca-Cola tente d’affaiblir la négociation collective26-07-2013

Le 26 juillet 2013, l’usine d’embouteillage de Coca-Cola à Medellín a licencié 132 travailleurs/euses sous-traités, dont 18 étaient syndiqués. Le syndicat Sinaltrainal a condamné ces licenciements qui visaient à empêcher les travailleurs/euses de négocier le cahier de revendications et à maintenir la précarité des salaires.

Tecsa refuse de négocier le cahier de revendications31-08-2012

En août 2012, au port de Buenaventura, Tecsa, entreprise sous-traitante de la Sociedad Portuaria, a refusé de négocier le cahier de revendications présenté par le syndicat Unión Portuaria, réclamant l’égalité des droits en termes de salaires et le recrutement direct des travailleurs qui sont employés depuis plus de cinq ans à travers des entreprises intermédiaires. Tecsa a licencié 117 travailleurs sous-traités qui avaient exigé un recrutement direct, tous d’ascendance africaine et syndiqués.

Harcèlement antisyndical chez Flexo Spring31-03-2013

En mars 2013, la Federación Nacional de Trabajadores de la Industria de las Artes Gráficas, Papeleros y Afines (Fédération nationale des travailleurs de l’industrie des arts graphiques, du papier et connexes - Fenalgrap) a dénoncé le harcèlement antisyndical dont est victime le Sindicato de Trabajadores de Flexo Spring S.A.S (Sintraflexospring). Fenalgrap a indiqué que, depuis la création de l’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. , l’entreprise a mené des actions de harcèlement et de pression à l’encontre des travailleurs/euses syndiqués, tout en empêchant de nouvelles affiliations à l’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. .

Attaque contre des chauffeurs de taxis lors d’un rassemblement pacifique03-07-2013

Le 3 juillet 2013, 16 chauffeurs de taxi membres du Sindicato Nacional de Trabajadores del Transporte (Syndicat national des travailleurs des transports - SNTT) ont été agressés et détenus par la police durant une manifestation pacifique à Cartagena.

Refus de négocier de bonne foi31-01-2013

Lorsque les travailleurs/euses de l’entreprise de distribution de matériel de construction, Sodimac, ont décidé d’établir un syndicat (Sintrasodimac), l’entreprise a immédiatement lancé une politique de harcèlement et a également imposé aux travailleurs/euses une convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
parallèle en vue de les encourager à se désaffilier.

Au port de Buenaventura, l’entreprise de la construction de la Société portuaire Tecsa a refusé de négocier le cahier de revendications présenté par le syndicat Unión Portuaria, réclamant une égalité des droits en termes de salaires et une embauche directe des travailleurs/euses employés depuis plus de cinq ans par le biais d’entreprises intermédiaires. Tecsa a licencié 117 travailleurs sous-traités qui avaient exigé d’être engagés directement ; ils étaient d’ascendance africaine et syndiqués.

Harcèlement antisyndical à l’encontre de coupeurs de canne à sucre 31-07-2013

En juillet 2013, la raffinerie de sucre Risaralda, qui fait partie du même groupe économique que les raffineries Incauca et Providencia, a lancé une persécution antisyndicale contre plus de 400 coupeurs de canne à sucre, les menaçant de licenciement. Profitant de sa position dominante, la raffinerie de sucre a incité ses sous-traitants PROCAÑA SAS, MATECAÑA SAS et l’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. syndicale SINTRAIDUBAL à contraindre les travailleurs/euses sous-traités à s’affilier à ce syndicat, au risque de ne pas voir leur contrat renouvelé.

Colpapel Kimberly refuse de négocier avec le syndicat30-06-2013

En juin 2013, après avoir épuisé la procédure d’arrangement direct durant la négociation entre le syndicat Sintrapulcar-Tocancipá, nouvellement créé, et la multinationale des États-Unis Colpapel Kimberly, les travailleurs/euses ont voté en faveur de la décision de saisir la Cour d’arbitrage arbitrage Mécanisme de résolution extrajudiciaire des litiges impliquant l’intervention d’un tiers neutre, qui peut être soit un arbitre unique, soit une commission d’arbitrage. Dans le cadre d’un arbitrage non contraignant, les parties en désaccord sont libres de rejeter la recommandation émise par le tiers. Si elles se soumettent à un arbitrage contraignant, elles sont alors liées par sa décision. On parlera d’arbitrage obligatoire lorsqu’il s’agit d’une procédure prescrite par la loi ou relevant d’une décision des autorités, à laquelle les parties ne se soumettent pas volontairement.

Voir conciliation, médiation
. Le vote a été effectué dans les quatre usines dont dispose l’entreprise dans le pays et l’entreprise a exercé une pression significative sur les travailleurs/euses pour qu’ils votent en faveur de la Cour, dans le cadre d’une stratégie visant à démanteler le syndicat.

Le métro de Medellín refuse de négocier avec les travailleurs31-07-2013

Il a fallu un mois et demi au métro de la ville de Medellín pour accepter de négocier avec le syndicat nouvellement créé. En juillet 2013, des 48 points du cahier de revendications présenté par le syndicat Sintrametro, l’entreprise n’a accepté de négocier que deux points relatifs à des questions de droit non respectées. La direction a gonflé les chiffres du coût des revendications afin de les rejeter.

Violation de la convention collective30-11-2012
Assassinat de syndicalistes31-07-2012

Au moins 18 syndicalistes ont été assassinés en Colombie et 359 ont reçu des menaces de mort en 2012.

En juillet 2012, Eder Tomás Cárdenas Chitiva, dirigeant syndical du SINDISPETROL, a été assassiné dans la ville de Paratebueno, Cundinamarca. Il faisait partie du groupe de travailleurs du consortium espagnol Masa Acciona, qui avait convoqué une assemblée permanente pour faire pression sur l’engagement de négociations. Selon des représentants syndicaux, depuis le début de l’assemblée permanente, les travailleurs/euses ont commencé à recevoir des menaces de mort de groupes armés.

Ingérence par les employeurs et discrimination antisyndicale31-03-2013

Le géant des télécommunications CLARO en Colombie est bien connu pour ses activités antisyndicales. Aucune organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. syndicale n’est présente à Comcel, une des entreprises du groupe. À Telmex-Colombia, qui fait également partie du même groupe, le Sindicato Nacional de Trabajadores de Telmex (Sintratelmex) ne compte que 190 travailleurs/euses affiliés. Malgré la situation fragile du Sintratelmex, l’entreprise a mis en œuvre une série de mesures antisyndicales visant à le faire disparaître, notamment le licenciement de dirigeants syndicaux.

Après avoir été ordonnée de réintégrer les travailleurs/euses licenciés abusivement pour avoir créé un syndicat, la Fundación Universitaria San Martín les a réintégrés mais en les affectant à des postes de travail inférieurs et séparés les unes des autres sur le campus universitaire.

Négociation collective très marginale31-12-2010

Au regard de plus d’un million d’entreprises et 19 millions de travailleurs/euses que compte le pays, la négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.

Voir convention collective
est un phénomène très marginal. Une baisse des négociations collectives a été enregistrée au cours des huit dernières années. Le gouvernement colombien n’a pris aucune mesure pour encourager une négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.

Voir convention collective
libre et de bonne foi. L’attitude antisyndicale généralisée est toujours de mise parmi les employeurs, avec des pratiques contraires à la bonne foi et à la négociation libre et volontaire, et les instruments juridiques ou administratifs pour parer à cette situation sont inadéquats ou inefficaces pour protéger le droit à la négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.

Voir convention collective
.

Maintien de l’impunité dans les crimes contre les syndicalistes31-12-2010

L’impunité concernant les crimes commis contre des syndicalistes reste un problème de taille. Seuls 25,5% des homicides donnent lieu à une enquête du parquet national, qui ne parvient à mener des investigations que dans 3% des autres cas de violence antisyndicale. Par ailleurs, le nombre de jugements est encore faible, ce qui maintient le taux d’impunité pour ce qui est des violations exercées contre des syndicalistes autour de 98%. Les enquêtes menées par la division spéciale du parquet jusqu’en février 2010 n’enregistrent pas des résultats importants. 1.344 cas ont été assignés à la division spéciale, mais en réalité, les recherches ne peuvent porter que sur 1.150 cas, 194 dossiers physiques étant introuvables.

Entre janvier 2002 et avril 2010, 296 arrêts relatifs à la violence syndicale ont été rendus à l’échelon national, dont 207 par les juges spécialisés dans les affaires de violence antisyndicale. Les jugements concernent 414 victimes, dont 254 sont des syndicalistes et 12, des membres de leur famille. Par ailleurs, 148 personnes sont des victimes indirectes de la violence antisyndicale mais qui n’avaient aucun rapport avec les syndicats.

Ces données indiquent qu’en dépit de l’augmentation du nombre de jugements, l’impunité reste très élevée. Dans les cas de disparition forcée, elle est terrifiante – un seul jugement sur 218 cas – ; quant à l’impunité de la violence non létale qui vise à l’intimidation et entrave la liberté syndicale, elle atteint presque 100%.

Non-respect persistant des recommandations de l’OIT31-12-2010

Il n’existe pas d’instrument juridique susceptible de garantir la mise en œuvre des recommandations des organes de contrôle de l’OIT Organisation internationale du travail Structure tripartite créée par les Nations Unies (ONU) en 1919 pour promouvoir de bonnes conditions de vie et de travail. Principale instance internationale chargée de développer et de contrôler les normes internationales du travail.

Voir tripartisme, Guide des droits syndicaux internationaux de la CSI
. Les mesures à prendre pour éviter ou faire face aux violations des conventions concernant la liberté syndicale sont donc laissées au bon vouloir du gouvernement. Les organisations syndicales se voient contraintes d’engager de nouvelles procédures juridiques afin d’obtenir le respect des recommandations de l’OIT Organisation internationale du travail Structure tripartite créée par les Nations Unies (ONU) en 1919 pour promouvoir de bonnes conditions de vie et de travail. Principale instance internationale chargée de développer et de contrôler les normes internationales du travail.

Voir tripartisme, Guide des droits syndicaux internationaux de la CSI
par le gouvernement. C’est le cas de Sintracruzroja Colombia, qui avait déposé une plainte auprès du Comité de la liberté syndicale en 2004. Comme celle-ci n’a pas été entendue par le gouvernement, une procédure judiciaire a été engagée, qui attend l’arrêt définitif de la Cour suprême depuis le 31 mars 2009.

L’exercice du droit de grève : une action syndicale et sociale31-12-2010

La tendance constatée les années précédentes se confirme : les actions de protestation menées par les travailleurs/euses non syndiqués et/ou du secteur informel ont augmenté. Il convient de citer celles des chauffeurs, transporteurs, conducteurs des chantiers, des chauffeurs de motos-taxis, des footballeurs, des 2.000 recycleurs qui ont manifesté à Bogotá comme l’ont fait les vendeurs et commerçants informels dans plusieurs villes colombiennes, des revendeurs d’essence et porteurs de bagages de la zone frontalière avec le Venezuela. Pour ne prendre qu’un exemple, rien que dans la ville de Medellín et ses environs, près de 15 manifestations ont été organisées par les conducteurs de bus urbains pour protester contre les constantes extorsions et atteintes à la vie, la liberté et l’intégrité de ces travailleurs.

Il convient de souligner la grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
du mois de février, effectuée par environ 140 travailleurs de la multinationale du secteur laitier DPA Nestlé (auparavant Cicolac, qui appartenait également à Nestlé). L’action, qui a duré 40 jours, a été déclenchée, entre autres, pour protester contre le refus de l’entreprise de faire aboutir le cahier de revendications présenté en décembre 2009. Cette grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
a été accompagnée d’une campagne médiatique de dénigrement pour faire pression sur les travailleurs.

Au mois d’octobre, l’Asociación de Trabajadores Enfermos de la Drummond-Puerto (Asotredp), ont manifesté devant le ministère de la Protection sociale et dénoncé leur grave condition de santé, entraînée par l’exercice de leur profession de mineurs. Les mineurs du bassin de Sinifaná, au sud-ouest du département d’Antioquia, se sont également mobilisés pour dénoncer la tragédie survenue cette année dans la commune d’Amagá, où 74 mineurs ont trouvé la mort.

Dans la commune de La Jagua de Ibirico, dans le département du Cesar, les travailleurs membres du Sindicato de Trabajadores de la Industria Minera y Energética (Sintramienergética) ont lancé au mois de juin une grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
qui durera 40 jours, à Carbones de La Jagua, entreprise appartenant à la multinationale suisse Glencore. La grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
a abouti à la signature de la convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
de travail. Dans les communes de Segovia et Remedios, dans le département d’Antioquia, plusieurs manifestations ont été organisées au mois de septembre, puis une grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
générale qui a vu s’impliquer les habitants de ces communes, pour défendre les titres de propriété de l’entreprise Frontino Gold Mines qui avaient été cédés aux travailleurs. Ces différentes mobilisations mettent en lumière les graves problèmes du secteur minier, avec leurs conséquences funestes sur l’environnement et la population, tout comme le fait que les intérêts du capital multinational priment sur les intérêts nationaux.

Pratiques qui empêchent la syndicalisation 30-11-2009

Le recrutement civil ainsi que les contrats de prestation de services, également appelés Ordres de prestation de services (OPS), rendent impossible pour les effectifs concernés d’adhérer à un syndicat car ils sont considérés comme des travailleurs relevant d’un régime juridique différent du droit du travail.

Augmentation de l’externalisation du travail30-11-2009

La sous-traitance, ou externalisation externalisation Pratique permettant à un employeur de confier une partie des activités de son entreprise à un intervenant extérieur. À ne pas confondre avec la sous-traitance (qui consiste pour l’intervenant extérieur à faire réaliser les travaux par d’autres intervenants). du travail, reste en plein essor, surtout du fait de la création des Coopératives de travail associé. Les associés ne sont en effet pas considérés comme des travailleurs, ils ne jouissent pas des droits fondamentaux consacrés dans la législation du travail car ils relèvent de la législation relative aux coopératives et non pas du droit du travail. Ils ne disposent pas non plus de la possibilité d’adhérer à un syndicat, entre autre raisons justement parce qu’ils n’ont pas le statut de travailleurs/euses.

La négociation collective reste limitée pour les employé(e)s de la fonction publique30-11-2009

Le gouvernement national persiste dans son refus de garantir le plein exercice du droit de négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.

Voir convention collective
pour les employé(e)s de la fonction publique, en dépit de la ratification par la Colombie des Conventions n°151 et n°154 de l’OIT Organisation internationale du travail Structure tripartite créée par les Nations Unies (ONU) en 1919 pour promouvoir de bonnes conditions de vie et de travail. Principale instance internationale chargée de développer et de contrôler les normes internationales du travail.

Voir tripartisme, Guide des droits syndicaux internationaux de la CSI
et de la promulgation du décret 535 de 2009, qui en réalité ne fait référence qu’à la concertation, en soi très différente à la négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.

Voir convention collective
.

Pactes collectifs30-11-2009

S’il est vrai que l’on a pu constater une légère augmentation du nombre de conventions collectives signées au cours de l’année 2009 (360, par rapport aux 280 signées en 2008 d’après les données du ministère de la Protection sociale), la Convention n°98 de l’OIT Organisation internationale du travail Structure tripartite créée par les Nations Unies (ONU) en 1919 pour promouvoir de bonnes conditions de vie et de travail. Principale instance internationale chargée de développer et de contrôler les normes internationales du travail.

Voir tripartisme, Guide des droits syndicaux internationaux de la CSI
est toujours violée. Cette année encore, 221 pactes collectifs ont été conclus (sans variation par rapport à l’année précédente) ; ceux-ci sont utilisés par les employeurs pour proposer de meilleures garanties aux salariés non-syndiqués et faire ainsi en sorte que les travailleuses et les travailleurs désistent de toute velléité syndicale.

© ITUC-CSI-IGB 2013 | www.ituc-csi.org | Contact Design by Pixeleyes.be - maps: jVectorMap