3 – Violations régulières des droits
L’indice CSI des droits dans le monde

Ghana

Les organisations affiliées à la CSI au Ghana sont la Ghana Federation of Labour (Fédération du travail du Ghana – GFL) et le Ghana Trades Union Congress (Confédération des syndicats du Ghana – GTUC).

En pratique

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Treize employés de la compagnie nationale du gaz licenciés et 32 mis à pied suite à une grève26-09-2016

Le 26 septembere 2016, treize employés de la compagnie nationale du gaz Ghana National Gas Company ont été licenciés, et 32 ont été mis à pied pour avoir participé à une grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
organisée par la section locale section locale Branche locale d’une organisation syndicale de haut niveau, telle qu’un syndicat national. du General Transport, Petroleum and Chemical Workers’ Union (Syndicat général des employés des transports, du pétrole et de la chimie – GTPCWU) pour protester contre les mauvaises conditions de travail et le niveau insuffisant de sécurité au sein de l’entreprise. Cependant, le 14 septembre, c’est-à-dire quelques jours seulement avant ces licenciements et mises à pied, lors d’une réunion avec le ministère de l’Emploi et des Relations de travail, la compagnie du gaz avait promis de ne pas agir de façon discriminatoire à l’égard des travailleurs qui avaient manifesté – elle a donc manqué à sa parole peu après.

Les employés de Mantrac Ghana obligés de rester affiliés au syndicat maison14-12-2016

En août 2016, la direction de Matrac Ghana a licencié près de 70 employé(e)s au motif qu’ils avaient quitté le syndicat maison syndicat maison Peut désigner soit un syndicat d’entreprise, soit un syndicat jaune. Industrial and Commercial Workers Union (ICU) pour adhérer au syndicat de mineurs Ghana Mine Workers Union (GMWU). Suite à ces licenciements, il a été proposé aux travailleurs de reprendre leur emploi, à condition qu’ils acceptent de signer l’interdiction de participer à une grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
pendant une période de six mois. La Commission nationale du travail s’est exprimée à ce sujet le 14 décembre 2016, en annonçant que les employés pouvaient de nouveau écrire pour démissionner de l’ICU. Il est signalé que la direction, en guise de réponse, a menacé les employés de procéder à une nouvelle vague de licenciements.

L’ICU proteste contre le lock-out et le comportement antisyndical de la société Crown11-02-2015

Le 27 janvier 2015, des travailleurs de Crown Cans Ghana Limited, spécialisée dans la production d’emballages métalliques pour l’industrie alimentaire, ont protesté devant les portes de la société. La direction avait en effet fermé les portes sans avis préalable. L’unique information a été donnée sous la forme d’un papier laissé à la porte disant que « l’usine était fermée jusqu’à nouvel ordre » et signé, en petit, « La direction ».

Pendant trois ans, l’Industrial and Commercial Workers’ Union (ICU) a rencontré des difficultés pour organiser ses activités au sein de l’usine et a été confronté à une forte résistance de la part de la direction. Lorsque le syndicat est enfin parvenu à organiser des travailleurs, la direction de l’entreprise s’est vengée en renvoyant tous les dirigeants de l’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. . Plus tard, Crown Cans a refusé de négocier avec l’ICU et a unilatéralement annoncé la fermeture de l’usine. Le syndicat a présenté le cas à la Commission nationale du travail (National Labour Commission, NLC) et Crown Cans a été obligée de négocier avec les représentants de l’ICU. Finalement, la direction, négociant de mauvaise foi, a informé le syndicat qu’elle ne serait disposée à négocier que lorsque les machines et les équipements auront été retirés de l’usine. De façon compréhensible au vu des précédentes expériences négatives, l’ICU a rejeté la proposition. Après l’échec des négociations, la NLC a demandé aux deux parties de choisir des médiateurs/arbitres pour permettre le dialogue. Seul l’ICU a respecté la demande de la NLC alors que l’entreprise a refusé de nommer un médiateur et a fait venir des grues dans l’usine pour retirer les machines et les équipements.

Sentuo Steel ne reconnaît pas le droit à la liberté syndicale de son personnel et l’exploite 12-03-2015

La société chinoise Sentuo Steel refuse que son personnel s’organise et adhère à un syndicat. La direction de l’entreprise a également trompé le syndicat qui essayait d’enquêter sur les conditions de travail en assurant que la personne au salaire le plus faible dans la société gagnait 1500 cedis ghanéens (345 euros), alors que les salaires mensuels ne dépassent pas 400 cedis (91 euros). La direction n’a pas augmenté les salaires depuis trois ans et n’a pas mis en place certaines indemnités essentielles, comme la prime de risque.

Licenciement de quinze travailleurs/euses qui avaient tenté d’adhérer à un syndicat16-02-2013

Quinze travailleurs/euses de Mobicrane Limited, fournisseur de pétrole et de gaz implanté à Takoradi, ont été licenciés parce qu’ils/elles auraient cherché à adhérer au General Transport and Petroleum and Chemical Workers Union (Syndicat général des travailleurs/euses des transports, du pétrole et de la chimie – GTPCWU) afin d’obtenir le pouvoir de négociation qui leur permettrait de discuter avec leur entreprise pour améliorer les conditions de travail.

Des travailleurs/euses du pétrole de Takoradi se voient refuser l’accès aux syndicats19-08-2013

Des compagnies pétrolières étrangères harcèlent et maltraitent les membres du General Transport, Petroleum and Chemical Workers Union (Syndicat général des travailleurs/euses des transports, du pétrole et de la chimie – GTPCWU), dans l’ouest du pays.

Ces entreprises refusent que leurs employé(e)s se syndiquent et tentent de les empêcher d’adhérer à un syndicat, en recourant à l’intimidation et au licenciement.

Certaines sociétés, telles que Africa Oil Field Services, ont refusé de signer un formulaire de vérification permettant aux employé(e)s d’adhérer à un syndicat. Abraham Harrison Afful, un des dirigeants des travailleurs/euses qui milite en faveur de la syndicalisation des travailleurs/euses, a été licencié sans raison valable.

Des travailleurs/euses exclus du droit à adhérer à un syndicat19-08-2013

Le Financial, Business and Services Employees Union (Syndicat des employé(e)s des finances, du commerce et des services – FBSEU) a remis le règlement et les statuts de son Comité de négociation permanent au Conseil du service parlementaire. Ce dernier a cependant refusé d’inscrire le règlement et les statuts du syndicat, au motif que les employé(e)s du service parlementaire n’avaient pas le droit de se syndiquer. Le FBSEU a adressé une requête auprès de la Commission nationale du travail qui a demandé aux deux parties de signer le règlement dans les 21 jours. Le Conseil du service parlementaire n’ayant pas respecté ce délai, la Commission a déposé une procédure d’exécution auprès de la Haute Cour. L’affaire est toujours en instance devant les tribunaux.

Discrimination à l’encontre de membres et dirigeant(e)s syndicaux05-06-2012

Jonas Koranteng-Smart, de l’Union of Industry, Commerce and Finance Workers (Syndicat des travailleurs/euses de l’industrie, du commerce et de la finance – UNICOF), affilié au Ghana Trades Union Congress (Congrès des syndicats du Ghana), a été licencié le 5 juin 2012 pour avoir envoyé un courrier électronique au personnel syndiqué au sujet des discussions de la 38e réunion générale annuelle de la Merchant Bank Ghana.

Quinze travailleurs/euses de Mobicrane Limited, fournisseur de gaz et de pétrole basé à Takoradi, ont été licenciés en février 2013 pour avoir tenté d’adhérer au General Transport and Petroleum and Chemical Workers Union (Syndicat général des travailleurs/euses des transports, du pétrole et de la chimie).

Violations persistantes dans les ZFE31-12-2011

Des employeurs des zones franches d’exportation (ZFE) ont résisté de façon systématique aux tentatives de syndicalisation de leurs employés, passant outre aux dispositions de la loi salariale de 2003. Blue Skies Products (Gh) Ltd (filiale de la société britannique Blue Skies Holdings), entreprise de traitement de fruits qui emploie plus d’un millier de travailleurs/euses dans les ZFE, a systématiquement refusé de reconnaître le syndicat de ses travailleurs, le Food and Allied Workers Union (FAWU).

Des employeurs ont recours à une décision judiciaire pour attenter aux droits syndicaux31-12-2010

La liberté d’association liberté d’association Droit de former des syndicats et de s’affilier au syndicat de son choix et droit pour ces organisations d’exercer leurs activités librement et sans interférences excessives.

Voir Guide des droits syndicaux internationaux de la CSI
, bien que protégée aux termes de la législation, est compromise par une décision du tribunal de grande instance d’Accra de 2008 concernant la société Ghana Telecommunications Limited (GT), qui permet aux employeurs d’embaucher et licencier sans devoir fournir de justification en cas de licenciement. Lors du rassemblement du Premier mai 2009, M. Kofi Asamoah, secrétaire général du Ghana Trades Union Congress (TUC) a averti que certains employeurs se servaient de la décision pour se débarrasser de travailleurs et de syndicalistes soi-disant problématiques.

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