2 – Violations réitérées des droits
L’indice CSI des droits dans le monde

Namibie

Les organisations affiliées à la CSI en Namibie sont le National Union of Namibian Workers (Syndicat National des Travailleurs/euses Namibiens – NUNW) et le Trade Union Congress of Namibia (Confédération Syndicale de Namibie – TUCNA).

En pratique

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Grève du personnel de Namib Mills contre des pratiques de travail injustes15-06-2015

Le 15 juin 2015, environ 200 travailleurs de Namib Mills ont mené une manifestation pacifique dans la société pour dénoncer des pratiques de travail injustes. Le personnel a aussi remis un cahier de revendications – notamment salariales – à la direction de Namib Mills.

Plus spécifiquement, la principale demande portait sur la réintégration de deux collègues renvoyés, Desmond Nunuge et Mwilima Yamba : le premier a été licencié pour de prétendues allégations de vol de sucre, alors que le second, un camionneur à Katima Mulilo, a perdu son emploi parce qu’il aurait volé des courroies à un client de Namib Mills.

Haingura Christian, un représentant du personnel, s’est opposé à ces accusations expliquant que Nunuge avait été renvoyé pour avoir faire prendre conscience de certaines pratiques abusives de la société à ses collègues et que le licenciement de Yamba était lié à une lettre d’information qu’il avait reçue de la Namibia National Labour Organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. (Nanlo), le syndicat représentant les travailleurs de Namib Mills. M. Haingura a ajouté que les travailleurs avaient remis une requête à la direction de Namib Mills en mai 2015, mais n’avaient reçu aucune réponse parce que la société ne reconnaissait pas la Nanlo comme le syndicat légitime du personnel ; bien qu’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. enregistrée, elle prétendait que ce n’était pas un vrai syndicat, mais plutôt une fédération de syndicats.

Des travailleurs de la mine d’uranium de Rio Tinto dénoncent les infractions au code de conduite de la société et son retour à l’apartheid14-08-2015

Le 14 août, des travailleurs de la mine d’uranium de Rössing de Rio Tinto, représentés par le Mineworkers Union of Namibia – MUN, ont organisé une manifestation et ont remis une pétition à la direction, dénonçant son comportement autoritaire. En juillet 2015, Rio Tinto a installé des équipements de surveillance dans les camions sans consulter les représentants des travailleurs, en violation du code de conduite de Rio Tinto (The way we work). La pétition aborde aussi le problème de la victimisation des représentants des travailleurs réclamant l’abandon des poursuites à l’encontre des salariés qui ont protesté contre l’installation de ces équipements et exigeant de la société qu’elle respecte le code de conduite et qu’elle traite son personnel avec respect.

Le comportement de Rio Tinto, mettant en danger la vie des travailleurs et menaçant leur droit de négocier collectivement, a été souligné dans le rapport d’IndustriAll : Rio Tinto – The way it really works. En 2015, des décès sont survenus au sein de la société au Canada, au Chili, en Indonésie, à Madagascar et en Afrique du Sud ; elle avait aussi commis des infractions aux droits fondamentaux des travailleurs – liberté syndicale, lieu de travail sûr et sécurité des personnes – ainsi que des violations des droits des populations autochtones (par exemple, consentement préalable, libre et éclairé ; liberté religieuse et culturelle, avantages des ressources d’exploitation) dans différents pays.

Mise à pied de 50 travailleurs à la compagnie minière Purity Manganese suite à une grève01-03-2015

La compagnie minière Purity Manganese a mis à pied 50 employé(e)s en mars 2015 au motif que la grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

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était illégale. Ils avaient cessé le travail après le décès d’un collègue de 33 ans, Charles Tuandi, des suites d’un accident du travail, lors duquel son bras avait fortement percuté une vitre sur le site de l’entreprise. Les travailleurs/euses protestaient également contre la direction parce qu’elle refusait de reconnaître leur syndicat, Mineworkers Union of Namibia (Syndicat des mineurs de Namibie – MUN), qu’elle retardait le paiement des salaires et accumulait les mauvais résultats en termes de santé et de sécurité au travail.

L’entreprise a unilatéralement réduit de moitié le nombre habituel d’heures de travail fin 2014, invoquant des difficultés financières. Elle a fermé entre le 27 novembre 2014 et le 12 janvier 2015 et les travailleurs n’ont pas perçu leur salaire. Lorsque les employés ont demandé à être payés, ils ont dû faire face aux agents de police appelés par l’entreprise.

« Compte tenu du retard des salaires, certains travailleurs ont contracté des dettes, ou n’ont pas pu honorer leurs paiements et, en définitive, ont été fichés comme mauvais créditeurs. Les cotisations de retraite déduites de leurs salaires n’ont pas été versées aux prestataires de services, et les polices ont été annulées pour défaut de paiement », explique le secrétaire général du MUN, Ebben Zarondo.

Zarondo précise que ces problèmes ont été signalés au ministère du Travail mais qu’aucune action n’a été entreprise contre la compagnie minière. En outre, depuis 15 ans que la mine existe, cinq employés sont décédés au travail et l’entreprise a refusé, dans la majeure partie des cas, de verser une indemnisation aux proches.

Tentative d’entrave à l’exercice du droit de grève dans une compagnie minière16-02-2015

Le président régional du Mineworkers Union of Namibia (Syndicat des mineurs de Namibie), John Ndeutepo, a accusé la compagnie minière B&E International Namibia de chercher à empêcher une grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

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. Le 16 février 2015, les employé(e)s de la mine ont interrompu le travail, 199 membres syndicaux ayant voté en faveur de la grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

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. L’entreprise a essayé de les fragiliser en passant des accords individuels au sein du groupe de négociation et en corrompant les employés pour qu’ils n’exercent pas leur droit de grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

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, en échange d’une augmentation de salaire avec effet rétroactif à partir de fin février. Les travailleurs/euses demandaient une augmentation de 12 à 20% de leur salaire de base, une aide médicale, une indemnité de déplacement et une prime. L’entreprise a proposé une hausse de salaire de 15% et 300 NAD d’aide médicale.

Mise à pied de délégués syndicaux08-12-2014

Le lundi 8 décembre 2014, Namibia Beverages, producteur et embouteilleur de Coca-Cola en Namibie, a mis à pied deux délégués syndicaux, simplement désignés sous le nom de Johannes et Abraham, suite à une action syndicale visant à dénoncer les problèmes des travailleurs/euses, à savoir la persécution et l’exploitation dont ils faisaient l’objet, uniquement en raison de leur couleur de peau. Les travailleurs ont organisé une manifestation devant l’entreprise le jeudi 11 décembre 2014 pour protester contre la mise à pied des deux délégués et demander une enquête sur le comportement de la direction.

La First National Bank contourne le syndicat10-07-2013

Suite à l’échec des négociations entre la First National Bank (FNB) et le Namibia Bank and Allied Workers Union (Syndicat de la Banque de Namibie et des Travailleurs/euses Assimilés – NBWU), la direction a annoncé qu’elle négocierait les augmentations de salaire avec les travailleurs/euses individuels. Le syndicat a déclaré que cette mesure était contraire à l’accord de reconnaissance reconnaissance Désignation d’un syndicat par un organisme gouvernemental comme agent négociateur représentant les travailleurs au sein d’une unité de négociation, ou fait pour la direction d’accepter que ses travailleurs puissent être représentés collectivement par un syndicat. passé entre la FNB et le syndicat. Par ailleurs, la banque a recouru à des pratiques de travail injustes pendant les négociations en menaçant et en intimidant les travailleurs/euses syndiqués.

Des travailleurs/euses inquiets pour leurs droits31-12-2011

Des syndicats et des travailleurs/euses ont fait part de leurs vives inquiétudes par rapport à l’attitude de certaines sociétés chinoises du secteur de la construction qui bafouent régulièrement les droits de la main-d’œuvre et la législation nationale du travail, comme ce fut le cas avec New Era Investments (voir les violations des droits syndicaux de 2012). Soixante à soixante-dix pour cent des appels d’offres dans la construction sont remportés par des sociétés chinoises.

Hostilité des employeurs/euses31-12-2010

Les entreprises sont connues pour être en général très hostiles aux syndicats et pour leur refus de les reconnaître, de leur laisser mener leurs activités sur les lieux de travail ou d’entamer des négociations collectives avec elles. Cette tendance se manifeste surtout dans les zones franches d’exportation. Les catégories les plus exposées aux violations des droits syndicaux sont les ouvriers/ères agricoles et le personnel domestique.

Discrimination contre des syndicats indépendants30-11-2008

Les organisations syndicales qui ne sont pas affiliées à l’Organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. du Peuple du Sud-Ouest Africain (SWAPO) au pouvoir continuent d’être marginalisées. Seuls des représentants du Syndicat National des Travailleurs Namibiens (NUNW) siègent aux conseils d’administration de la Commission de la Sécurité Sociale et du Fonds de Pension des institutions gouvernementales.

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