4 – Violations systématiques des droits
L’indice CSI des droits dans le monde

Pérou

Les organisations affiliées à la CSI au Pérou sont la Central Autónoma de Trabajadores del Perú (CATP) et la Central Unitaria de Trabajadores del Perú (CUT).

En pratique

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Harcèlement, discrimination et agression des membres syndicaux de Monsanto 31-12-2016

Au cours de l’année 2016, des membres du syndicat des travailleurs et travailleuses de l’entreprise Monsanto ont subi divers types de harcèlement ou de discrimination, des agressions et des attaques de la part de l’entreprise.

La direction a menacé des travailleurs de ne plus les embaucher lors des suivantes campagnes de récolte ou des les transférer à d’autres lignes de production s’ils entraient en contact avec des dirigeants syndicaux. Ce traitement discriminatoire est rendu possible par le caractère saisonnier et intermittent des contrats. Une autre discrimination à l’égard des membres syndicaux prend la forme du refus par la direction des demandes de congé, d’évaluations négatives, d’affectations à des travaux additionnels et de non-paiement des heures supplémentaires.

Les travailleurs ont fait état de l’ingérence indue de l’entreprise, laquelle met en œuvre une campagne de désinformation sur les activités des dirigeants syndicaux et la manière dont le syndicat réalise ses réunions, afin de saper la confiance des travailleurs à l’égard du syndicat. De même, la direction a entravé les négociations collectives et recouru à des mesures dilatoires.

Enfin, l’entreprise a fait parvenir des lettres notariées à l’ensemble du comité exécutif, les menaçant de poursuites s’ils ne divulguaient pas le nom de l’administrateur de la page Facebook du syndicat, et censurant en outre le contenu de cette page.

En dépit des amendes imposées à l’entreprise par la Superintendance nationale de surveillance du travail (Superintendencia Nacional de Fiscalización del Trabajo, Sunafil), les irrégularités se poursuivent.

Sintrarimac dénonce des licenciements, persécutions et attaques21-04-2017

Tout au long de l’année 2016, les membres du syndicat des travailleurs de l’entreprise (Sintrarimac) ont été victimes de licenciements antisyndicaux, de persécutions, de menaces sur leur emploi, de harcèlement et de traitements discriminatoires de la part de leur entreprise. Six adhérents et fondateurs du syndicat, de la division technologique, ont été licenciés abusivement, après avoir été obligés de changer de lieu de travail de Lima vers différentes provinces. Des travailleurs licenciés en 2014 ont entamé un procès en justice pour obtenir leur réintégration, mais Rimac a recouru à des procédures dilatoires et la prochaine audience devrait se tenir en juin 2017.

En outre, l’entreprise a envoyé des lettres notariées au comité exécutif du syndicat, demandant à connaître l’identité de l’administrateur de la page Facebook du syndicat sous peine de saisir la justice pénale. De même, les travailleurs qui ont des relations avec le syndicat ou qui y adhèrent obtiennent les plus faibles évaluations annuelles de performance, ce qui les empêche d’accéder à des promotions ou d’obtenir certains congés, preuve flagrante de harcèlement et de discrimination. L’on est en présence d’une ingérence de la part de l’entreprise sous la forme de correspondances et de communications infondées qui désinforment les travailleurs.

Les membres du comité sont réprimandés pour avoir assisté à des réunions de conciliation conciliation Tentative par un tiers neutre ou un conciliateur de favoriser la résolution d’un conflit du travail par la discussion, des conseils ou une reformulation des problèmes afin d’amener les parties en conflit à aplanir leurs divergences. Le conciliateur ne joue pas un rôle aussi actif qu’un médiateur ou un arbitre.


Voir arbitrage, médiation
, et rencontrent de grosses difficultés lorsqu’ils demandent un congé syndical.

Rimac Seguros et Rimac EPS ont toujours été réticentes à reconnaître le syndicat ou les négociations. Alors qu’une demande de négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.

Voir convention collective
avait été présentée en avril 2015, ces entreprises ne cessent de la repousser en opposant des recours au principe de traitement direct, de conciliation conciliation Tentative par un tiers neutre ou un conciliateur de favoriser la résolution d’un conflit du travail par la discussion, des conseils ou une reformulation des problèmes afin d’amener les parties en conflit à aplanir leurs divergences. Le conciliateur ne joue pas un rôle aussi actif qu’un médiateur ou un arbitre.


Voir arbitrage, médiation
ou d’arbitrage arbitrage Mécanisme de résolution extrajudiciaire des litiges impliquant l’intervention d’un tiers neutre, qui peut être soit un arbitre unique, soit une commission d’arbitrage. Dans le cadre d’un arbitrage non contraignant, les parties en désaccord sont libres de rejeter la recommandation émise par le tiers. Si elles se soumettent à un arbitrage contraignant, elles sont alors liées par sa décision. On parlera d’arbitrage obligatoire lorsqu’il s’agit d’une procédure prescrite par la loi ou relevant d’une décision des autorités, à laquelle les parties ne se soumettent pas volontairement.

Voir conciliation, médiation
potestatif.

Enfin, les travailleurs dénoncent le non respect par ces entreprises des ordonnances de la Superintendance nationale de surveillance du travail (Superintendencia Nacional de Fiscalización del Trabajo, Sunafil) ; lorsque cette dernière leur impose des amendes, elles se contentent de les payer sans pour autant remédier aux irrégularités.

Licenciements chez Medifarma par représailles suite à la constitution du syndicat03-03-2017

Le 3 mars 2017, l’entreprise Medifarma a licencié trois travailleurs et envoyé des lettres de préavis de licenciement à 17 autres, lesquels avaient constitué le Sindicato Único de Trabajadores de Medifarma (Syndicat unique des travailleurs de Medifarma, Sutramed) qui avait été reconnu par le ministère du Travail et de Promotion de l’emploi (MTPE) le 5 février 2017. Les travailleurs et travailleuses de cette entreprise transnationale au capital péruvien ont organisé une manifestation devant le MTPE pour exiger la réintégration des travailleurs licenciés et la fin des attaques contre leur syndicat.

Assassinat d’un dirigeant syndical dans le secteur de la construction27-11-2014

Le 25 novembre 2014, le dirigeant syndical Carlos Malásquez Bastante a été assassiné. Il appartenait à un syndicat affilié à la Federación de Trabajadores de Construcción Civil del Perú (Fédération des travailleurs de la construction civile du Pérou – FTCCP). José Villanueva Carbajal, le dirigeant de la FTCCP, précise que des inconnus ont ouvert le feu sur Carlos Malásquez dans le port de Callao, à Lima. Villanueva explique que la fédération avait signalé que Malásquez faisait l’objet de menaces, sans pour autant obtenir la protection qu’elle avait sollicitée pour lui.
D’après Villanueva, cet assassinat a été commis en représailles aux dénonciations répétées de Carlos Malásquez au sujet des activités criminelles et crapuleuses des pseudo-syndicats du secteur de la construction, créés pour faire disparaître les organisations syndicales légitimes à l’époque du gouvernement d’Alan García.
Le secrétaire général de la Confederación General de Trabajadores del Perú (Confédération générale des travailleurs du Pérou – CGTP), Mario Huamán, a accusé à plusieurs reprises l’ancien gouvernement d’Alan García d’avoir favorisé l’existence de syndicats parallèles, ce qui a facilité l’enregistrement de syndicats dépourvus de représentativité, y compris des syndicats aux activités criminelles.
D’après la CGTP, ces dernières années, 15 dirigeants syndicaux ont été assassinés dans le secteur de la construction civile.

Des réformes du travail qui aggravent le travail précaire30-01-2015

En novembre 2014, le Congrès péruvien a approuvé une loi qui permet de révoquer jusqu’à 5% des employé(e)s d’une entreprise qui déclare que sa viabilité économique est menacée. Un mois plus tard, la loi 30.288 était approuvée au sujet du travail des jeunes, autorisant de nouvelles réductions.

Pendant le mois de janvier 2015, les syndicats d’ouvriers et d’étudiants ont organisé des mobilisations et des manifestations pour protester contre ces initiatives qui précarisent et font régresser les droits du travail. Le 15 janvier 2015, la police a violemment réprimé la mobilisation syndicale et étudiante ; plusieurs personnes ont été blessées et d’autres ont été arrêtées.

Fin janvier 2015, les travailleurs péruviens ont manifesté leur satisfaction suite à l’abrogation de la loi sur le travail des jeunes au Congrès, mais ils sont restés mobilisés contre une autre norme qui bafouait tout autant les droits du travail.

Licenciement antisyndical dans une entreprise d’hydrocarbures24-03-2015

Le 24 mars 2015, le dirigeant syndical Julio Rodríguez La Chira, secrétaire général de la Federación Nacional de Hidrocarburos del Perú (FENANHID Pérou) a fait l’objet d’un licenciement arbitraire. D’après la centrale syndicale centrale syndicale Organisation centrale regroupant à l’échelon national, régional ou local des syndicats qui lui sont affiliés. Renvoie le plus souvent à une fédération nationale ou à une confédération. Central Autónoma de Trabajadores del Perú (CATP), ce licenciement constitue un acte antisyndical de la part de l’entreprise SAVIA Perú S.A., spécialisée dans la prospection et la production d’hydrocarbures.
Bien que l’entreprise connaisse parfaitement la situation de représentant syndical de Julio Rodríguez, elle n’a pas hésité à le licencier de manière arbitraire, employant cette stratégie antisyndicale pour limiter les adhésions syndicales et intimider les autres travailleurs/euses.

Nestlé ne respecte pas la convention collective30-05-2015

Le secrétaire général du syndicat des employé(e)s de Nestlé au Pérou (SUNTRANEP), Alexander Caballero, accuse l’entreprise de ne pas accorder le grade de responsable de la production aux employés qui accomplissent cette fonction depuis une décennie, ce qui est contraire à une disposition de la convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
en vigueur.

Pour sa part, la société multinationale explique que pour accéder à ce grade, les travailleurs doivent passer des examens afin d’être habilités à effectuer le travail qu’ils font déjà depuis dix ans.

Caballero fait remarquer qu’il s’agit en fait d’une stratégie de Nestlé pour pouvoir licencier ces ouvriers et les remplacer par d’autres, qui seraient payés beaucoup moins cher. À ce jour, l’entreprise continue d’enfreindre la convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
en refusant de promouvoir ces employés de plus d’une dizaine d’années d’expérience, comme le prévoit la convention.

Attitude antisyndicale des entrepreneurs de Telefónica30-12-2015

Au cours de l’année 2015, le conflit de travail s’est poursuivi entre les syndicats et les entreprises prestataires de la multinationale Telefónica au Pérou : ITETE, CALATEL, le consortium Antonio Lari Mantto. Ces entreprises pratiquent non seulement la discrimination à l’égard de leurs employé(e)s en refusant toute négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.

Voir convention collective
, mais en plus elles s’opposent aux revendications des organisations syndicales, administrativement et judiciairement.

Ces prestataires rejettent systématiquement toute représentation syndicale et refusent de procéder aux déductions syndicales, ce qui porte préjudice à la viabilité des organisations syndicales.

Attentat et menaces contre des dirigeants syndicaux de la construction civile10-02-2016

Le Secrétariat exécutif national de la Confederación General de Trabajadores del Perú (Confédération générale des travailleurs du Pérou – CGTP) a condamné la violence et les attentats criminels contre les travailleurs/euses et les dirigeants de la Federación de Trabajadores en Construcción Civil del Perú (Fédération des travailleurs de la construction civile du Pérou – FTCCP).

Manuel Coronado Lino, secrétaire général de la CGTP dans la région de Loreto et dirigeant national de la CGTP, a été victime d’un attentat en février 2016 : une bombe a explosé devant son domicile, mettant en péril sa vie et sa santé, et toute sa famille.

D’après la CGTP, le même mois, Wilmer Zegarra Bonilla, secrétaire de l’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. de la CGTP dans la région de Lambayeque et secrétaire du syndicat de la construction Sindicato Regional de Construcción Civil, a reçu des menaces de mort et a été continuellement harcelé et persécuté par des inconnus.
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Pratiques antisyndicales et licenciements arbitraires chez Talsa30-03-2016

En mars 2016, l’entreprise agroindustrielle Talsa, qui appartient au groupe Rocío – une des plus grandes entreprises péruviennes exportatrices spécialisée dans la production d’asperges, d’airelles, d’artichauts et d’avocats – a licencié arbitrairement tous les dirigeants du syndicat des employé(e)s de Talsa, Sindicato de Trabajadores de Empresa Talsa (SITETSA), qu’elle accusait pénalement d’avoir falsifié des signatures sur un compte rendu de réunion qui avait eu lieu en 2013 pour changer le groupe de dirigeants du syndicat. Dans le but de discréditer et de poursuivre les dirigeants syndicaux, l’entreprise a embauché un des avocats qui a défendu l’ex-président Alberto Fujimori.

Les dirigeants syndicaux pensent avoir été licenciés en représailles aux problèmes qu’ils avaient régulièrement dénoncés concernant les mauvaises conditions de santé et de sécurité au travail dans l’entreprise. D’après le syndicat, suite à ces licenciements, l’entreprise a commencé à exercer de fortes pressions sur les employés et à les menacer pour les inciter à quitter le syndicat.

Un mort durant une grève dans la mine de fer de Nazca 31-05-2015

Un travailleur a perdu la vie et 200 autres auraient été blessés lorsque la police a tiré des coups de feu contre les mineurs en grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
qui bloquaient une autoroute près de la mine de fer de Shougang Hierro Peru à Marcona, province de Nazca, dans la région côtière d’Ica, Pérou, le 25 mai. Un autre travailleur au moins a été blessé par balle. Les vidéos diffusées dans les médias au Pérou montrent que les travailleurs criaient « ne tirez pas, ne tirez pas » aux forces de la police nationale. La grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
avait été convoquée par la fédération syndicale FNTMMSP pour protester contre le licenciement de plus de 80 travailleurs par le sous-traitant Coopsol. Les grévistes appuyaient également les revendications de la communauté concernant une réduction des tarifs de l’électricité et un projet d’eau potable. Les 963 travailleurs à la mine ont participé à la grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
et l’entreprise n’a pas engagé de travailleurs sous contrat pour les remplacer alors qu’elle poursuivait les pourparlers avec la FNTMMSP. Le 18 mai, la FNTMMSP a convoqué une grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
nationale pour protester contre les décrets du gouvernement permettant un plus grand recours aux sous-traitants dans le secteur minier. La FNTMMSP a suspendu la grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
nationale le 27 mai. Le complexe de Marcona, la plus grande mine de fer du Pérou, est détenu par le plus grand producteur de fer de la Chine, le groupe Shougang. La mine avait également été paralysée par des grèves en 2009 et en 2007.

Licenciements antisyndicaux chez Topy Top30-04-2015

En avril 2015, au cours des négociations d’une nouvelle convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
, l’entreprise Topy Top a licencié Huber Amed Albújar, secrétaire du syndicat SINTOTTSA.
L’entreprise a également licencié 12 autres membres du syndicat, dont cinq bénéficiaient de l’immunité contre le licenciement.
Albújar a été un critique virulent de l’exploitation des contrats à court terme et un ferme défenseur des droits des travailleurs au sein de l’entreprise. Ce n’est pas la première fois que Topy Top a tenté de s’en débarrasser.
Il est à présent accusé d’avoir commis quatre infractions présumées, qu’il récuse.

Un dirigeant syndical hospitalisé après avoir été agressé 12-09-2014

En septembre 2014, Luis Cárdenas, un dirigeant syndical dans la compagnie de sécurité Prosegur, a été victime d’une agression brutale et violente près de son domicile au Pérou, pendant son temps libre. Le dirigeant a dû être hospitalisé après avoir été la cible d’une agression au cours de laquelle un criminel anonyme l’a frappé à la tête avec une pierre.
L’agresseur n’a emporté aucun bien personnel de Luis Cárdenas, ce qui laisse supposer qu’il a été pris pour cible uniquement car il était un dirigeant syndical. Un mois plus tôt, des dépliants avaient été distribués au personnel de Prosegur, désignant Cardenas comme un dirigeant syndical et l’accusant à tort de détourner des fonds syndicaux

Intimidation contre un responsable syndical par LAN et TAM Airlines 24-06-2014

Le 21 juin 2014, Juan Carlos Talavera Flores, chef du service de presse du syndicat SITALANPE au Pérou, a informé qu’il avait fait l’objet d’une détention. Dirigeant de la campagne de solidarité internationale pour protéger les normes de l’aviation en Amérique du Sud, il a été arrêté alors qu’il distribuait des brochures d’information à l’aéroport Jorge Chávez à Lima et qu’il répondait aux questions posées par les passagers au sujet des prochaines mobilisations et grèves dans les compagnies LAN et TAM Airlines.

Des attaques contre des travailleurs de l’entreprise Risk Control23-04-2014

En avril 2014, le syndicat représentant les travailleurs à l’entreprise Risk Control, le Sindicato de Trabajadores de la Empresa Risk Control, du secteur pétrolier, a dénoncé les agressions physiques et les atteintes à la vie et à la santé de ses membres. Ces faits se sont produits alors qu’ils fournissaient des services de surveillance dans les oléoducs de l’entreprise Savia Perú.

Le syndicat a, par ailleurs, dénoncé l’absence d’inspecteurs du travail dans la ville de Talara et le refus de l’entreprise de fournir les rapports d’évaluation des cahiers de revendications des années 2012 et 2013.

Selon le syndicat, les administrateurs de l’entreprise n’ont pas effectué les procédures légales établies dans la mesure où les faits n’ont pas été dénoncés auprès de la police nationale et des autres autorités compétentes.

Quant aux fonctionnaires du gouvernement régional de Piura, ils ont refusé d’ordonner de demander la présence d’inspecteurs de travail.

Petrex ne négocie pas de bonne foi avec les travailleurs du secteur pétrolier23-04-2014

En octobre 2013, le Sindicato General de Trabajadores de la Empresa PETREX S.A. (Syndicat général des travailleurs de l’entreprise PETREX S.A. - SIGETRAPETREX), affilié à la Central Autónoma de Trabajadores del Perú (Centrale autonome des travailleurs du Pérou - CATP), a entamé l’étape de négociations directes dans le cadre de la négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.

Voir convention collective
et a demandé à l’entreprise les documents comptables nécessaires pour connaître l’état des profits et pertes. Toutefois, en avril 2014, l’Autorité administrative du Travail n’avait toujours pas fourni le rapport en question.

En avril 2014, une réunion s’est tenue entre le SIGETRAPETREX et l’entreprise, qui n’a accepté aucune des clauses présentées par les travailleurs. Les directeurs de l’entreprise savaient que le syndicat ne disposait pas des bilans et des autres documents comptables durant la négociation. PETREX appartient au groupe économique SAIPEM, composé de PETREX S.A. et d’ENI GROUP, à capitaux italiens.

Répression antisyndicale dans le secteur agro-industriel péruvien19-03-2014

Camposol est l’une des principales entreprises agro-industrielles au Pérou. Elle est également l’une des entreprises les plus résolument antisyndicales. Le 13 mars, un jour après le lancement d’une mobilisation en vue de la présentation de revendications syndicales, les travailleurs/euses de l’entreprise ont été violemment agressés par la police, dont 18 ont été détenus et une dirigeante syndicale a dû être hospitalisée après avoir subi de graves blessures à la tête.
Le Sindicato de Trabajadores de la Empresa Camposol S.A. (SITECASA) avait décidé de se mobiliser après avoir épuisé toutes les instances de négociation, « fatigué des promesses non tenues, du mauvais traitement, des licenciements et de la politique répressive » de la direction de l’entreprise.
Le jeudi 13 mars dans l’après-midi, un groupe de travailleurs était assis à l’entrée du site industriel de l’entreprise, dans la localité de Chao, dans le cadre de l’application d’une mesure syndicale. En réponse à l’appel de la direction, des agents de la police nationale se sont rendus sur les lieux à l’improviste, déterminés à dégager l’entrée à tout prix.
Selon des témoignages, l’attitude de la police était « sauvage ». Frappée à la tête, la dirigeante syndicale Carmen Silvestre a été hospitalisée dans un premier temps au centre médical de Chao et a ensuite été transférée à l’hôpital EsSalud à Viru. Dix-huit autres travailleurs ont été détenus, dont le secrétaire général du SITECASA, Felipe Arteaga Saavedra, son prédécesseur Santos Garro Rojas, et les anciens dirigeants Elmer Riveros Escobal et Teresa Cóndor Cotrina.

Saturno licencie des dirigeants syndicaux13-02-2014

La direction de l’entreprise agroindustrielle Saturno, située dans le district de Chulucanas, a licencié les dirigeants syndicaux Mercedes Camacho Juárez et Luis Alberto Manrique Santos, qui occupaient, depuis novembre 2013, respectivement les fonctions de secrétaire de la femme et de secrétaire de l’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. du Sindicato de Trabajadores Agrarios del Perú (SITAG). L’entreprise a invoqué l’expiration des contrats de travail des deux employés pour masquer les véritables raisons des licenciements.

L’entreprise Talsa licencie un dirigeant syndical 13-02-2014

Le 25 janvier 2014, le dirigeant syndical Felipe Román Rodríguez Moreno, qui venait d’être élu secrétaire des procès-verbaux et des archives du syndicat de l’entreprise Talsa, exportatrice d’asperges, d’artichauts et de myrtilles, qui appartient au groupe Rocío, située dans la région de La Libertad, a été convoqué dans le bureau du responsable des ressources humaines, Manuel Razzeto Chauca.

Le motif de la convocation était simple et direct : le chantage. Felipe Román Rodríguez avait le choix entre quitter sa fonction dans la structure syndicale et annuler son affiliation au syndicat ou être licencié. Selon un communiqué de la Federación Nacional de Trabajadores de la Agroindustria y Afines (FENTAGRO), le responsable des ressources humaines a dit au syndicaliste qu’il donnait « un mauvais exemple aux travailleurs » en étant affilié au syndicat.

Le lundi suivant, 27 janvier, Felipe Román Rodríguez s’est vu interdire l’entrée dans l’usine. Manuel Razzeto l’a informé qu’il avait été licencié et qu’il serait avisé de cette décision par voie notariale.

Négociation menacée dans le secteur public 11-02-2014

En essayant de conclure une convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
de travail avec le gouvernement péruvien, trois confédérations syndicales du secteur public ont présenté une pétition conjointe aux responsables du gouvernement en février 2014. La proposition de négociation comprend la liberté des travailleurs et des travailleuses de former des syndicats et souligne que les droits des travailleurs ne doivent pas être niés même si la fonction publique est une « vocation et un appel ».

La proposition de négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.

Voir convention collective
au niveau de l’industrie « est une occasion de promouvoir le respect de la liberté syndicale et la négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.

Voir convention collective
dans le secteur public, qui sont actuellement menacées », a indiqué Jorge Villa García, secrétaire général adjoint de la Federación Nacional de Trabajadores Administrativos del Sector Educación (FENTASE). « Nous avons la possibilité de négocier des salaires justes et d’établir des conventions empêchant les conflits et contribuant à développer une meilleure fonction publique péruvienne. » Jorge Villa García est également coordinateur de l’Internationale des services publics (PSI) pour le Pérou.

Glencore Xstrata égale à elle-même au Pérou24-01-2014

En décembre 2013, IndustriAll a signalé que Glencore Xstrata procédait à des licenciements abusifs, exerçait des pressions et s’immisçait dans les affaires syndicales afin d’empêcher les techniciens de la mine de cuivre d’Antapaccay, dans la région de Cuzco, de se syndiquer.

Le 24 mars 2014, les travailleurs et travailleuses de l’entreprise Antapaccay, une filiale de Glencore Xstrata, ont entrepris un arrêt de travail de deux jours pour protester contre l’absence, en dépit de l’obligation légale qui en est faite, du versement de leur participation aux bénéfices, le recours aux contrats à durée déterminée et le licenciement abusif de salariés pour avoir formé un syndicat du personnel technique et administratif.

Harcèlement antisyndical dans l’entreprise Lindley 31-10-2013

Le 16 octobre 2013, l’entreprise Lindley a licencié arbitrairement 32 travailleurs/euses affiliés au Sindicato de Trabajadores de la Corporación Lindley S.A. (SITRACORLINSA), en ignorant le mandat du ministère du Travail de leur offrir une stabilité, selon les déclarations de Pedro Huapaya, secrétaire général du SITRACORLINSA.

Pedro Huapaya a expliqué que le syndicat avait demandé une inspection dans le cadre de la dénaturation des contrats à durée déterminée en raison de l’innovation technologique de 35 travailleurs, qui après avoir travaillé depuis plus de deux ans dans ce type de contrat avaient droit à la stabilité.

L’inspection a conclu que 294 travailleurs, dont des employés et des ouvriers, étaient sous contrat dénaturé.

Afin de défendre leurs droits, 127 travailleurs ont décidé de s’affilier au syndicat, une décision qui n’a pas plu à l’entreprise, qui, en représailles, a licencié 32 travailleurs le 16 octobre.

Licenciements déguisés chez San Miguel Industrias PET24-09-2013

En 2012, un syndicat a été mis sur pied dans l’entreprise San Miguel Industrias PET, fabriquant d’emballages en plastique. En août 2013, l’entreprise a fermé le secteur de l’entrepôt et a « invité » tous les travailleurs à « une séparation mutuelle des incitations économiques ». S’ils n’acceptaient pas la proposition, ils étaient relocalisés dans la ville d’Arequipa, à 17 heures de voyage par voie terrestre vers le sud de la capitale.

Harcèlement antisyndical chez Saga Falabella29-07-2013

Le 29 juillet 2013, les travailleurs de Saga Falabella, Pérou, ont organisé un sit-in devant le magasin sur la place San Miguel, Lima, pour défendre leurs droits du travail et liberté syndicale. Le syndicat exigeait la fin du harcèlement antisyndical par les cadres et les chefs à l’encontre des travailleurs et des dirigeants du Sindicato Unitario de Trabajadores de Saga Falabella (SUTRASAF).

Licenciement arbitraire et harcèlement d’un travailleur 05-04-2013

Juan Flores Haro a été victime de représailles, durant trois mois, de la part de son employeur, l’entreprise Redondos Alimentos qui avait été contrainte par la justice péruvienne de le réintégrer suite au licenciement abusif. Il a finalement été licencié à nouveau le 5 avril 2013.

Une entreprise de l’habillement péruvienne ignore une décision du tribunal30-06-2013

En juin 2013, suite aux innombrables appels, décisions et résolutions, Texpop Corporation s’entêtait encore à refuser de faire appliquer la décision judiciaire et de réintégrer les 129 travailleurs licenciés en 2009, en violation flagrante du droit à la liberté syndicale.

Discrimination antisyndicale19-08-2013

La société de télécommunications espagnole, Telefónica, a systématiquement renvoyé les salariés qui tentaient de former un syndicat au sein de plusieurs de ses sous-traitants. L’un des exemples les plus frappants s’est produit dans la société sous-traitante ITETE SA qui a renvoyé tous les travailleurs affiliés au syndicat SITENTEL.

Fidel Polo, responsable juridique du syndicat des salariés de la société Agricola Viru et secrétaire général adjoint de la Fédération nationale des travailleuses et travailleurs agricoles, a été licencié après avoir dénoncé les conditions de travail dans l’industrie péruvienne d’exportation de produits agricoles dans un programme télévisé local.

Reconnaissance de l’organisation syndicale lors de négociations collectives19-08-2013

La société de boissons AJE a refusé de reconnaître le syndicat sectoriel national, le SINTRABAV, lors de négociations collectives. L’entreprise n’a du reste pas voulu assister aux réunions organisées par les autorités nationales de prévention et de résolution des conflits. Le syndicat a alors appelé à une grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
nationale qui a été jugée illégale par le ministre du Travail.

Infractions à la négociation collective15-12-2011

En décembre 2011, le ministère du Travail a enregistré 18 conflits du travail à l’échelle du pays pour lesquels aucune solution n’avait encore été trouvée. Sur les 18 sociétés au sein desquelles un différend avait éclaté, le conflit était lié, dans 11 des cas, au refus de la négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.

Voir convention collective
avec l’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. syndicale dans les secteurs de l’électricité et de l’aéronautique ; trois conflits avaient trait aux salaires et aux conditions de travail dans des entreprises de la construction ; un au non-respect de la convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

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et trois autres étaient motivés par des problèmes liés aux droits du travail.

Obstacles à la négociation collective liés à l’absence de législation31-12-2011

L’État n’est que peu, voire pas du tout, désireux d’encourager la négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.

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par secteur d’activité. Il n’existe actuellement aucune législation relative au travail définissant précisément la portée de la négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.

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par secteur d’activité. La loi n’encourage ni ne garantit la négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.

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en ne stipulant pas spécifiquement les règles qui permettraient de la mener.

Telefónica del Perú, l’une des sociétés les plus florissantes du pays, continue d’ignorer la négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.

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par secteur d’activité, en refusant systématiquement la possibilité de négocier collectivement aux salariés des sociétés appartenant au groupe. Cela engendre une discrimination au niveau des conditions de travail vis-à-vis des personnels des autres sociétés qui n’appartiennent pas directement à Telefónica del Perú mais qui mènent des activités pour le groupe et appartiennent au secteur des télécommunications.

Jusqu’en août 2011, l’entreprise chilienne Ripley a refusé de négocier collectivement le cahier de revendications que le Sindicato Único de Trabajadores del Grupo Ripley (Sutragisa) lui avait présenté en 2010 et dont l’objectif était l’amélioration des conditions salariales et de travail des 5.000 salariés. Finalement, en octobre 2011, ils sont parvenus à un accord après l’intervention du ministère du Travail qui avait ordonné à la société de discuter des revendications du syndicat.

Le recours aux contrats temporaires : une mesure antisyndicale30-11-2009

Les entreprises du secteur industriel ont généralisé le recours frauduleux aux contrats de travail temporaires pour éviter de reconnaître et de financer les droits du travail et la syndicalisation des travailleurs/euses. Les travailleurs/euses sous contrat à durée déterminée n’ont pas le droit de se syndiquer du fait qu’ils n’ont pas une relation d’emploi permanente, ce qui les condamne à de longues journées de travail, de faibles salaires, de mauvaises conditions de travail, des mauvais traitement et leur octroie un accès restreint à un régime de retraite et à une couverture médicale.

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