5 – Les droits ne sont pas garantis
L’indice CSI des droits dans le monde

Philippines

Les organisations affiliées à la CSI aux Philippines sont l’Alliance of Progressive Labour (APL), la Federation of Free Workers (FFW) et le Trade Union Congress of the Philippines (TUCP).

En pratique

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Un autre meurtre d’un dirigeant syndical23-09-2016

Le 23 septembre 2016, Edilberto Miralles, ancien président du R&E Taxi Transport union, a été abattu devant la National Labour Relations Commission (NLRC) dans la ville de Quezon City, où il devait participer à une audience. Il a été abattu par deux hommes en moto qui ont pris la fuite après l’attaque. La police ne connaissait pas les motifs de son assassinat, mais certains membres syndicaux pensaient qu’il pouvait être lié à un conflit de travail.

Assassinat d’un défenseur des droits au travail et responsable communautaire 17-09-2016

Orlando Abangan, un recruteur syndical pour Sentro et un responsable communautaire pour le Partido Manggagawa (PM), a été abattu à bout portant par un homme seul vers 20 heures le 17 septembre 2016, alors qu’il rentrait chez lui, à Sitio Luis, dans le quartier de Maghaway de la ville de Talisay. Orlando Abangan était un défenseur des droits humains et syndicaux dévoué et était récemment devenu un organisateur pour Sentro dans le secteur informel. C’était aussi un franc détracteur de la « guerre contre la drogue » du gouvernement. Son assaillant semblait l’attendre et a tiré à plusieurs reprises. Son assassinat s’est produit à la suite de plusieurs règlements de compte.

Suspendus et renvoyés pour leur participation à une action syndicale30-01-2017

Le 3 janvier 2017, la direction de l’hôtel cinq étoiles Peninsula Manila a licencié Jenny Marcos, membre du comité de direction du syndicat du personnel de l’établissement. Elle a aussi suspendu Francisco Aliansas, lui aussi membre du comité de direction du syndicat, et Cesar Pagaling, président de la section des superviseurs du syndicat, pour 15 jours. Le licenciement et les suspensions font suite à la participation du syndicat à la campagne mondiale de l’Union internationale des travailleurs de l’alimentation, de l’agriculture, de l’hôtellerie-restauration, du tabac et des branches connexes (UITA) en faveur du personnel d’étage.

Le syndicat avait négocié des améliorations à la convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
, ainsi que de meilleures conditions de travail pour le personnel d’étage et, en 2015, avait obtenu des inspections des autorités relatives aux conditions de travail dans les hôtels, ce qui ne s’était jamais produit. L’hôtel Manila Peninsula a reçu l’ordre de régulariser 405 salariés temporaires, dont 55 personnels d’étage.

La direction a refusé d’appliquer la décision et s’est servie de la participation du syndicat à la campagne mondiale en faveur du personnel d’étage comme prétexte pour licencier Jenny Marcos et suspendre ses deux autres collègues. Elle a par ailleurs soutenu un syndicat jaune syndicat jaune Syndicat mis en place et/ou contrôlé par la direction pour empêcher la création d’un véritable syndicat. pour remettre en cause l’autorisation légale du National Union of Workers in Hotels, Restaurants and Allied Industries (NUWHRAIN) de négocier collectivement. L’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. de l’entreprise a été franchement battue lors d’une élection le 30 janvier 2017, mais la direction est revenue sur un accord négocié sous les auspices du gouvernement qui aurait suspendu plutôt que licencié Jenny Marcos et permis au NUWHRAIN de contester les mesures disciplinaires par les voies légales habituelles. Le ministère du Travail et de l’Emploi (DOLE), qui est la juridiction finale, devait prendre une décision finale contraignante.

Harcèlement antisyndical chez NT Philippines01-09-2016

La société japonaise NT Philippines, basée dans la zone économique de Cavite, a réagi à la création d’un syndicat du personnel par des tactiques antisyndicales. Les cas d’intimidation et de harcèlement ont atteint un niveau tel que la Confederation of Labour and Allied Social Services (CLASS) s’est vue contrainte, en septembre 2016, de déposer plusieurs plaintes contre la société électronique auprès du département du Travail de Cavite, du Bureau de conciliation conciliation Tentative par un tiers neutre ou un conciliateur de favoriser la résolution d’un conflit du travail par la discussion, des conseils ou une reformulation des problèmes afin d’amener les parties en conflit à aplanir leurs divergences. Le conciliateur ne joue pas un rôle aussi actif qu’un médiateur ou un arbitre.


Voir arbitrage, médiation
et de médiation médiation Procédure de médiation à mi-chemin entre la conciliation et l’arbitrage, où une tierce partie neutre aide les parties en conflit à résoudre un conflit social en leur suggérant des solutions non contraignantes.

Voir arbitrage, conciliation
, et de l’Unité d’arbitrage arbitrage Mécanisme de résolution extrajudiciaire des litiges impliquant l’intervention d’un tiers neutre, qui peut être soit un arbitre unique, soit une commission d’arbitrage. Dans le cadre d’un arbitrage non contraignant, les parties en désaccord sont libres de rejeter la recommandation émise par le tiers. Si elles se soumettent à un arbitrage contraignant, elles sont alors liées par sa décision. On parlera d’arbitrage obligatoire lorsqu’il s’agit d’une procédure prescrite par la loi ou relevant d’une décision des autorités, à laquelle les parties ne se soumettent pas volontairement.

Voir conciliation, médiation
.

Depuis la formation du syndicat NT Phils. Inc Workers’ Union, environ 900 salariés se battent au sein de NT Philippines pour obtenir une régularisation par l’entreprise qui a créé une fausse agence de placement interne. Le syndicat et CLASS ont déposé plainte auprès du ministère du Travail (DOLE) qui s’est prononcé en faveur des travailleurs, a estimé que l’agence était illégale et a ordonné à la société d’absorber les salariés sans perdre leurs droits d’ancienneté.

L’entreprise n’a pourtant pas respecté la décision et, au contraire, a repris ses activités et sa propagande antisyndicales, menaçant de fermer la société si les acheteurs étaient informés de la syndicalisation du personnel.

La direction a aussi transféré le président du syndicat, Randy Ramos, dans une société sœur où il continue d’être harcelé et est isolé des autres responsables syndicaux et des travailleurs.

Refus constant de reconnaître un syndicat dans un club de golf01-06-2016

En juin 2016, l’Union internationale des travailleurs de l’alimentation, de l’agriculture, de l’hôtellerie-restauration, du tabac et des branches connexes (UITA) a fait savoir que cinq ans après avoir obtenu sa reconnaissance reconnaissance Désignation d’un syndicat par un organisme gouvernemental comme agent négociateur représentant les travailleurs au sein d’une unité de négociation, ou fait pour la direction d’accepter que ses travailleurs puissent être représentés collectivement par un syndicat. légale, le syndicat du Mount Malarayat Golf and Country Club ne parvenait toujours pas à se faire reconnaître par la direction qui lui refusait également le droit de négocier collectivement.

En 2010, le personnel du Mount Malarayat Golf and Country Club de Batangas avait créé un syndicat avec le soutien de NUWHRAIN, le syndical national indépendant du personnel des hôtels, des restaurants et des stations touristiques, et avait obtenu une reconnaissance reconnaissance Désignation d’un syndicat par un organisme gouvernemental comme agent négociateur représentant les travailleurs au sein d’une unité de négociation, ou fait pour la direction d’accepter que ses travailleurs puissent être représentés collectivement par un syndicat. légale l’année suivante. La direction a réagi par des contestations juridiques prétendant faussement que les travailleurs étaient employés de façon temporaire par des agences de placement. Cela a effectivement empêché le personnel du Mount Malarayat Golf and Country Club d’accéder à leurs droits de se syndiquer et de négocier collectivement pendant les cinq années qui ont suivi.

Finalement, le 24 septembre 2015, NUWHRAIN a obtenu une décision de justice et le syndicat en a été officiellement informé au début de 2016. L’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. syndicale a donc immédiatement présenté une proposition de négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.

Voir convention collective
à la direction qui a encore refusé d’entamer la moindre discussion. Le syndicat a répondu par des actions de protestation qui ont pris fin le 11 juin, lorsque le secrétaire du Travail a ordonné un arbitrage arbitrage Mécanisme de résolution extrajudiciaire des litiges impliquant l’intervention d’un tiers neutre, qui peut être soit un arbitre unique, soit une commission d’arbitrage. Dans le cadre d’un arbitrage non contraignant, les parties en désaccord sont libres de rejeter la recommandation émise par le tiers. Si elles se soumettent à un arbitrage contraignant, elles sont alors liées par sa décision. On parlera d’arbitrage obligatoire lorsqu’il s’agit d’une procédure prescrite par la loi ou relevant d’une décision des autorités, à laquelle les parties ne se soumettent pas volontairement.

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obligatoire.

Des policiers armés face à des responsables syndicaux en plein conflit avec Verizon12-04-2016

Le 12 avril 2016, quatre membres de l’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. Communications Workers of America (CWA) ont eu affaire à la police après avoir visité les bureaux de Verizon aux Philippines. Ils étaient dans le pays pour enquêter à propos de plaintes selon lesquelles Verizon externalisait bien plus d’emplois qu’elle ne le prétendait aux États-Unis à des travailleurs philippins sous-payés.

Une vidéo de la confrontation montre que les quatre responsables syndicaux ont été poursuivis par des gardes de sécurité privés et même par des policiers armés d’armes automatiques qui ont pris en chasse leur véhicule dans les rues d’Alabang et ont fini par les rattraper pour les interroger, armes au poing.

« C’était comme dans un film. Ils étaient tout en noir et portaient des masques et des armes automatiques », a déclaré Tom Dubnau, l’un des quatre représentants syndicaux.
Lorsque la tension est redescendue, les quatre syndicalistes ont été emmenés au poste de police et ensuite relâchés, libres de toute inculpation.

Harcèlement antisyndical dans une société électronique04-05-2016

Depuis que le personnel de la société Seung Yeun Technology Industries Corp. (SYTIC), une société électronique coréenne basée dans la zone franche d’exportation de Cavite, a formé un syndicat, il fait face à une campagne de harcèlement et d’intimidation, à des menaces de fermeture et à des propositions d’indemnités de départ.

Le syndicat a été initialement mis sur pied pour répondre à certains problèmes, comme le fait qu’une partie du salaire est payé sous forme de repas, des déductions illégales des salaires pour des événements organisés par la société et le non-paiement d’heures supplémentaires. Une responsable syndicale a été physiquement agressée dans l’enceinte de l’usine, elle a été interrogée dans les bureaux administratifs de la zone franche d’exportation à propos de sa participation au syndicat et a été poursuivie à la suite d’une plainte de la direction. Toutefois, avant l’audience au tribunal, elle a brusquement été licenciée, en mars 2016, avec 19 autres personnes en raison d’une soi-disant baisse des commandes alors que l’usine a préservé trois pauses et ensuite deux pauses d’heures supplémentaires forcées.

Après l’échec de deux réunions de médiation médiation Procédure de médiation à mi-chemin entre la conciliation et l’arbitrage, où une tierce partie neutre aide les parties en conflit à résoudre un conflit social en leur suggérant des solutions non contraignantes.

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avec la société, convoquées par le ministère du Travail et de l’Emploi (DOLE), le syndicat du personnel a appelé à une grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

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le 11 avril pour exiger la réintégration de leurs collègues. La direction a menacé de fermer l’usine le 4 mai et a dit aux salariés non syndiqués qu’ils seraient réengagés dès que l’usine rouvrirait.

Une nouvelle réunion de médiation médiation Procédure de médiation à mi-chemin entre la conciliation et l’arbitrage, où une tierce partie neutre aide les parties en conflit à résoudre un conflit social en leur suggérant des solutions non contraignantes.

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organisée par le DOLE a permis la réintégration de 18 salariés licenciés. Deux autres ont accepté des indemnités de licenciement. La grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

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a été suspendue au bout de cinq jours.

Coups de feu contre des travailleurs du secteur bananier qui protestaient15-04-2016

Le 2 avril 2016, juste après minuit, des coups de feu ont été tirés vers un camp de protestation de travailleurs du secteur bananier à Pantukan (Compostela Valley), manquant de près trois membres du syndicat de la deuxième ferme de Musahamat. L’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. syndicale est affiliée à la section régionale Kilusang Mayo Uno-Southern Mindanao (KMU-SMR) qui a assimilé ces tirs à des tentatives d’assassinat.

Le camp avait été monté par le personnel de la deuxième ferme de Musahamat après un vote en faveur d’une grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

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le 28 mars pour exiger la réintégration de 52 collègues. Les tirs font suite à une tentative d’incendier le camp.

Le syndicat était en conflit permanent avec Musahamat, une société multinationale qui produit et exporte des bananes et d’autres fruits. En 2015, le syndicat a déposé une plainte contre des officiers de l’armée qui avaient interrogé de force des responsables syndicaux. Depuis lors, la KMU-SMR explique que les membres et les dirigeants du syndicat des travailleurs bananiers vivaient et travaillaient sous les menaces quotidiennes de la direction et des forces de l’état. En février 2016, le syndicat a combattu une campagne de diffamation pour tenter de le relier à la New People’s Army (NPA) et a remporté les élections pour devenir l’agent de négociation du personnel de Musahamat. La vengeance ne s’est pas fait attendre. Après le 6 février 2016, 52 travailleurs contractuels ont été licenciés et 19 ont été suspendus pendant 30 jours. Esperidion Cabaltera, président du syndicat des travailleurs du secteur bananier, a déclaré que Musahamat était un « incorrigible harceleur de syndicats » qui veut se débarrasser des responsables et des fidèles militants du KMU parce que la société « ne veut pas que nous fassions valoir nos droits ».

Les tirs contre le camp de grévistes sont survenus moins d’un jour après que la police a ouvert le feu sur des fermiers qui manifestaient dans la ville de Kidapawan pour réclamer du riz après une sécheresse. Deux manifestants ont été tués.

Le conflit avec Musahamat a été réglé le 15 avril 2016 par la réintégration des 52 travailleurs réguliers.

Avon renvoie des représentants du personnel15-12-2015

La direction d’Avon a renvoyé 16 représentants du personnel de son usine de production dans la zone industrielle de Calamba, en périphérie de Manille, quelques jours à peine avant Noël 2015. Les travailleurs avaient remis en cause les pratiques d’emploi de la société et surtout l’utilisation de contrats précaires et à court terme. À peine 120 des membres du personnel, majoritairement féminin, sont employés directement, alors que les 350 autres sont engagés par l’intermédiaire d’agences de placement. Ces salariés sont rémunérés au salaire minimum mensuel de 7.000 pesos philippins (soit 146 dollars US). Nombre des travailleurs contractuels effectuent depuis des années des tâches qui font partie des activités principales de l’entreprise. Ils travaillent sur des lignes de production avec des collègues employés de façon régulière.

La direction locale d’Avon a accusé les représentants du personnel d’avoir mené une « grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

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illégale » en septembre 2015 alors qu’ils menaient des négociations collectives pour parvenir à un accord sur les conditions de travail, en vigueur de février 2014 à janvier 2017. Le dernier cycle de négociation a eu lieu en septembre et la convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

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a été signée par le syndicat et la direction le 16 septembre 2015. Malgré la signature de la convention, les 16 représentants ont été licenciés à la fin de l’année.

Répression violente de travailleurs grévistes d’une distillerie22-09-2015

Des travailleurs d’une distillerie en grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

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ont subi une forte répression alors qu’ils montaient un piquet. Le 18 mai 2015, des travailleurs temporaires de la distillerie Tanduay, organisés sous le nom de Tanggulan, Ugnayan, Daluyan ng Lakas ng Anakpawis ng Tanduay Distillers Inc. (TUDLA), ont entamé une grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

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pour protester pour avoir été licenciés alors qu’ils avaient tenté de s’organiser (voir article précédent). Ils ont décidé de faire un piquet de grève piquet de grève Manifestation ou défilé aux abords du lieu de travail visant à faire connaître l’existence d’un conflit social ou d’une grève, pour dissuader les autres travailleurs d’y entrer ou encourager les consommateurs à boycotter les produits de l’entreprise. Le piquet de grève secondaire désigne toute action de protestation devant une entreprise neutre afin d’exercer une pression indirecte sur la direction ciblée. devant l’immeuble de Tanduay, aux portes du complexe d’Asia Brewery.

Le premier jour, la direction a tenté par deux fois de disperser les travailleurs en recourant à des canons à eau. Ils avaient aussi dû essuyer des attaques de la part de policiers et de gardes de sécurité de la société qui ont frappé les grévistes avec des matraques et leur ont jeté des pierres et des bouteilles. Le lendemain, des gardes de sécurité ont jeté des bouteilles et des pierres sur le piquet de grève piquet de grève Manifestation ou défilé aux abords du lieu de travail visant à faire connaître l’existence d’un conflit social ou d’une grève, pour dissuader les autres travailleurs d’y entrer ou encourager les consommateurs à boycotter les produits de l’entreprise. Le piquet de grève secondaire désigne toute action de protestation devant une entreprise neutre afin d’exercer une pression indirecte sur la direction ciblée. , blessant des grévistes. La zone s’est recouverte d’éclats de verre et au moins 50 grévistes ont été blessés.

Les travailleurs grévistes demandaient des contrats permanents. Le 22 juin, le bureau régional du ministère du Travail et de l’Emploi (DoLE) a émis un ordre obligeant Tanduay de régulariser les travailleurs temporaires grévistes. La société a contre-attaqué en faisant appel. Le 25 août, le bureau national du DoLE a émis une décision dans laquelle il confirmait l’ordre de son bureau régional.

La société n’a pas respecté l’ordre et le 22 septembre, TUDLA a organisé une autre grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

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et une manifestation de protestation. La direction a une fois encore répondu par la violence : lorsque les manifestants grévistes sont arrivés à la brasserie, ils ont été accueillis par des pierres que leur jetaient les gardes de sécurité de la société pendant qu’un camion de pompier d’Asia Brewery les canardait d’eau. Il semblerait également qu’un véhicule de police à l’arrière du cortège ait tenté d’écraser des manifestants. Une vidéo publiée par l’Ecumenical Institute for Labour Education and Research, Inc. (EILER) montre la voiture de police arrivant à la porte de la société à toute vitesse et s’approchant dangereusement des manifestants. L’un des policiers a également tiré deux coups de feu en marque d’avertissement.

Une distillerie renvoie des travailleurs pour s’être organisés31-05-2015

En mai 2015, environ 200 travailleurs occasionnels employés par Tanduay Distillers Inc. ont été renvoyés après avoir essayé de former une association de salariés. La société employait environ 400 travailleurs temporaires et seulement 40 travailleurs réguliers. La plupart des employeurs occasionnels avaient été employés continuellement par Tanduay pendant cinq à onze ans et, légalement, elle devait les engager avec un contrat régulier. En tant que travailleurs temporaires, ils étaient moins payés, souvent en dessous du salaire minimum.

Ils avaient décidé de s’organiser sous le nom de Tanggulan, Ugnayan, Daluyan ng Lakas ng Anakpawis ng Tanduay Distillers Inc. (TUDLA) pour exiger des contrats réguliers et une meilleure protection en termes de sécurité. En réponse, la direction les a obligés à prendre cinq jours de congé à partir du 24 avril et à signer un document dans lequel ils renonçaient à exiger leur régularisation. Le 15 mai, pratiquement tous les travailleurs membres de TUDLA n’ont pas reçu de calendrier de travail, ce qui, au vu de ce qui s’était déjà produit, équivaut à un renvoi.

Des dirigeants syndicaux menacés de renvoi dans une société chimique qui ne respecte pas un accord31-07-2015

En juillet 2015, le Conseil régional d’arbitrage arbitrage Mécanisme de résolution extrajudiciaire des litiges impliquant l’intervention d’un tiers neutre, qui peut être soit un arbitre unique, soit une commission d’arbitrage. Dans le cadre d’un arbitrage non contraignant, les parties en désaccord sont libres de rejeter la recommandation émise par le tiers. Si elles se soumettent à un arbitrage contraignant, elles sont alors liées par sa décision. On parlera d’arbitrage obligatoire lorsqu’il s’agit d’une procédure prescrite par la loi ou relevant d’une décision des autorités, à laquelle les parties ne se soumettent pas volontairement.

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de la Commission nationale chargée des relations de travail a estimé que la grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

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menée par le personnel de Cenapro Chemicals était illégale. L’action était menée pour dénoncer les heures supplémentaires forcées et a eu lieu en octobre 2014 pendant 22 jours. Elle a pris fin après la signature d’un protocole d’accord entre la direction et le syndicat le 8 novembre 2014.

En vertu du protocole, la direction devait cesser d’imposer des heures supplémentaires, engager du personnel et ne pas mener de représailles à l’encontre du syndicat. Plus de six mois plus tard, les heures supplémentaires forcées avaient toujours cours, aucun travailleur supplémentaire n’avait été engagé et 11 responsables syndicaux étaient menacés de renvoi pour leur rôle dans la grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
.

Le personnel s’inquiétait de la santé et de la sécurité à l’usine à la suite d’une série d’accidents du travail, y compris des mains mutilées dans une machine. Il était aussi préoccupé par le fait qu’un certain nombre de cancers et d’arrêts cardiaques étaient liés au travail. La société obligeait son personnel à travailler pendant 16 heures par jour en étant exposé à des produits chimiques nocifs, à une chaleur extrême et à de la poussière de charbon.

Des membres du syndicat licenciés lors d’une fusion30-12-2015

Le 30 décembre, 11 coursiers et concierges ont été licenciés par la Planters Development Bank, qui a récemment fusionné avec la China Bank Savings Inc., lors de négociations pour une nouvelle convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
. Leur syndicat, Planters Development Bank Employees Association (PDBEA), a tenté d’obtenir la garantie du maintien en place pour les salariés, dont la plupart sont des responsables syndicaux. L’Ecumenical Institute for Labour Education and Research, Inc. (EILER) pense que ces renvois étaient destinés à saper le processus de négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.

Voir convention collective
et à affaiblir le syndicat. L’objectif était visiblement de remplacer les personnes renvoyées par des travailleurs contractuels.

Le harcèlement des militants de COURAGE continue16-09-2015

À peine quelques semaines après l’octroi par la Cour Suprême des recours en amparo et en habeas data des militants de la Confederation of Unity, Recognition and Advancement of Government Employees (COURAGE), les harcèlements ont repris.
Le 17 août 2015, Raquel Toquero, l’une des militantes qui avaient demandé la protection de la justice, a découvert un faux compte Facebook en son nom. Il avait les mêmes photos de couverture et de profil que le sien, mais les publications de statut étaient différentes. Certains de ses collègues ont eu la même mésaventure.

Raquel Toquero pensait que des agents de l’État étaient derrière cette mascarade. Une semaine plus tard, un homme lui a rendu visite chez elle, prétendant être un policier qui enquêtait sur l’affaire, mais il n’a présenté aucune pièce d’identité et semblait plus intéressé par ses activités. Précédemment, lorsque des personnes qu’elle pensait être des agents du gouvernement lui avaient rendu visite, elles lui avaient dit qu’elles savaient qui elle était. « Nous pouvons vous aider si vous cessez vos activités. »

Le 16 septembre, quatre hommes se sont rendus chez Roman Sanchez, président du National Food Authority Employees Union, à Los Banos, Laguna, en se présentant comme des policiers. Ils savaient qu’il n’était pas là et ont interrogé sa femme.

Plus tard, d’autres militants ont fait état d’incidents similaires. Il a été demandé à l’armée et à la police de présenter leurs réponses devant les tribunaux. Les militants concernés ont par ailleurs déposé plainte devant la Commission des droits humains et l’Organisation internationale du Travail Organisation internationale du travail Structure tripartite créée par les Nations Unies (ONU) en 1919 pour promouvoir de bonnes conditions de vie et de travail. Principale instance internationale chargée de développer et de contrôler les normes internationales du travail.

Voir tripartisme, Guide des droits syndicaux internationaux de la CSI
(OIT Organisation internationale du travail Structure tripartite créée par les Nations Unies (ONU) en 1919 pour promouvoir de bonnes conditions de vie et de travail. Principale instance internationale chargée de développer et de contrôler les normes internationales du travail.

Voir tripartisme, Guide des droits syndicaux internationaux de la CSI
).

Harcèlement militaire de responsables syndicaux impliquant de la surveillance et des menaces31-07-2015

Le 22 juin 2015, un soldat s’est adressé à Renato Asa, responsable de l’information publique de la centrale syndicale centrale syndicale Organisation centrale regroupant à l’échelon national, régional ou local des syndicats qui lui sont affiliés. Renvoie le plus souvent à une fédération nationale ou à une confédération. nationale Kilusang Mayo Uno (KMU), alors qu’il quittait son domicile. Le soldat a tenté de le recruter comme informateur de l’armée et a laissé planer des menaces en lui disant que sa femme serait en danger s’il refusait. Le soldat a demandé à Renato Asa de décider immédiatement s’il « coopèrerait » avec les militaires, « avant qu’il ne soit trop tard ».

Le 29 juin, des membres et des dirigeants de l’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. Confederation of Unity, Recognition and Advancement of Government Employees (COURAGE) ont déposé plainte auprès de la Commission des droits humains pour des cas fort similaires de harcèlement relatifs à des agents de l’État qui essayaient de les forcer à cesser leurs activités syndicales. Les plaignants ont déclaré qu’ils étaient surveillés par des agents militaires et avaient reçu des visites personnelles. Une plainte avait été préalablement déposée le 8 juin pour des cas de harcèlement à l’encontre de dirigeants de l’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. , mais les persécutions s’étaient accentuées et répandues au personnel et aux organisateurs de COURAGE.

Les plaignants étaient Elvie Prudencio, président de la National Wages and Productivity Commission Employees Association et président national du Department of Labour and Employment Employees Union ; Erwin Lanuza, président of Kasamaka QC, un syndicat des employés de la mairie de Quezon et président national de la Ligue LGU Employees ; Benny Angeles, un employé retraité de l’autorité chargée du développement du Grand Manille et ancien responsable du syndicat KKK-MMDA ; et des membres du personnel national de COURAGE.

En tout, 25 personnes ont rapporté avoir été suivies et avoir reçu des visites à leur domicile d’hommes qu’elles pensaient être des militaires et qui les ont accusées d’être des communistes. Ils leur ont dit qu’elles devaient abandonner avant qu’il ne soit trop tard. Elles avaient aussi reçu ce qu’elles ont décrit comme des « lettres empoisonnées ».

En juillet, la Cour Suprême a accepté les demandes de recours en amparo et de recours en habeas data des militants de COURAGE.

Une société bananière interfère dans le choix du syndicat et bloque la négociation collective 31-10-2015

L’Association of Democratic Labour Organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. (ADLO), une fédération de la centrale nationale Kilusang Mayo Uno (KMU), a été confrontée à ce qu’elle a décrit comme une « campagne de dénigrement » de la KMU dans la société bananière japonaise Sumifru. L’association a été créée en octobre 2014 pour représenter le personnel de l’entrepôt frigorifique au Port AJMR Sumifru, à Davao City. La campagne semblait être une tentative pour stopper la négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.

Voir convention collective
et incluait des appels aux membres du syndicat, leur ordonnant d’arrêter de soutenir le syndicat.
Sumifru favorisait le syndicat jaune syndicat jaune Syndicat mis en place et/ou contrôlé par la direction pour empêcher la création d’un véritable syndicat. , Southern Philippines Federation of Labour (SPFL), qui n’a pas reçu la faveur des travailleurs et dont ils se sont désaffiliés le 6 août. Un mois plus tard, ils se sont officiellement affiliés à ALDO-KMU auprès de qui ils avaient cherché des conseils et un soutien pendant les trois dernières années.
Le 14 septembre 2015, le syndicat a présenté sa proposition de convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
à Sumifru. Conformément à la loi, l’employeur doit présenter une contre-proposition dans les dix jours, mais Sumifru n’en a rien fait jusqu’au 9 octobre lorsqu’il a remis en cause le droit d’ADLO-KMU de représenter les travailleurs au cours des négociations.

Il était évident que la direction n’avait aucune intention de négocier et finalement, le 16 octobre, la main-d’œuvre a organisé un piquet pour protester et exiger que la société présente sa contre-proposition et commence à négocier.

Le syndicat s’inquiétait aussi que Sumifru avait commencé à engager de nouvelles personnes, en surnombre par rapport au nombre nécessaire pour les activités. Cela présageait de leur remplacement sur le lieu de travail, compte tenu du passé d’infractions aux droits et de comportements antisyndicaux de Sumifru.
Carlo Olalo, porte-parole de KMU Southern Mindanao, a expliqué que la société était connue depuis longtemps pour harceler les syndicats et violer les droits de la main-d’œuvre. À la fin du mois, aucun progrès n’avait été enregistré, ce qui a engendré d’autres protestations.

Renvois massifs en représailles d’une protestation dans une société bananière08-06-2015

La société japonaise d’exportation de bananes Sumifru a renvoyé 177 travailleurs à son usine Packing Plant 90 le 8 juin 2015, à peine quelques semaines après une action collective action collective Toute forme d’action entreprise par plusieurs travailleurs, un syndicat ou un employeur lors d’un conflit du travail pour obtenir des concessions de l’autre partie (exemples : grève, grève perlée, interdiction des heures supplémentaires ou lock-out de la part de l’employeur). pour faire pression sur la direction pour qu’elle abandonne un système de rémunération à la pièce. Le 23 mars, Sumifru avait décidé unilatéralement de mettre en place un système de rémunération à la pièce dans ses usines d’emballage de la vallée de Compostela. En mars, un groupe de syndicats d’usines d’emballage de bananes, Banana Industry Growers and Workers Against Sumifru (BIGWAS), a été créé pour protester contre ce système qui réduisait d’au moins 50 % les rémunérations du personnel.

Le 22 avril, les actions successives des travailleurs ont conduit à la suspension du système de rémunération à la pièce et un accord a mis un terme au conflit. Cet accord précisait notamment que le système de rémunération à la pièce serait immédiatement révoqué et qu’il n’y aurait « aucune mesure de représailles contre les parties ».

Pourtant, le 1er juin, les travailleurs n’ont pas pu pénétrer dans l’usine cadenassée, soi-disant à cause d’un conflit avec le propriétaire lié au loyer. Deux jours plus tard, les travailleurs ont reçu l’ordre d’aller travailler dans une petite unité d’emballage à proximité en attendant la résolution du problème. Pour le syndicat, il n’y avait aucun problème de loyer et il s’agissait d’un lock-out lock-out Forme d’action collective par laquelle la direction refuse de fournir du travail à ses employés ou procède temporairement à la fermeture de son entreprise. en représailles de l’action collective action collective Toute forme d’action entreprise par plusieurs travailleurs, un syndicat ou un employeur lors d’un conflit du travail pour obtenir des concessions de l’autre partie (exemples : grève, grève perlée, interdiction des heures supplémentaires ou lock-out de la part de l’employeur). . Le 8 juin, des gardes de l’entreprise ont soudainement reconduit les travailleurs à la porte sous l’ordre de la direction.

Vicente Barrios, président de Nagkahiusang Mamumuo sa Suyapa Farm – Fédération nationale des syndicats – Kilusang Mayo Uno (Namaufa-Naflu-KMU), qui représente les travailleuses et les travailleurs de l’usine Packing Plant 90, a déclaré que Sumifru avait essayé plusieurs fois sans succès de chasser les syndicats des usines d’emballage de bananes de Compostela. En 2012, Sumifru avait renvoyé tout le personnel de deux usines, mais l’avait ensuite réintégré ne trouvant pas de raison au renvoi. Le syndicat se battait depuis des années pour obtenir de meilleures conditions pour les travailleurs et en décembre 2006, Vicente Barrios a échappé de peu à une tentative d’assassinat. L’un de ses collègues, Jerson Lastimoso, est décédé de multiples blessures par balles. Vicente Barrios a également expliqué que depuis 2004, les militaires avaient fait pression pour qu’il arrête ses activités syndicales et s’éloigne de KMU.

Les travailleurs sont partis en grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
le 10 juin 2015 pour exiger que toutes les personnes licenciées soient réintégrées. Ils ont été rejoints par des collègues de l’usine Packing Plant 92 qui ont démarré une grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
de soutien. Un accord a été conclu dix jours plus tard, prévoyant la réintégration des salariés et pas de représailles ; les travailleurs ont repris le travail le 19 juin.

Les travailleurs de la filière du thon n’obtiennent toujours pas justice23-04-2015

Le 22 avril 2015, le bureau du maire de General Santos a émis un décret ordonnant au syndicat représentant les employés de Citra Mina de cesser le piquet installé devant l’usine de thon, le menaçant de dispersion forcée. Cela faisait plus d’un an que les travailleurs manifestaient pour soutenir 70 travailleurs renvoyés lors d’une vague de licenciements motivée par la formation légale d’un syndicat enregistré en 2013 et sa demande de reconnaissance reconnaissance Désignation d’un syndicat par un organisme gouvernemental comme agent négociateur représentant les travailleurs au sein d’une unité de négociation, ou fait pour la direction d’accepter que ses travailleurs puissent être représentés collectivement par un syndicat. .
La pression s’accentuait sur Citra Mina. Le 23 avril, l’Union internationale des travailleurs de l’alimentation, de l’agriculture, de l’hôtellerie-restauration, du tabac et des branches connexes (UITA) et la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF) ont manifesté aux côtés de syndicats belges lors de la Seafood Expo de Bruxelles pour dénoncer les infractions aux droits humains dont Citra Mina se rend coupable. L’Union européenne est le premier marché d’exportation pour la société de thon.

La société a aussi dû s’expliquer lors d’audiences au parlement des Philippines qui a déjà rendu compte d’infractions systématiques des droits de la part d’entreprises du groupe, y compris de graves violations des normes du travail et des droits syndicaux, le recours à des sociétés fictives pour éviter des obligations légales, des conditions s’apparentant à de l’esclavage sur des navires et des décès en haute mer.
Les trois jours qui ont suivi, les membres du syndicat et leurs sympathisants se sont mobilisés sans relâche pour montrer leur soutien à l’égard des travailleurs en grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
et de leur combat. Le bureau du maire a annulé son ordre et s’est excusé pour son « erreur ».

Déni persistant des droits syndicaux sous le gouvernement Aquino10-04-2015

Le refus persistant du gouvernement Aquino de reconnaître les droits syndicaux a poussé le syndicat Kilusang Mayo Uno (KMU) à organiser un piquet devant le ministère du Travail et de l’Emploi, le 10 avril 2015. De nombreux participants avaient été renvoyés pour avoir tenté de former des syndicats et avaient participé à plusieurs grèves contre le harcèlement antisyndical les deux dernières années chez Pentagon Steel Corporation (avril 2013), Express Coats (mars 2014), Janrey (mars 2014), Golden Fortune Construction (décembre 2014) et Long Hong Recycled Plastics (mars 2015).

Le KMU a attiré l’attention sur un rapport rédigé en 2014 par le Centre pour les droits syndicaux et humains (CTUHR) établissant que des milliers de travailleuses et de travailleurs continuaient de subir des infractions de leur droit de former des syndicats. Par ailleurs, lorsque les travailleurs parvenaient à en créer, les entreprises refusaient régulièrement de négocier une convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
. Les organisateurs sont souvent renvoyés et notés sur une liste noire liste noire Liste de travailleurs établie et diffusée parmi les employeurs, qui identifie les membres d’organisations syndicales et les activistes à boycotter ou à pénaliser. . Moins de 10 % des salariés philippins adhèrent à un syndicat et seulement 12 % d’entre eux sont couverts par une convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
.

Renvoyés pour avoir organisé02-05-2015

À la fin du mois de mars, la société Kepco-Salcon Power Corporation, qui gère une centrale électrique au charbon, a renvoyé deux salariés, Lowell Sanchez, un superviseur en charge de la sécurité et président de la Kepco Cebu Supervisors Association, et Nelson Florita, directeur adjoint d’exploitation, parce qu’ils avaient organisé. Un autre employé, Alex Poste, président de la Kepco Cebu Employees Association, a également dénoncé des pratiques de travail injustes envers les salariés de la base, dont certains ont été obligés de signer un document dans lequel ils promettent qu’ils n’adhèreront pas au syndicat.

Les deux organisations syndicales, toutes deux affiliées au Workers’ Solidarity Network, la fédération nationale des syndicats de l’industrie électrique, avaient déposé un préavis de grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
pour le 8 avril. Leurs principales revendications étaient la réintégration de leurs deux collègues et le versement de leurs salaires, la fin des pratiques de travail injustes et la reconnaissance reconnaissance Désignation d’un syndicat par un organisme gouvernemental comme agent négociateur représentant les travailleurs au sein d’une unité de négociation, ou fait pour la direction d’accepter que ses travailleurs puissent être représentés collectivement par un syndicat. volontaire de la direction du syndicat en tant qu’unité de négociation unité de négociation Groupe de travailleurs d’une même une entreprise, institution, industrie ou profession, qui constitue une unité adéquate aux fins de la négociation collective.

Voir agent négociateur
officielle pour les employés de la supervision.

Pendant le processus de médiation médiation Procédure de médiation à mi-chemin entre la conciliation et l’arbitrage, où une tierce partie neutre aide les parties en conflit à résoudre un conflit social en leur suggérant des solutions non contraignantes.

Voir arbitrage, conciliation
et de conciliation conciliation Tentative par un tiers neutre ou un conciliateur de favoriser la résolution d’un conflit du travail par la discussion, des conseils ou une reformulation des problèmes afin d’amener les parties en conflit à aplanir leurs divergences. Le conciliateur ne joue pas un rôle aussi actif qu’un médiateur ou un arbitre.


Voir arbitrage, médiation
qui a suivi, la direction a refusé toutes les revendications du syndicat. En fin de compte, alors que la grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
allait se poursuivre, un accord a été conclu le 2 mai. Les deux employés renvoyés ont été réintégrés, mais dans le cas de Lowell Sanchez, il ne s’agissait que d’une réintégration administrative. Il a été réintégré au personnel en attendant qu’une enquête soit menée sur les accusations de la direction selon lesquelles il avait organisé des salariés de la base ; l’enquête devait durer deux mois.

Non-respect de la convention collective par les employeurs01-09-2014

Technol 8 Philippines Corporation, une entreprise qui fabrique des pièces d’automobile dans le Laguna Technopark à Binan, Laguna, a refusé de respecter les dispositions de la convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
. Plus particulièrement, selon la convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
, l’entreprise est tenue d’annoncer publiquement les postes vacants aux fins de promotion, au lieu de rechercher des candidats externes qui ne sont pas des membres syndicaux.
LBC Davao, une société de livraison à Davao, a violé la convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
conclue avec le syndicat LBC Davao Employees Union (LBDCDEU-ADLO-KMU), en particulier les dispositions relatives aux prestations et à la régularisation des employés. La direction a, en outre, cherché à réprimer la campagne syndicale visant à mettre fin à la « politique de sanctions injuste » de l’entreprise, en essayant continuellement de discréditer le président du syndicat, Butch Gajudo, contre qui elle a déposé de nombreuses plaintes.
« Nous appelons également la direction à respecter la loi en respectant notre syndicat, nos dirigeants et à mettre un terme à tous les actes de harcèlement à notre encontre », a indiqué Butch Gajudo.

Cenapro met un terme aux négociations d’une convention collective et remplace les grévistes par des travailleurs sous-traités16-07-2014

Cenapro Chemical Corporation à Cebu, fabricant de charbon actif utilisé pour purifier l’eau, a mis un terme unilatéralement aux négociations d’une convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
suite à un piquet organisé par les travailleurs, le 16 juillet 2014, pour protester contre la journée de travail de 16 heures dans l’entreprise.
L’entreprise a également intenté des actions contre les dirigeants syndicaux suite au piquet. Le président et le vice-président de la Cenapro Chemicals Employees Association-Alliance of Nationalist and Genuine Labor Organizations, affiliée au KMU, ont fait l’objet de recours pouvant donner lieu à leur démission lors d’une première infraction.
Elmer ‘Bong’ Labog du Kilusang Mayo Uno (KMU) a déclaré : « Après avoir imposé des conditions proches de l’esclavage aux travailleurs, la direction de Cenapro agit comme un dictateur, punissant les travailleurs pour avoir organisé des protestations légitimes contre ces conditions. Elle veut non seulement que les travailleurs souffrent, mais également qu’ils souffrent en silence. »
Lorsque les travailleurs se sont mis en grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
pour protester contre la décision de Cenapor de mettre fin aux négociations de la convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
, l’entreprise a engagé des travailleurs contractuels pour remplacer les grévistes.
Le Centre for Trade Union and Human Rights (CTUHR) a indiqué que 4 650 syndicalistes étaient privés de leur droit de négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.

Voir convention collective
en 2014.

Un syndicaliste japonais expulsé alors qu’il tentait d’entrer aux Philippines 01-02-2015

Le syndicaliste japonais Katshuhiro Sato a été arrêté aux services de l’immigration et retenu dans le cadre d’une procédure d’expulsion alors qu’il tentait d’entrer aux Philippines en février 2015.
Katshuhiro Sato figurait sur la liste noire liste noire Liste de travailleurs établie et diffusée parmi les employeurs, qui identifie les membres d’organisations syndicales et les activistes à boycotter ou à pénaliser. du département de la Justice en raison de sa participation à une action de solidarité internationale contre les politiques de la Banque asiatique de développement à Manille en 2012.

Des travailleurs licenciés et harcelés en raison de leurs activités syndicales01-02-2014

Licenciements : Kilusang Mayo Uno (KMU) a signalé que de nombreux travailleurs ont été illégalement licenciés pour avoir tenté de mettre sur pied un syndicat réellement en faveur des travailleurs. Tel est par exemple le cas de 3 600 travailleurs de Carina Apparel Inc., qui ont été licenciés en février 2014, et de 2 600 travailleurs de Hoya Glass Disk Philippines, licenciés en avril 2014. Le Centre for Trade Union and Human Rights (CTUHR) a indiqué qu’au total 6 382 travailleurs ont été illégalement licenciés en 2014 et 767 ont été licenciés suite à un conflit de travail.
L’entreprise d’électronique néerlandaise NXP Semiconductors a licencié 24 dirigeants du syndicat NXP Semiconductors Company Workers Union (NXPSCIWU) le 5 mai 2014 pour ne pas s’être présentés au travail durant plusieurs jours déclarés fériés par le gouvernement en avril et début mai 2014. Parmi les dirigeants syndicaux licenciés figuraient tous les membres du Bureau exécutif et du Conseil des délégués syndicaux du NXPSCIWU, qui étaient en négociation avec l’entreprise à propos d’une convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

Voir négociation collective
de travail. Les dirigeants syndicaux ont immédiatement été inscrits sur une liste noire liste noire Liste de travailleurs établie et diffusée parmi les employeurs, qui identifie les membres d’organisations syndicales et les activistes à boycotter ou à pénaliser. , se sont vu refuser l’entrée aux locaux de l’entreprise et n’ont pu percevoir les prestations qui leur étaient dues.
La direction de NXP avait également harcelé d’autres travailleurs engagés dans des actions collectives ou tentant d’en engager, en déployant des gardes de sécurité, du personnel de gestion et un camion d’incendie pour empêcher les travailleurs de quitter les bus et de se joindre à une marche de protestation.
Soixante-dix-huit travailleurs de la pêche et de la conserverie du fournisseur en produits de la mer Citra Mina ont été licenciés pour avoir sollicité la reconnaissance reconnaissance Désignation d’un syndicat par un organisme gouvernemental comme agent négociateur représentant les travailleurs au sein d’une unité de négociation, ou fait pour la direction d’accepter que ses travailleurs puissent être représentés collectivement par un syndicat. de leur syndicat dans l’entreprise. Une grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
a, par conséquent, été convoquée et des efforts de médiation médiation Procédure de médiation à mi-chemin entre la conciliation et l’arbitrage, où une tierce partie neutre aide les parties en conflit à résoudre un conflit social en leur suggérant des solutions non contraignantes.

Voir arbitrage, conciliation
ont été déployés, mais les travailleurs ont continué d’être exclus de leur emploi. Avant la grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
, quelque 400 employés permanents étaient engagés dans l’entreprise, alors que 1 000 travailleurs environ étaient sous contrat. Le 2 juin 2014, seuls 72 travailleurs permanents étaient encore engagés dans l’entreprise.
En décembre 2014, des représentants du parti Akbayan dans la Chambre des représentants des Philippines ont appelé le gouvernement à lancer une enquête formelle sur la violation des droits syndicaux dans l’entreprise Citra Mina.
Harcèlement : Le Centre for Trade Union and Human Rights (CTUHR) a signalé que 2 125 travailleurs de dix entreprises ont fait l’objet de menaces de la part de leur employeur en raison de leurs activités syndicales en 2014.

Hausse spectaculaire des fausses accusations en matière pénale contre des syndicalistes 01-02-2014

Le Centre for Trade Union and Human Rights a signalé que la pratique de lancer de fausses accusations en matière pénale contre des syndicalistes et des travailleurs a augmenté de 75 pour cent en 2014, le nombre de victimes passant de 28 en 2013 à 49 en 2014.
Quinze travailleurs ont été arrêtés arbitrairement et emprisonnés suite aux fausses accusations portées à leur encontre en 2014.
Benjamen Villeno, dirigeant syndical de la région du Tagalog méridional, est porté disparu depuis septembre 2013. Randy Vegas et Raul Camposano, organisateurs de la centrale syndicale centrale syndicale Organisation centrale regroupant à l’échelon national, régional ou local des syndicats qui lui sont affiliés. Renvoie le plus souvent à une fédération nationale ou à une confédération. du secteur public Confederation for the Unity, Recognition and Advancement of Government Employees (Courage), sont emprisonnés depuis décembre 2012 suite aux fausses accusations en raison de leur prétendue participation à des attaques de la Nouvelle armée populaire.
L’armée a également soumis des dirigeants syndicaux dans le Mindanao méridional à des interrogatoires et à différentes formes de harcèlement. Tel est le thème d’une plainte déposée par le KMU auprès de l’Organisation internationale du travail Organisation internationale du travail Structure tripartite créée par les Nations Unies (ONU) en 1919 pour promouvoir de bonnes conditions de vie et de travail. Principale instance internationale chargée de développer et de contrôler les normes internationales du travail.

Voir tripartisme, Guide des droits syndicaux internationaux de la CSI
en février 2014.

Un travailleur assassiné et des centaines d’autres harcelés, menacés et détenus 06-03-2015

Le 6 mars 2015, le Centre for Trade Union and Human Rights (Centre pour les droits syndicaux et humains – CTUHR) a signalé qu’au moins un travailleur avait été tué en 2014 et que des centaines d’autres avaient été harcelés, menacés et détenus.
Plus précisément, le Centre a recensé en 2014 :
1. 1 syndicaliste tué ;
2. 2 cas d’agression physique : 5 victimes ;
3. 5 incidents impliquant menace, harcèlement et intimidation : 138 victimes ;
4. 2 cas de menaces aggravées à l’encontre de travailleurs/euses : 8 victimes ;
5. 8 cas d’arrestation ou de détention arbitraires : 15 victimes ;
6. 10 cas de poursuites au pénal indues, pour cause d’actions ou de croyances politiques, ou de conflits du travail : 49 victimes.
Le 8 mars 2015, Florencio « Bong » Romano, syndicaliste depuis longtemps à l’entreprise RFM de Laguna et coordinateur de la National Coalition for the Protection of Workers’ Rights (Coalition nationale pour la protection des droits des travailleurs) pour la province du Tagalog du Sud, a été retrouvé mort sur un trottoir du quartier de Barangay Soro-soro, à Batangas. Le président de la centrale syndicale centrale syndicale Organisation centrale regroupant à l’échelon national, régional ou local des syndicats qui lui sont affiliés. Renvoie le plus souvent à une fédération nationale ou à une confédération. nationale Kilusang Mayo Uno (KMU), Elmer « Bong » Labog, a précisé qu’il s’agissait du 18e cas d’assassinat extrajudiciaire du secteur syndical depuis l’arrivée au pouvoir du président Noynoy Aquino en 2010.
Le 18 mars 2014, Ed Cubelo, dirigeant de la Toyota Motor Philippines Corporate Workers Association (Association des employés de l’entreprise Toyota Motor Philippines – TMPCWA), a reçu la visite à son domicile de quatre hommes en civil armés. Ils lui ont demandé s’il y avait quelqu’un chez lui qui travaillait pour Toyota, et leur attitude menaçante a laissé penser à M. Cubelo qu’ils allaient le tuer. Il pense que cette opération avait pour but de l’empêcher d’agir, ainsi que la TMPCWA et le mouvement de défense de l’emploi Defend Job Philippines, en faveur de la campagne continue visant à demander justice pour les 237 employés de Toyota illégalement licenciés, et de dissuader d’autres travailleurs de se syndiquer.
À Davao, des dirigeant(e)s syndicaux ont fait l’objet d’accusations de meurtre fabriquées de toutes pièces, notamment les dirigeants du syndicat de l’entreprise Dole-Stanfilco, à Maragusan, Artemio Robilla et Danilo Delegencia. Le secrétaire général de la KMU dans le sud de l’île de Mindanao, Romualdo Basilio, a signalé que les syndicalistes étaient également « pris pour cibles et assimilés de manière malveillante » au mouvement communiste, comme dans le cas du syndicat des employés de RMN, à Davao.
« Les syndicats subissent une répression de plus en plus forte dans tout le pays, en particulier les syndicats qui restent fermement résolus à soutenir les travailleurs et à refuser de se soumettre à un simulacre de « paix sociale », où le bien-être des capitalistes passe avant celui des travailleurs », déclare Basilio.

Violences à l’encontre de travailleurs09-02-2015

En janvier 2014, la compagnie bananière Sumifru a suspendu les contrats de travail de 141 membres syndicaux. Cependant, le conseil d’arbitrage arbitrage Mécanisme de résolution extrajudiciaire des litiges impliquant l’intervention d’un tiers neutre, qui peut être soit un arbitre unique, soit une commission d’arbitrage. Dans le cadre d’un arbitrage non contraignant, les parties en désaccord sont libres de rejeter la recommandation émise par le tiers. Si elles se soumettent à un arbitrage contraignant, elles sont alors liées par sa décision. On parlera d’arbitrage obligatoire lorsqu’il s’agit d’une procédure prescrite par la loi ou relevant d’une décision des autorités, à laquelle les parties ne se soumettent pas volontairement.

Voir conciliation, médiation
du travail a ordonné leur réintégration et le versement d’un dédommagement en compensation des salaires perdus. Comme l’entreprise n’a pas respecté cette décision, les travailleurs/euses ont organisé un piquet de grève piquet de grève Manifestation ou défilé aux abords du lieu de travail visant à faire connaître l’existence d’un conflit social ou d’une grève, pour dissuader les autres travailleurs d’y entrer ou encourager les consommateurs à boycotter les produits de l’entreprise. Le piquet de grève secondaire désigne toute action de protestation devant une entreprise neutre afin d’exercer une pression indirecte sur la direction ciblée. devant le domicile du propriétaire, Jesus Jamero, qui a riposté en tirant sur les grévistes avec une arme à feu. Le syndicat s’est plaint à la police, qui n’a pas donné suite à l’incident, expliquant que les travailleurs avaient provoqué les violences en se rassemblant.

Emprisonnement de dirigeants syndicaux18-01-2013

Deux dirigeants syndicaux ont été accusés de « rébellion » contre le gouvernement et emprisonnés le 29 avril 2012. Le 18 janvier 2013, des syndicats ont organisé une manifestation pour dénoncer l’arrestation systématique de dirigeants syndicaux.

Ingérence dans la négociation collective16-08-2013
Discrimination antisyndicale15-01-2013

Le président du Hong Kong-Shanghai Banking Corporation Employees’ Union (HSBCEU), un virulent détracteur du programme de sous-traitance de HSBC, a été licencié parce qu’il avait critiqué la direction.

Le 15 janvier 2013, les responsables du syndicat des employés de l’Institut PMI, Alberto Porlacin, Joseph Nelson Sarabia, Violeta Dano, Nelson Estano, Victorino Cabalit et Joel Langcamon ont été renvoyés du collège PMI-Bohol sans aucune justification valable. Ces renvois ont eu lieu alors que le syndicat avait entamé des négociations sur des thèmes comme les avantages, les horaires et les procédures de traitement des plaintes. Le collège PMI-Bohol a augmenté la sécurité et a menacé le dirigeant du Conseil des étudiants de le renvoyer s’il soutenait la grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
prévue pour dénoncer les licenciements.

Meurtre d’un syndicaliste18-07-2013

Kagi Alimudin P. Lucman, président de la Notre Dame Village Operators and Drivers Association (Association des opérateurs/trices et des chauffeurs de Notre Dame Village – NDVODA), qui a été fondée en 2009 et s’est affiliée à la NCTU-APL en 2010, a été tué le 18 juillet 2013 par un tireur isolé.

Refus d’appliquer une convention collective 30-04-2013
Assassinat de syndicalistes31-07-2013

Le 2 juillet 2013 vers 8h00 du matin, Dodong Petalcorin, président du Network of Transport Organisations de la municipalité de Davao (Réseau des organisations des transports – NETO), affiliée de la National Confederation of Transport Workers’ Union (Confédération nationale des syndicats des travailleurs/euses des transports – NCTU) - Alliance of Progressive Labour (Alliance des syndicats progressistes – APL), a été tué de trois balles dans la poitrine alors qu’il quittait sa maison pour se rendre au Land Transportation Franchising and Regulatory Board (Conseil de franchise et de réglementation des transports terrestres – LTFRB). Deux autres dirigeants de l’APL ont également été assassinés plus tôt dans l’année. Suite aux élections de mai 2013, Romy Almacin, conseiller municipal et responsable des transports a été tué en plein jour. Son meurtre est, selon toute vraisemblance, lié à la campagne qu’il a menée contre la corruption, les pots-de-vin et l’exploitation illégale qui sévissent dans cette municipalité. Emilio Rivera, ancien président de l’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. indépendante de travailleurs/euses des transports, Matina Aplaya Transport Cooperative (MATRANSCO), a été tué le 25 janvier 2013 près des bureaux du LTFRB. Son assassinat aurait un lien avec la campagne qu’il avait menée pour dénoncer la corruption au LTFRB et renvoyer son directeur. Dans ces deux cas, l’État n’a ni arrêté ni poursuivi les personnes responsables de ces crimes.

Des pratiques antisyndicales continuent d’être menées en toute impunité31-12-2011

Des dirigeant(e)s syndicaux ont continué d’être victimes de harcèlements, d’arrestations et de licenciements dans le cadre de poursuites pénales. L’une des tactiques les plus courantes que les employeurs/euses privés, mais aussi le gouvernement, ont utilisées était de qualifier des dirigeant(e)s et membres syndicaux de terroristes. Bien que confrontés à un appareil judiciaire peu enclin à leur venir en aide ou à leur garantir un traitement équitable, les syndicats ont poursuivi leur lutte sans relâche.

En 2009, la Commission d’experts pour l’application des conventions et recommandations de la Conférence de l’OIT Organisation internationale du travail Structure tripartite créée par les Nations Unies (ONU) en 1919 pour promouvoir de bonnes conditions de vie et de travail. Principale instance internationale chargée de développer et de contrôler les normes internationales du travail.

Voir tripartisme, Guide des droits syndicaux internationaux de la CSI
a examiné les infractions à la Convention no 87 dont les Philippines se sont rendues coupables et s’est déclarée « préoccupée par les allégations concernant la persistance d’une situation de violence à l’encontre des syndicalistes et a, une nouvelle fois, instamment prié le gouvernement de s’assurer que toutes les mesures nécessaires seront prises pour restaurer un climat de parfaite liberté et sécurité, libre de violences et de menaces, et à mettre un terme à l’impunité de façon à ce que les travailleurs et les employeurs puissent pleinement exercer leur droit à la liberté syndicale ». En septembre 2009, l’OIT Organisation internationale du travail Structure tripartite créée par les Nations Unies (ONU) en 1919 pour promouvoir de bonnes conditions de vie et de travail. Principale instance internationale chargée de développer et de contrôler les normes internationales du travail.

Voir tripartisme, Guide des droits syndicaux internationaux de la CSI
a organisé une mission de haut niveau dont les conclusions suggèrent que le gouvernement était complice de ces violations. La mission a également demandé au plus haut niveau de l’état de rédiger une déclaration « ordonnant à tous les acteurs gouvernementaux de faire des efforts particuliers afin de veiller à ce que leurs actions ne portent pas atteinte aux libertés civiles fondamentales des syndicalistes ».

Le 20 janvier 2010, en réaction aux conclusions de la mission de l’OIT Organisation internationale du travail Structure tripartite créée par les Nations Unies (ONU) en 1919 pour promouvoir de bonnes conditions de vie et de travail. Principale instance internationale chargée de développer et de contrôler les normes internationales du travail.

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, le gouvernement a mis en place la Commission nationale tripartite pour la paix industrielle (National Tripartite Industrial Peace Council - NTIPC) en tant qu’organisme de haut niveau pour le contrôle de l’application des normes internationales du travail normes internationales du travail Principes et normes en matière de travail, principalement codifiés dans les conventions et les recommandations de l’Organisation internationale du travail (OIT). Elles incluent les droits fondamentaux du travail tels que la liberté d’association et le droit de s’organiser, le droit de négociation collective et le droit de grève, qui sont tous couverts par les conventions 87 et 98 de l’OIT.

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. Toutefois, l’absence de financement approprié pour la NTIPC de même que d’un secrétariat propre composé de personnes qualifiées a fait naître des critiques. Par exemple, la commission n’a que récemment commencé à examiner des cas de meurtres, de harcèlements, d’intimidations, de tortures et de disparitions de militant(e)s syndicaux qui ont eu lieu en 2010.

La loi sur les actes terroristes suscite de vives inquiétudes chez les syndicalistes30-11-2009

La loi sur la sécurité humaine qualifie un vaste éventail de délits comme des actes terroristes dès lors qu’ils sont commis pour « fomenter un climat général et extraordinaire de peur et de panique au sein de la population, aux fins de contraindre le gouvernement à se plier à une demande illégitime ». La loi prévoit des peines fermes de 40 ans pour terrorisme ou conspiration en vue de commettre des actes terroristes ; des peines tout aussi lourdes sont infligées pour des délits de moindre gravité. La formulation très vague employée dans le texte de loi suscite de vives préoccupations au sein des organisations de défense des droits humains et des syndicats, qui craignent que la police et les pouvoirs judiciaires locaux ne recourent abusivement à cette législation. Celle-ci permet notamment des arrestations sans mandat et des détentions pour une période indéfinie lorsque les autorités soupçonnent « l’existence ou l’imminence d’un attentat terroriste ».

Tactiques antisyndicales flagrantes 30-11-2009

Les dirigeants syndicaux ont continué à faire l’objet de harcèlements, d’arrestations et d’accusations criminelles, suivis de la perte de leur emploi. L’une des tactiques les plus courantes employées par les employeurs privés mais aussi par le gouvernement a consisté à taxer les dirigeants et membres de syndicats de terrorisme. Bien que confrontés à un appareil judiciaire peu enclin à leur venir en aide ou à leur garantir un traitement équitable, les syndicats ont poursuivi leur lutte sans relâche.

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