4 – Violations systématiques des droits
L’indice CSI des droits dans le monde

Trinité-et-Tobago

Les organisations affiliées à la CSI à Trinité-et-Tobago sont l’All Trinidad General Workers’ Trade Union (ATGWTU) et le National Trade Union Centre of Trinidad and Tobago (NATUC).

En pratique

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L’accusation de sédition d’un dirigeant syndical déclenche des débats sur la liberté d’expression à Trinité-et-Tobago 05-11-2019

Le 26 août 2019, Watson Duke, président de la Public Services Association (Association des services publics, PSA) et chef de la minorité au Parlement de Trinité-et-Tobago, a été accusé de tentative de sédition en vertu de l’article 4(1)(b) de la Loi sur la sédition et arrêté pour des propos tenus lors d’un discours remontant à 2018. À l’époque, il y avait des rumeurs de possibles licenciements massifs dans des entreprises publiques, dont la compagnie d’eau, WASA.

La Loi sur la sédition trouve ses origines dans des lois datant du gouvernement colonial britannique, ce qui a poussé nombre de personnes à se demander si elle n’empiétait pas sur la liberté d’expression des citoyens. Destinée à éviter tout acte de rébellion contre l’autorité en punissant les actes ou les propos insurrectionnels et en bannissant toutes publications iconoclastes, cette loi est restée en place après l’indépendance du pays de la Grande-Bretagne en 1962 et a même été modifiée à diverses reprises de façon à pouvoir incriminer toutes personnes menant des actes de sédition ou toutes publications contenant des propos incitant à la sédition.

Ce n’est pas la première fois que cette loi est invoquée ces dernières années. Après la libération de Watson Duke le 31 août – le jour de l’indépendance de Trinité-et-Tobago, son avocat a déclaré que son client envisageait de s’associer à d’autres personnes pour contester la loi.

Le 5 septembre 2019, le secrétaire général de la National Trade Union Centre (Centrale syndicale centrale syndicale Organisation centrale regroupant à l’échelon national, régional ou local des syndicats qui lui sont affiliés. Renvoie le plus souvent à une fédération nationale ou à une confédération. nationale, NATUC), Michael Annisette, a demandé au procureur général, Faris Al-Rawi, d’abroger la loi sur la sédition et a remis au bureau d’Al-Rawi une lettre contenant cette demande. D’autres syndicats se sont joints à cet appel, dont l’Oilfield Workers Trade Union (Syndicat des travailleurs des champs pétroliers), le Transport and Industrial Workers Trade Union (Syndicat des travailleurs du transport et de l’industrie), la PSA, le National Union of Government and Federated Workers (Syndicat national des travailleurs publics et fédérés) et le Seamen and Waterfront Workers Union (Syndicat des marins et travailleurs à quai).

Pour Michael Annisette, la principale question est de savoir pour quelle raison le gouvernement d’un pays indépendant, qui a souffert sous le joug colonial, conserve une loi spécialement conçue pour empêcher le mouvement syndical et les travailleurs de s’exprimer librement.

Licenciements antisyndicaux et violente expulsion d’un dirigeant syndical de la compagnie publique de télécommunications 13-12-2018

Le 16 novembre 2018, la compagnie publique de télécommunications TSTT a annoncé le licenciement de 503 personnes, dont la plupart étaient membres du syndicat majoritaire, le Communications Workers Union (CWU). En décembre 2018, la société a encore supprimé 51 autres postes de cadre, transférant les chefs dans différentes filiales de la société. Selon la direction, ces renvois s’inscrivent dans l’objectif de la TSTT de moderniser et restructurer la compagnie pour réduire les coûts de la masse salariale, augmenter les recettes annuelles et accroître sa compétitivité sur le marché. En décembre 2018, le secrétaire général du CWU, Clyde Elder, a été violemment expulsé des locaux de la société alors qu’il essayait de rencontrer des travailleurs membres du syndicat afin de les conseiller. Vu son âge avancé, le dirigeant syndical a dû être pris en charge par une équipe médicale pendant que l’entreprise indiquait que le syndicat aurait dû demander l’autorisation d’organiser une réunion dans ses locaux au moins 72 heures à l’avance.

Plaintes du syndicat UHSWU à propos des conditions insalubres de l’hôpital de Point Fortin28-07-2018

Le 11 août 2018, les travailleurs du syndicat des travailleurs de la santé, Unified Health Sector Workers’ Union (UHSWU), ont menacé de quitter les cuisines de l’hôpital de Point Fortin qui ne satisfont pas aux conditions minimales de salubrité requises. Les travailleurs ont rappelé que depuis un an, ils demandaient à la direction de l’hôpital qu’elle adopte des mesures pour éviter que des oiseaux, des insectes et même des serpents venimeux envahissent les locaux, et pour réparer les installations qui menacent de s’écrouler. Ils ont indiqué que la vie et l’intégrité des patients et du personnel étaient constamment menacées.

La compagnie pétrolière publique Petrotin refuse de négocier avec le syndicat15-07-2018

Le 3 avril 2018, la compagnie pétrolière publique Petrotin a signé un accord avec le syndicat Oilfield Workers’ Trade Union (OWTU) dans lequel elle s’engageait à organiser au moins une réunion par mois avec la direction de l’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. syndicale pour discuter des progrès accomplis au sein des comités de travail de la société, les examiner et veiller à ce qu’ils continuent. Les parties s’étaient également engagées à discuter de questions relatives à la gestion de la société face à des pertes économiques de plus en plus importantes, ainsi que des informations à propos de cas de corruption liés aux fonds publics. Le 15 juillet 2018, les travailleurs ont cessé leurs activités et ont organisé une journée de protestations, car la société n’a jamais organisé de réunion mensuelle ni n’est entrée en contact avec le syndicat pour discuter des questions les plus urgentes concernant le fonctionnement de l’entreprise. Dans le même temps, la société a annoncé une politique de réduction du personnel pour surmonter la crise financière.

Discrimination antisyndicale 30-04-2015

Le 19 novembre 2014, la présidente du tribunal du travail, Deborah Thomas-Felix, a ordonné à la société National Petroleum Marketing Company de réintégrer 68 membres du personnel appartenant au syndicat Oilfields Workers’ Trade Union (OWTU), qui avaient été injustement licenciés. Elle devait en outre leur verser la somme totale de 2,72 millions USD en dommages, salaires et avantages. Les travailleurs avaient été renvoyés en octobre 2013, deux mois après avoir mené une grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

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de trois jours pour dénoncer des infractions aux règles de sécurité et de santé au travail, des cas de corruption et la décision de l’entreprise d’externaliser du travail. La société a fait appel de la décision et les salariés attendent le jugement.
La compagnie pétrolière Petrotrin et l’Oilfields Workers’ Trade Union (OWTU) avaient engagé des négociations en novembre 2013 et durant 2014 pour la période 2011-2015. Toutefois, en décembre 2014, les parties ne sont pas parvenues à un accord. L’entreprise a refusé d’offrir des garanties de travail minimales pour les travailleurs. En décembre 2014, le syndicat a annoncé une grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

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imminente. En avril 2015, les travailleurs se sont mis en grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

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et l’entreprise a menacé de procéder à des licenciements et d’imposer des sanctions aux dirigeants syndicaux, en particulier au président de l’OWTU, Ancel Roget.

Discrimination antisyndicale30-10-2013

Le 22 octobre 2013, la compagnie pétrolière National Petroleum Marketing Compagny Limited (NP) a licencié 68 employés, dont 12 responsables syndicaux, alléguant que les travailleurs avaient participé à un « arrêt de travail illégal » au siège de Sea Lots, Port-of-Spain, en août. Les travailleurs avaient effectivement exercé leur droit de refuser de travailler dans des conditions dangereuses, comme le stipule l’article 15 de la loi sur la santé et la sécurité au travail (2004), du 13 au 15 août 2013. Les travailleurs ont été suspendus dans un premier temps et ont, ensuite, été licenciés. L’entreprise avait recouru à des sous-traitants pour faire exécuter les tâches des travailleurs permanents, créant ainsi un environnement de travail dangereux qui aurait entraîné des pertes d’emplois. Le syndicat a organisé une importante protestation dans les locaux de NP le 30 octobre 2013 exigeant la réintégration immédiate des 68 travailleurs licenciés.

Ingérence dans les activités syndicales19-08-2013

Orville Carrington, vice-président du syndicat d’enseignants Trinidad and Tobago Unified Teachers Association (TTUTA), s’est vu interdire l’entrée au ministère de l’Éducation en vue de participer à des négociations, pour avoir prétendument utilisé un langage menaçant. Le syndicat a soutenu que la véritable raison de cette interdiction était une ingérence dans son droit de représenter les intérêts des travailleurs/euses sur tous les lieux de travail.

Discrimination antisyndicale30-06-2013

La filiale sud de l’entreprise TSTT a retenu les salaires des travailleurs/euses durant le mois de juin suite à l’action de grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

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légitime déclenchée par les travailleurs/euses employés au centre de travail Cipero Rd. ainsi qu’à d’autres lieux de travail dans le district du sud pour protéger leur santé et sécurité. Les travailleurs/euses avaient déclenché une grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

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légale après avoir rappelé, à maintes reprises, à la direction son obligation de rectifier les violations graves en matière de santé et de sécurité conformément à la convention collective convention collective Accord, généralement écrit, qui intègre les résultats de la négociation collective entre les représentants des travailleurs et des employeurs.

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Lock-out illégal par l’employeur23-03-2013

Malgré une ordonnance de réintégration rendue par le tribunal, la compagnie Petrotrin a refusé de permettre à certains membres de l’Oilfields Workers’ Trade Union de se présenter au travail le 23 mars 2013. Les travailleurs/euses avaient été suspendus pour avoir participé à une manifestation devant la tour D du centre Waterfront International à Port of Spain. La situation a été réglée lorsque le syndicat a déposé une plainte au président de Petrotrin.

Le gouvernement peu enclin à amender la législation du travail31-12-2011
Entraves à la négociation collective31-12-2011
Portée limitée du droit d’association31-12-2011
Restrictions à la grève qui touchent les travailleurs/euses31-12-2010

Malgré les multiples formalités et restrictions en ce qui concerne l’exercice du droit de grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

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, et comme cela a été le cas durant les dernières années, de nombreux syndicats ont organisé des arrêts de travail dans différents secteurs. Dans certains cas, l’État est intervenu pour mettre fin aux grèves, en pénalisant les travailleurs/euses qui y ont pris part.

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