5 – Les droits ne sont pas garantis
L’indice CSI des droits dans le monde

Arabie saoudite

Il n’y a pas d’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. affiliée à la CSI en Arabie saoudite.

Les partis politiques sont toujours interdits dans ce pays gouverné par la famille royale al-Saoud, qui ne tolère aucune opposition. La Constitution du pays donne au roi Abdallah un pouvoir absolu sur les institutions gouvernementales et les affaires de l’État, et restreint sévèrement la dissension politique et la liberté d’expression.

En pratique

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Une agence de recrutement expose des travailleurs domestiques sur un marché comme s’il s’agissait de marchandise29-11-2016

Dans une scène digne des heures les plus macabres de l’ère victorienne, des travailleurs domestiques ont été conduits dans un des marchés de Dhahran où ils ont été exhibés au comptoir de l’entreprise, où leur labeur était essentiellement « vendu » à l’heure, tel de la vulgaire marchandise.

Le Groupe Binladin renvoie 77.000 travailleurs sans leur verser leurs arriérés30-04-2016

La société de construction Binladin Group a résilié les contrats de 77.000 ouvriers expatriés et délivré leurs visas de sortie définitive pour qu’ils quittent le pays. Les travailleurs ont néanmoins refusé de quitter l’Arabie saoudite tant qu’ils n’auront reçu la totalité des arriérés de salaire qui leur sont échus, qui vont de quatre à six mois. Les travailleurs concernés se sont vus contraints d’emprunter de l’argent pour pouvoir payer leur loyer et survivre dans le pays. L’entreprise, qui s’est gardée de divulguer le nombre et les nationalités des travailleurs affectés, a dit qu’elle honorerait ses engagements « dans le cas où d’autres licenciements devaient avoir lieu ».
L’entreprise Binladin n’est pas autorisée à entreprendre de nouveaux projets dans le royaume dû à une enquête en cours concernant la chute, en septembre 2015, d’une grue opérée par le groupe dans le complexe de la Grande Mosquée de la Mecque, qui avait fait plus de 100 morts.

24 ouvriers indiens bloqués à Riyadh dénoncent avoir été victimes d’actes de torture 16-04-2017

24 ouvriers indiens des Etats d’Andhra Prades, de Telangana et d’Orissa recrutés par le biais d’une agence d’emploi pour la société Amal al-Muqauril, à Riyadh, se sont plaints d’avoir été privés de nourriture et d’eau potable durant 10 jours, un acte qu’ils ont dénoncé comme de la torture. Les travailleurs avaient obtenu leur visa à travers une entreprise répondant au nom de Voltech, dans la ville de Chennai, en Inde, et sont arrivés à Riyadh par avion en décembre 2016.

Les travailleurs indiens ont déclaré avoir été victimes de torture physique et psychologique dès leur premier jour dans l’entreprise. Ils ont finalement trouvé le moyen de dénoncer publiquement leur calvaire en diffusant aux médias indiens locaux des messages via WhatsApp où ils demandaient au gouvernement indien de venir à leur rescousse. Bien qu’ils aient obtenu des laissez-passer les autorisant à quitter le pays, la direction de l’entreprise refuse de les laisser partir. En avril 2017, le gouvernement indien s’est engagé à se porter au secours des travailleurs.

Exploitation des travailleurs migrants31-12-2011

Quelque 8,3 millions de migrants sont employés légalement en Arabie saoudite. Ils composent de 90 à 95% de la main-d’œuvre dans le secteur privé. Beaucoup sont victimes de nombreuses exploitations, certains dans des conditions proches de l’esclavage. Dans de nombreux cas, les travailleurs migrants sont abusés par des agences de recrutement qui leur promettent bien plus que ce qu’ils reçoivent en Arabie saoudite.

Le système de kafala (parrainage) lie le permis de séjour des travailleurs migrants à la bonne volonté de leurs employeurs. Un migrant ne peut changer d’employeur ni quitter le pays sans l’accord écrit de son premier employeur ou garant. Ce système facilite les abus comme la confiscation du passeport par l’employeur, le travail forcé, la rétention de salaire, etc. Le parrainage et la lenteur des procédures judiciaires engendrent qu’un travailleur migrant en conflit avec son employeur se retrouve dans l’impasse : il ne peut ni continuer à travailler, ni rentrer chez lui. Malgré la confiscation de leur passeport, certains s’enfuient et cherchent secours auprès de leur ambassade. Un média indonésien a rapporté que, du 19 septembre au 24 octobre, le consulat d’Indonésie à Jeddah a délivré 4.550 documents de voyage à des travailleurs qui s’étaient enfuis de chez leur employeur après ne plus avoir été payés ou avoir subi d’autres abus. Il s’agissait principalement de travailleuses domestiques et de chauffeurs.

Malgré l’interdiction des grèves, plusieurs grèves illégales menées pas de travailleurs migrants ont eu lieu, souvent suite à des salaires non payés.

Pas de négociation collective30-11-2009

Les salaires sont fixés par les employeurs, selon la nature du travail et la nationalité du travailleur. Dans les grandes entreprises multinationales, les employés saoudiens et occidentaux sont généralement payés plus que les autres travailleurs.

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