5 – Les droits ne sont pas garantis
L’indice CSI des droits dans le monde

Zimbabwe

En pratique

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Le gouvernement laisse les travailleurs des mines de diamant de Chiadzwa sans protection suite à la fusion des compagnies de diamant15-04-2016

Début 2016, le gouvernement a décidé de fusionner les mines de diamant de Chiadzwa (c’est-à-dire Mbada Diamonds, Anjin Investments, Marange Resources, Diamond Mining Company, Kusena Diamonds, Jinan et Gye Nyame) sous l’entité Zimbabwe Consolidated Diamond Company (ZCDC). Aucun accord de responsabilité n’a été conclu en ce qui concerne le paiement des arriérés de salaire et des indemnités de licenciement, ainsi que des dommages-intérêts pour licenciement abusif. Les arriérés de salaire, qui s’élèvent à plusieurs millions USD, sont en suspens depuis 6-18 mois alors que les travailleurs ont toujours été présents au travail.

Grève nationale des employés du NRZ pour protester contre le non-paiement des salaires17-04-2017

Les employé(e)s de la compagnie nationale de chemins de fer, National Railways of Zimbabwe (NRZ), ont déclenché une grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

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nationale pour contraindre l’entreprise à verser les 86 millions USD de salaires qu’elle devait à ses presque 7000 employés, dont 2349 avaient été renvoyés en 2015 avec un préavis de trois mois. En réaction, le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale a ordonné aux grévistes de reprendre immédiatement le travail. Les employés ont choisi de poursuivre la grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

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, même après avoir été menacés de licenciement par la direction. Ils ont signalé que la majorité d’entre eux n’avaient plus assez d’argent pour acheter à manger, payer le loyer et les frais de scolarité de leurs enfants. Une grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

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du même ordre a eu lieu à l’entreprise Grain Marketing Board (GMB) à Dura House, à Harare, où 600 employé(e)s licenciés avec un préavis de trois mois ont obtenu environ 5 millions USD en paiement des arriérés de salaire.

Harcèlement de la police contre des manifestants, arrestation de journalistes et menaces à l’encontre des utilisateurs des médias sociaux07-07-2016

Plusieurs milliers de travailleurs/euses du secteur public ont manifesté à Harare, suite à l’annonce du gouvernement de retenir le salaire des fonctionnaires en invoquant la gravité de la situation économique. Le gouvernement a déclaré que la manifestation n’était pas autorisée et a menacé les manifestants de les sanctionner. Certains enseignants qui s’étaient associés au mouvement ont subi des intimidations pour reprendre le travail. Des personnes ont été arrêtées à Harare et dans plusieurs localités de Victoria Falls, notamment Zvishavane, Kumbirai Mafunda et Chipenge. Le Zimbabwe Union of Journalists (Syndicat des journalistes du Zimbabwe) a spécifiquement condamné l’arrestation de cinq journalistes qui faisaient un reportage sur la grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

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, et dénoncé l’attitude de la police, qui les a obligés à effacer les photographies de leur reportage pour être libérés. L’Autorité de réglementation de la poste et des télécommunications du Zimbabwe a déclaré que les médias sociaux et les téléphones portables servaient à transmettre des « informations illicites et subversives » au sujet des manifestations et a annoncé que les personnes responsables pourraient être poursuivies. Au même moment, les chauffeurs de taxi-minibus manifestaient eux aussi à Harare pour protester contre la pratique abusive quotidienne de la police consistant à leur soutirer de l’argent à chaque fois qu’elle les arrêtait, soi-disant pour procéder à des contrôles techniques. La police a riposté en lâchant ses chiens sur les manifestants et en utilisant des gaz lacrymogènes, avant d’arrêter 95 personnes.

Le ZDMWU appelle à la fin des « syndicats maison » dans une mine chinoise19-09-2016

Le Zimbabwe Diamonds Mining Workers’ Union (Syndicat des travailleurs des mines de diamant du Zimbabwe) est intervenu pour représenter les travailleurs/euses de la mine Detroop, appartenant à des Chinois, suite aux allégations d’exploitation des travailleurs et de violations des lois du travail et de l’environnement. La mine s’illustre par les méthodes de travail illégales et violentes qui y sont couramment pratiquées. Par exemple, les cadres dirigeants obligent les travailleurs à payer 50 USD chacun par mois pour garantir leur emploi ; les heures supplémentaires ne sont pas payées ; l’entreprise fait systématiquement appel à des travailleurs « temporaires » pour effectuer des tâches sur une période considérablement longue ; les femmes sont sous-payées pour des motifs sexistes ; une organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. syndicale a été créée mais elle est fictive et corrompue et ne représente pas les intérêts des travailleurs.

Arrestation de 19 militants à la réunion du Conseil général du ZINASU24-08-2016

La réunion du Conseil général du Zimbabwe National Students Union (Syndicat national des étudiants du Zimbabwe – ZINASU), qui devait examiner la situation de l’enseignement supérieur dans le pays, n’a pas pu commencer, en raison de l’intervention de la police, qui a arrêté 19 participant(e)s, dont l’ancien président du ZINASU. Une semaine seulement avant cette intervention injustifiée, la police avait illégalement arrêté et frappé trois femmes qui participaient à une manifestation organisée par le National Electoral Reform Agenda (NERA), une coalition de 18 partis politiques qui faisaient campagne en faveur de la réforme électorale.

Les services fiscaux saisissent des fonds syndicaux réservés à l’éducation17-11-2016

Les services fiscaux du Zimbabwe (ZIMRA) ont saisi plus de 50.000 USD appartenant au Fonds de l’éducation du Zimbabwe Congress of Trade Unions (Confédération des syndicats du Zimbabwe – ZCTU) sous prétexte que le syndicat avait des arriérés fiscaux. Bien que le syndicat ait cherché à faire annuler l’ordre de saisie, affirmant que les fonds étaient purement destinés à la mise en œuvre d’activités éducatives – conformément à l’accord passé avec plusieurs donateurs syndicaux internationaux – et que la saisie nuirait considérablement à son fonctionnement, le ZIMRA a refusé d’annuler la saisie et a transféré les fonds au ministère des Finances. Le gouvernement n’a tenu aucun compte de l’argument selon lequel le comportement des entreprises qui ne versent pas les cotisations syndicales ou qui ne paient pas leurs employé(e)s affecte structurellement la situation fiscale du ZCTU.

La Cour interdit à un dirigeant d’un syndicat agricole d’accéder à une ferme25-02-2016

Un juge de la Haute cour a interdit à Raymond Sixpence, dirigeant du Zimbabwe Horticulture Agro-industries and General Agricultural Workers’ Union (Zhagawu), d’organiser des réunions à Tavistock Estates à Beatrice. Cette décision a été prise après que le propriétaire de l’exploitation, Cristopher Hawgood, a poursuivi Sixpence devant les tribunaux parce qu’il se serait immiscé dans les activités de la ferme et l’aurait accusé de sous-payer son personnel.

Le juge Maxwell Takuva a pris sa décision à la fin du mois de février 2016 et a interdit à Sixpence de se rendre à Tavistock ou d’y « organiser des réunions inutiles sans l’autorisation de la police ou de Tavistock ». Des documents révèlent que Zhagawu et Tavistock s’opposent à propos du bien-être du personnel et que le syndicat prétend que le fermier blanc refuse que ces ouvriers adhèrent à un syndicat, une accusation rejetée par le propriétaire.

Angeline Chitambo – qui a perdu son emploi en défendant les droits des travailleurs – a été réélue présidente du Zimbabwe Energy Workers Union (ZEWU)01-01-2016

Il y a quatre ans, Angeline Chitambo, présidente du Zimbabwe Energy Workers Union (ZEWU) et salariée de la Zimbabwe Electricity Supply Authority (ZESA), a été suspendue avec 135 autres membres du syndicat. Cet acte de représailles faisait suite à une menace de grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

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parce que la ZESA ne respectait pas un accord de 2012 prévoyant une hausse salariale. En septembre 2012, Angeline Chitambo a été licenciée sans pouvoir se défendre, l’examen de son cas ayant eu lieu en son absence et en l’absence de ses représentants juridiques et syndicaux.
Après plus de quatre années, elle attend toujours une décision de la Cour en vue de sa réintégration sur son lieu de travail, alors que plusieurs décisions de justice vont en sa faveur. Néanmoins, en janvier 2016, elle a été réélue présidente du ZESU.

La Cour suprême autorise la punition sélective d’employés01-01-2016

En janvier 2016, une décision de la Cour suprême a autorisé la punition sélective d’employés. Cela implique que l’employeur peut arbitrairement décider qui blâmer si un groupe de salariés commet une infraction. Il est clair qu’une telle décision permet la punition sélective ou le renvoi discriminant de dirigeants syndicaux dans une entreprise, des actes de représailles destinés à décourager les activités syndicales au sein de la société.

La police bloque une manifestation de travailleurs à Harare et occupe des bureaux syndicaux08-08-2015

Le 8 août 2015, les forces de l’ordre ont assiégé les bureaux du Zimbabwe Congress Trade Union (ZCTU) à Harare et ont arrêté ses dirigeants pour que la manifestation prévue n’ait pas lieu.

Les manifestants souhaitaient exprimer leur colère et leur mécontentement par rapport à la vague de pertes d’emploi que le pays a connue à la suite de deux décisions de la Cour suprême de juillet 2015. La première datait du 17 juillet et estimait qu’il était légal pour les employeurs de mettre fin unilatéralement aux contrats des travailleurs sans tenir compte des trois mois de préavis ni payer d’indemnités de licenciement. La seconde, datant du 27 juillet, entre la compagnie ferroviaire NRZ et le Railway Artisan Union, attribuait aux employeurs le droit de supprimer les indemnités de logement et d’éducation, estimant qu’il ne s’agissait pas d’un droit. Une telle érosion des droits a mené à l’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. de protestations à Harare le 8 août 2015. Un nombre important de policiers en armes étaient présents à la date prévue pour la manifestation. Ils ont bloqué l’entrée de l’immeuble du ZCTU où des centaines de militants s’étaient réunis et ont arrêté des dirigeants de l’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. comme George Nkiwane et Japhet Moyo, ainsi que le président des jeunes travailleurs, Ian Makoshore, le coordonnateur pour l’économie informelle, Elijah Mutemeri, une membre du National Engineering Workers Union Women’s Advisory Council, Sekai Manyau, le secrétaire général de la Food Federation, Runesu Dzimiri, et le secrétaire général du Progressive Teachers union of Zimbabwe (PTUZ), Raymond Majongwe. La police a embarqué dans des camions toutes les personnes qui portaient des vêtements rouges, la couleur du ZCTU, et les a emmenées vers différents lieux pour empêcher tout rassemblement. Les dirigeants syndicaux ont été libérés après une courte période.

Refus des employeurs de négocier de bonne foi27-07-2015

Des organisations syndicales, surtout de travailleurs agricoles, ont rapporté des violences verbales et physiques de la part d’employeurs lors de négociations.

Du reste, à la suite de la décision de la Cour Suprême du 27 juillet 2015 dans l’affaire opposant les chemins de fer nationaux NRZ et le Railway Artisan Union, estimant que les décisions des arbitres n’ont aucune valeur juridique, certains employeurs pensent qu’ils ont le droit de retarder ou de refuser de négocier. Selon la Cour suprême, en réalité, les arbitres n’ont aucun pouvoir d’intervenir dans des conflits survenant à propos de processus de négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.

Voir convention collective
et cela donne toute liberté aux employeurs de boycotter unilatéralement les tables de négociation.

Enregistrement des syndicats19-06-2015

En 2012, 850 membres du personnel de Bata Shoe Company, à Gweru, se sont désinscrits du Zimbabwe Leather Shoe and Allied Workers Union et ont décidé de former une nouvelle organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. , le Zimbabwe Footwear Tanners and Allied Workers’ Union (ZFTAWU). Le 2 août 2013, la demande d’enregistrement a été publiée dans le journal officiel du gouvernement sous le numéro 379/2013. Le Zimbabwe Leather Shoe and Allied Workers Union s’est opposé à l’enregistrement du nouveau syndicat, mais le ZFTAWU n’a jamais reçu de documents indiquant une opposition. Le 9 janvier 2015, le greffier a décidé de ne pas enregistrer l’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. syndicale sous prétexte que celle-ci ne représentait qu’une minorité du personnel. Le 19 février 2015, le ZFTAWU a déposé plainte auprès du tribunal du travail.

Ingérence du ZANU-PF dans une manifestation19-06-2015

Le 11 avril 2015, des membres du parti de Robert Mugabe, le ZANU-PF, ont tenté d’intimider des syndicalistes du ZCTU lors d’une manifestation nationale à Bulawayo et à Gweru, et ont distribué des dépliants avec de fausses signatures, prétendant que les manifestations avaient été annulées. Certains membres du ZCTU ont dû s’enfermer dans les locaux du syndicat lorsque des militants du ZANU-PF ont assiégé les bureaux régionaux à Bulawayo. La manifestation devait dénoncer une série de problèmes qui touchent les travailleurs, dont la décision de geler et de réduire les salaires, l’introduction d’une flexibilité sur le marché, le non-paiement ou le versement tardif des salaires des travailleurs et le blocage du transfert des cotisations vers les syndicats – une série d’actes contraires aux conventions collectives actuelles.

Une manifestation bloquée par la police19-06-2015

Le 18 février 2015, le Progressive Teachers’ Union of Zimbabwe (PTUZ) n’a pas été autorisé à manifester à l’occasion de la Journée d’action mondiale de défense du droit de grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

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de la CSI. La police a bloqué la manifestation, exigeant du PTUZ qu’il fournisse une lettre d’autorisation de la part de la Commission des services publics, les coordonnées des manifestants ainsi que les plaques d’immatriculation des véhicules utilisés. Le syndicat avait prévenu de son intention de manifester sept jours au préalable.

Suspension de Farai Katsande 15-10-2013

Farai Katsande, président du syndicat bancaire Zimbabwe Banks and Allied Workers’ Union, a été suspendu de ses fonctions à l’Infrastructure Development Bank of Zimbabwe le 15 octobre 2013 pour s’être prétendument absenté de son travail afin de participer à une activité syndicale au Kenya. La direction de la banque avait tenté précédemment d’empêcher Farai Katsande d’entreprendre des activités syndicales en le promouvant à un poste de supervision qui aurait entraîné son exclusion du syndicat.

Brutalité policière à l’égard des épouses de mineurs en grève à Hwange 07-10-2013

Le 7 octobre 2013, la police de la République du Zimbabwe a fait usage de gaz lacrymogènes et a battu plus de 100 femmes, accompagnées de leurs enfants, qui protestaient contre l’entreprise Hwange Colliery Company Limited. Les femmes ont parcouru 20 km à pied jusqu’au bureau de la direction générale pour réclamer le paiement des arriérés de salaires de plus de cinq mois de leur mari. Deux femmes ont été gravement blessées et ont été hospitalisées. En avril 2013, l’entreprise avait suspendu 520 travailleurs de leurs fonctions suite à des différends concernant les salaires et à l’infraction présumée au code de conduite de l’entreprise. Les travailleurs s’étaient mis en grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

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pour réclamer des plans d’options sur actions pour les employés, que l’entreprise Hwange Colliery Company n’avait pas accordés.

Licenciement de 1.500 travailleurs/euses des mines de diamants pour fait de grève20-08-2013

La société chinoise d’extraction de diamants Anjin Investments a licencié 1.500 travailleurs/euses qui avaient participé à une grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

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pour demander de meilleures conditions de salaire et de travail.

Les employeurs ont infligé aux travailleurs/euses des coups de poing et des coups de pied et leur ont adressé des injures racistes.

De nombreux travailleurs/euses ont également fait part de graves agressions sexuelles de la part de leurs patrons.

Licenciement de 21 dirigeant(e)s syndicaux qui avaient organisé une grève19-05-2013

21 dirigeant(e)s syndicaux ont été licenciés en janvier au prétexte qu’ils/elles étaient à l’origine de 12 jours d’action revendicative à la mine Dalny, appartenant à Falcon Gold Zimbabwe, à Kadoma. Deux d’entre eux/elles ont été réintégrés dans des circonstances floues qui s’apparentaient selon les appelant(e)s à une tactique visant à « diviser pour régner ».

Le 15 mai, 19 de ces travailleurs/euses ont porté l’affaire au tribunal du travail pour contester leur licenciement.

D’après le National Mine Workers’ Union of Zimbabwe (Syndicat National des Travailleurs/euses Miniers du Zimbabwe – NMWUZ), la mine Dalny de Falcon Gold Zimbabwe menace l’existence d’un syndicat dûment enregistré. Après la grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

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de janvier, la société minière a licencié tous les membres de la section locale section locale Branche locale d’une organisation syndicale de haut niveau, telle qu’un syndicat national. du syndicat.

Ingérence dans des activités syndicales18-01-2013

La police et les services de renseignement nationaux assistent régulièrement aux activités syndicales et les espionnent. Le 18 janvier 2013, la police a exigé de pouvoir participer aux réunions du ZCTU.

Autorisations préalables obligatoires à la formation de syndicats20-08-2013

Les autorités publiques ont retiré le certificat d’enregistrement du Zimbabwe Metal Energy & Allied Workers’ Union pour plus de 7 ans.

Des employeurs ne respectent pas les conventions collectives20-08-2013
Suppression des cotisations syndicales de la part des employeurs20-08-2013

Depuis plus d’un an, le Zimbabwe Security Guards Workers Union n’a reçu aucune cotisation syndicale. Certaines sociétés (comme Trust Me Security, Catiss Security, Greens Security et Cash Talk Security) refusent en effet de les déduire. D’autres employeurs (comme Midsec Security, Chitkem Security, Professional Security, etc.) les déduisent, mais ne les transmettent pas en temps opportun à l’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. syndicale.

Le Zimbabwe Amalgamated Railways Workers’ Union, le Zimbabwe Railway Artisans Union, le Railway Association of Engineman et le Railway Association of Yard Operating Staff n’ont pas reçu de cotisations depuis plus de deux ans.

Refus des employeurs de négocier de bonne foi20-08-2013
Ingérence dans les conventions collectives20-08-2013

Les autorités publiques exigent le paiement de 1.000 dollars US pour l’enregistrement des conventions collectives, ce qui est excessif.

Ingérence dans des grèves28-02-2013

La société minière, Renco Mine, à Masvingo a fait appel aux forces de l’ordre pour mettre un terme à une grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

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légitime et pacifique que menaient ses employés en février 2013 pour le non-paiement de salaires pendant sept mois

Des conventions collectives ne sont pas mises en œuvre 31-12-2011

En octobre, un avocat du travail de Harare, Arthur Marar, a dit que des entreprises n’honoraient pas les conventions collectives et que bon nombre d’employeurs ne payaient pas les travailleurs/euses ou retardaient les paiements. En outre, lors des négociations, ils refusaient de divulguer la totalité des informations, alors la législation prévoit cette obligation.

La Commission d’enquête de l’OIT met au jour de graves violations31-12-2010

Une Commission d’enquête de l’OIT Organisation internationale du travail Structure tripartite créée par les Nations Unies (ONU) en 1919 pour promouvoir de bonnes conditions de vie et de travail. Principale instance internationale chargée de développer et de contrôler les normes internationales du travail.

Voir tripartisme, Guide des droits syndicaux internationaux de la CSI
a confirmé en mars que le gouvernement du Zimbabwe était responsable de graves infractions des droits fondamentaux, surtout la liberté syndicale, les droits de négocier collectivement et de faire grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

Voir grève générale, grève intermittente, grève tournante, grève d’occupation, grève de solidarité, grève sauvage
et la protection des syndicalistes contre la discrimination. La Commission a établi que les violations étaient à la fois systématiques et systémiques, et a souligné qu’elle « y perçoit un schéma manifeste d’arrestations, de détentions, de violence et de tortures par les forces de sécurité contre les syndicalistes, coïncidant avec les manifestations nationales du Congrès des Syndicats du Zimbabwe (ZCTU), ce qui indique que les forces de sécurité menaient des actions coordonnées ». Elle conclut également que « l’application systématique de la POSA (loi sur la sécurité et l’ordre publics) constituait manifestement une autre technique de contrôle des rassemblements syndicaux du ZCTU, qu’il s’agisse de ses réunions internes ou de manifestations publiques » et que « les arrestations et les actes de violence ciblés ont servi à intimider de façon systématique et systémique à la fois les dirigeants et les membres du syndicat ». La POSA a régulièrement servi de prétexte aux actions antisyndicales du régime de Mugabe.

Le rapport de la Commission d’enquête de l’OIT Organisation internationale du travail Structure tripartite créée par les Nations Unies (ONU) en 1919 pour promouvoir de bonnes conditions de vie et de travail. Principale instance internationale chargée de développer et de contrôler les normes internationales du travail.

Voir tripartisme, Guide des droits syndicaux internationaux de la CSI
a émis une série de recommandations aux autorités zimbabwéennes dont l’arrêt immédiat de la victimisation des syndicalistes, la création d’une commission des droits humains efficace au Zimbabwe, des formations sur les droits humains pour les forces de sécurités, le renforcement de l’état de droit et des modifications législatives en vue du respect du droit du travail international.

L’activité syndicale entravée par une multitude de lois30-11-2009

La Loi sur l’Ordre Public et la Sécurité (POSA) de 2002 interdit tout rassemblement public non autorisé par la police. Bien que les rassemblements publics organisés par un syndicat enregistré pour d’authentiques activités syndicales bénéficient d’une exception, dans la pratique, les autorités continuent de l’invoquer pour entraver les activités syndicales et harceler les syndicalistes. Conformément à cette loi, les personnes reconnues coupables de trouble à l’ordre public ou à la sécurité ou d’empiètement sur les droits d’autrui s’exposent à des peines d’amende et/ou d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à dix ans.

Le Code pénal révisé de 2006 est lui aussi souvent invoqué pour arrêter et emprisonner des syndicalistes. La Loi sur les délits mineurs est assortie de peines moins graves et est appliquée lorsque le délit de trouble à l’ordre public ne peut être invoqué devant les tribunaux. Le fait de bloquer un carrefour, par exemple, y est considéré comme un délit. Suivant la législation du travail, les personnes participant à une grève grève Forme d’action collective la plus répandue, la grève désigne un arrêt de travail concerté sur une période limitée et peut revêtir de nombreuses formes.

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illégale s’exposent à des peines de prison pouvant aller jusqu’à cinq ans.

Du mépris pour les normes internationales du travail 30-11-2008

Depuis de nombreuses années, le gouvernement Mugabe refuse invariablement de coopérer avec l’Organisation Internationale du Travail Organisation internationale du travail Structure tripartite créée par les Nations Unies (ONU) en 1919 pour promouvoir de bonnes conditions de vie et de travail. Principale instance internationale chargée de développer et de contrôler les normes internationales du travail.

Voir tripartisme, Guide des droits syndicaux internationaux de la CSI
(OIT Organisation internationale du travail Structure tripartite créée par les Nations Unies (ONU) en 1919 pour promouvoir de bonnes conditions de vie et de travail. Principale instance internationale chargée de développer et de contrôler les normes internationales du travail.

Voir tripartisme, Guide des droits syndicaux internationaux de la CSI
) et, ces deux dernières années, il a refusé de comparaître devant la Commission pour l’application des normes de la Conférence internationale du travail. En conséquence, l’OIT Organisation internationale du travail Structure tripartite créée par les Nations Unies (ONU) en 1919 pour promouvoir de bonnes conditions de vie et de travail. Principale instance internationale chargée de développer et de contrôler les normes internationales du travail.

Voir tripartisme, Guide des droits syndicaux internationaux de la CSI
a opté en novembre 2008 pour une de ses mesures les plus rigoureuses : la constitution d’une Commission d’enquête pour étudier les plaintes relatives au non-respect par le Zimbabwe des conventions n° 87 (1948) sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical et n° 98 (1949) sur le droit d’organisation organisation Processus consistant à former ou à s’affilier à un syndicat ou à inciter d’autres travailleurs à former ou à s’affilier à un syndicat. et de négociation collective négociation collective Processus de négociation de conditions de travail acceptables pour les deux parties et de réglementation des relations sociales entre un ou plusieurs représentants des travailleurs, des syndicats ou des centrales syndicales d’un côté et un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations patronales de l’autre.

Voir convention collective
. La Commission d’enquête a débuté ses travaux en février 2009.

Harcèlement et intimidation par le ZANU-PF 30-11-2008

Dans les faits, les adhérents s’exposent toujours à des mesures de harcèlement et d’intimidation de la part des autorités et des partisans du parti ZANU-PF de Robert Mugabe. Le Congrès des Syndicats du Zimbabwe (ZCTU) est jugé proche du Mouvement pour le Changement Démocratique (MDC) et est par conséquent une cible privilégiée des actions de harcèlement, quoique la participation du MDC au gouvernement ait quelque peu amélioré la situation. Néanmoins, plusieurs incidents ont éclaté dans le courant de l’année. Le ZCTU a signalé par exemple qu’un membre de son comité de district de Karoï, Toindepi Tsigo, a été agressé par des hommes de main du ZANU-PF, alors qu’il rentrait d’une réunion du parti à Harare. Les jeunes l’ont attaqué et lui ont enlevé son T-shirt aux couleurs du ZCTU en lui disant qu’ils ne voulaient aucun membre du ZCTU à Karoï. Des enseignants ont aussi signalé avoir été terrorisés par des jeunes du ZANU-PF pendant l’été à la suite d’une action de protestation.

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